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Ne vous déplacez pas, de toute façon vous étiez absent

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Episode 1 : le facteur livre un colis hier matin. Je ne suis pas là. Quand j’arrive en fin de matinée, je trouve le bordereau ci-dessous dans ma boîte au lettres, indiquant en grands caractères « Ne vous déplacez pas ». Soit, j’attendrai demain, « entre 9 heures et 12 heures ». Super précis comme plage horaire. Apparemment les postiers n’ont pas encore compris qu’ils étaient au service des usagers, et pas l’inverse. Mais bon, demain, donc.

Episode 2 : ce matin je poireaute volontairement chez moi « entre 9 heures et 12 heures » car je ne veux pas rater la livraison une deuxième fois, n’étant pas un adepte de la théorie du pire (ou du papillon). Ne voyant rien venir, je sors consulter ma boîte aux lettres à tout hasard, espérant également croiser le facteur dans les parages. Et là je trouve ce deuxième bordereau. En clair, le facteur, censé me remettre mon colis ce jour (souvenez-vous « Ne vous déplacez pas »…) n’a même pas sonné ni frappé à ma porte, et s’est contenté de mettre ce bordereau dans ma boîte. Une deuxième fois. Avec ce motif sybillin mais toujours aussi implacablement efficace et bien sûr totalement fallacieux  : « Vous étiez absent ». Ben voyons…
Mais avec déplacement de ma part requis, cette fois. Après 16h bien sûr. A l’heure où tu as vachement l’envie et le temps de te taper 48 minutes de queue devant 8 guichets dont seuls 3 sont ouverts au publi.

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Ca ressemblerait presque à un gag, qui pourrait d’ailleurs durer longtemps. La preuve, furax, j’appelle le numéro 0 825 311 311 (0,15 € TTC/MIN) indiqué sur le bordereau « pour toute information concernant la livraison de votre colis », et là je tombe sur un répondeur vocal qui me demande d’épeler le numéro à 12 chiffres indiqué sur le bordereau. Mais cette saloperie de machine s’obstine à ne pas comprendre ce que je lui dis, malgré 3 tentatives où je m’époumone à dicter distinctement chaque chiffre. Rien à faire, le répondeur entend systématiquement un « 3 » là où je prononce un « 1 ». C’est vrai que 3 ça ressemble vachement à 1, phonétiquement parlant. Remarque, mieux vaut que je n’aie pas pu franchir ce premier barrage, j’aurais pulvérisé les tympans de mon interlocuteur si j’en avais eu un. Leur machine – à peu près aussi attentive que leurs livreurs – doit avoir un algo très pointu qui identifie les voix d’usagers en colère, je ne vois que ça…

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En fait, Coliposte n’est bon qu’à une chose, et une seule : la livraison de bordereaux.
Là ils sont terriblement efficaces.

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