- Face à une atmosphère asphyxiante à New York, le casque Dyson Zone est désormais vu comme une solution possible par la presse tech et les internautes
- Le casque, vendu 950 dollars, a été conçu pour filtrer l’air pollué et diffuser un flux d’air purifié
- Alors que certaines personnes trouvent le masque efficace contre la pollution liée aux feux de forêt, d’autres sont plus réservées
En mars 2022, Dyson dévoilait son casque Zone, un produit combinant un purificateur d’air et un casque à réduction de bruit. À l’époque, le public réagissait avec scepticisme, pour ne pas dire moquerie.
Qualifié de “techno dystopique”, ce casque singulier vendu 950 dollars était considéré comme peu pratique et inefficace contre les virus. Des critiques qui ont disparu dans le brouillard new-yorkais causé par les incendies de forêt au Canada. À tel point que le Dyson Zone est même devenu un produit en vogue, particulièrement parmi la presse technologique américaine et chez de nombreux internautes.
Les New-Yorkais, confrontés à une qualité d’air dégradée par la fumée et la brume des incendies de forêt canadiens, ont été invités par les autorités à rester chez eux. De nombreux habitants ont ressorti leurs masques jetables, tandis que d’autres, plus privilégiés, ont opté pour le Dyson Zone.
Le casque, qui avait été initialement conçu pour les citadins utilisant les transports en commun, s’est soudainement retrouvé au centre de l’attention puisqu’il promet de purifier l’air pollué et ainsi respirer un air frais en toutes circonstances.
Une efficacité toute relative
Malgré le buzz autour du Dyson Zone, l’efficacité du casque face à la pollution liée aux incendies de forêt est discutable. D’ailleurs, Dyson lui-même ne s’est jamais avancé dans ce genre de promesses, se contentant de communiquer sur la pollution de l’air en milieu urbain.
Cela n’empêche pas certaines personnes de trouver le casque efficace contre l’épais brouillard new-yorkais. C’est le cas par exemple de la journaliste de Tom’s Guide, Kate Kozuch, qui a trouvé le masque plutôt efficace.
Un avis que ne partage pas Victoria Song de The Verge, qui a noté que le masque n’était pas complètement occultant et que l’application associée, censée mesurer la qualité de l’air, ne s’avérait pas toujours efficace. Elle a également mentionné que le casque détecte principalement le dioxyde d’azote et “d’autres gaz oxydants”, et peut ne pas prendre en compte correctement la diversité des polluants présents dans la pollution liée aux feux de forêt.
Malgré ces réserves, elle estime que ce type de technologie mérite d’être amélioré et développé par d’autres sociétés, étant donné que la pollution de l’air ne risque pas de disparaître de sitôt.
Cette situation n’est pas sans rappeler l’émergence de l’industrie survivaliste de luxe pendant la pandémie de Covid-19. À l’époque, sous l’effet de panique, des produits tels que des sas de désinfection et des kits de survie avaient vu leurs ventes grimper grâce à leur promotion sur les réseaux sociaux.
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Il ne faut pas se voiler la face : à terme il nous faudra bien un casque étanche pour quitter cette planète.
@EYOUI14
Une boîte en sapin restera la façon la plus utilisée pour quitter la planète pendant encore des generations