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La NASA a « touché » le Soleil pour la première fois de l’histoire… et les images sont à couper le souffle

Contrairement à Icare, la sonde Parker a frôlé le Soleil sans y laisser de plumes

C’est l’un des objets les plus rapides jamais construits par l’humanité. Depuis 2018, la sonde Parker Solar Probe fonce à travers le Système solaire intérieur, dans un seul but : s’approcher toujours plus près du Soleil. En décembre dernier, elle a battu un nouveau record : elle est passée à 6,1 millions de kilomètres de sa surface (5 % de la distance Terre-Soleil), Parker a complètement pénétré dans la couronne solaire. À l’échelle cosmique, le mot « touché » n’est donc pas galvaudé tellement cette distance est ridiculement proche de notre étoile.

Il y a quatre jours, la chaîne YouTube NASA Goddard a publié une vidéo expliquant cet exploit, que vous pouvez visionner ci-dessous, ainsi que les images hallucinantes que Parker a capturées. Attention les yeux, c’est la première fois que vous verrez notre astre de cette manière ; elles viendront compléter à merveille les images capturées par Solar Orbiter l’an dernier.

Une plongée dans la couronne solaire

À cette distance, Parker évolue directement à l’intérieur de la couronne solaire, cette enveloppe extérieure brûlante, bien plus chaude que la surface de l’étoile elle-même. C’est une première historique : jamais un objet fabriqué par l’homme n’avait pénétré un environnement aussi extrême, où les températures dépassent le million de degrés. La sonde est bien sûr solidement équipée pour survivre à une telle fournaise, notamment par un bouclier thermique composé de carbone composite ultra-réfléchissant.

Outre sa conception, Parker a besoin d’une autre protection pour tenir bon. Sa vitesse : il se déplace à plus de 692 000 km/h soit 25 fois plus rapidement que la Station spatiale internationale (ISS). En filant à une telle allure, son temps d’exposition dans les zones les plus chaudes de la couronne est limité, ce qui réduit les risques de surchauffe et de dégradation des instruments.

En s’insérant aussi brièvement dans cette région turbulente, Parker peut ainsi collecter des données sans subir de dommages. Elle mesure les propriétés du vent solaire, du champ magnétique et des particules énergétiques émises par le Soleil. Des informations essentielles pour mieux anticiper les éruptions solaires, capables d’endommager nos satellites, nos infrastructures électriques, ou de menacer les missions habitées au-delà de la magnétosphère terrestre.

La mission Parker espère venir à bout d’une énigme très persistante de l’astrophysique : pourquoi la couronne solaire, bien plus éloignée du cœur de l’étoile, est pourtant plusieurs centaines de fois plus chaude que sa surface visible ?

Voir le Soleil comme jamais auparavant

Lors de son incursion il y a sept mois, Parker a aussi ramené les images les plus proches jamais prises de l’environnement solaire. L’instrument à l’origine de ces observations, baptisé WISPR (pour Wide-field Imager for Solar Probe), n’observe pas le Soleil en face. Il capture, de manière indirecte, ce qui s’en échappe : jets de matière, vagues de plasma, torsades magnétiques.

Comme vous pouvez le voir dans la vidéo (passages en noir et blanc), on peut suivre la matière en mouvement, le vent solaire se lever et les ondes de choc se former à la surface. Des visions surréalistes, inédites, que l’on pourrait presque qualifier comme étant « prises de l’intérieur » tant il était à proximité du Soleil.

La mission de Parker est loin d’être terminée, puisque d’ici 2026, il devra encore effectuer six survols, dont un à seulement 6,2 rayons solaires de distance (moins de 7 millions de kilomètres). La sonde s’enfoncera littéralement dans les couches externes du Soleil, le foyer-même de notre étoile. L’occasion pour la NASA de collecter une manne de données essentielles, afin de prédire les comportements impétueux de celui qui nous éclaire depuis toujours !

  • La sonde Parker s’est approchée à une distance record du Soleil, pénétrant sa couche externe la plus chaude.
  • Elle a survécu à des conditions extrêmes grâce à un bouclier thermique et à une vitesse hors norme.
  • Ses images et mesures inédites permettent d’étudier les mécanismes du vent solaire et les phénomènes magnétiques avec une précision inédite.

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