C’était attendu, et la mauvaise nouvelle est tombée encore plus tôt que prévu. En marge de l’annonce de ses résultats trimestriels, Netflix a officialisé une hausse des prix substantielle en France, au Royaume-Uni, et aux États-Unis. Faisons le point.
Coup dur pour les abonnés Netflix
Dans le détail, l’offre « Standard avec pub » n’évolue pas, et elle est toujours facturée 5,99 €. Il en va de même pour la formule Standard » à 13,49 €. En revanche, l’abonnement « Essentiel » passe de 8,99 € à 10,99 €, ce qui équivaut à une hausse spectaculaire de 22 %. Il en va de même pour l’offre la plus onéreuse du service : la formule « Premium » enregistre une augmentation de 11 % et passe de 17,99 € à 19,99 €.
Netflix a tenté de justifier sa stratégie en expliquant : « Alors que nous apportons davantage de valeur à nos abonnés, nous leur demandons occasionnellement de payer un peu plus ». Pas sûr que cela convainc ses abonnés qui pestaient déjà contre l’ancienne grille jugée trop onéreuse par rapport à la concurrence. Pour l’heure, la hausse n’est pas encore mentionnée sur le site de la plateforme de streaming, mais cela devrait se faire très vite.
Cette annonce est une petite surprise. En effet, on s’attendait bien à ce que Netflix augmente ses tarifs, mais nos confrères du Wall Street Journal, pensaient que le service attendrait la fin des grèves lancées à Hollywood. L’idée était également dans un premier temps d’agir aux États-Unis et au Canada, mais la France n’était pas mentionnée.
Quoi qu’il en soit, il semble bien s’agir d’une tendance de fond dans ce secteur. On sait par exemple que les tarifs de Disney+ vont augmenter en novembre prochain, et il ne s’agit que du dernier acteur en date.
Nous citions récemment Gunnar Wiedenfels, directeur financier du groupe Warner Bros-Discovery, qui soulignait : « Pendant une décennie, dans le domaine du streaming, une quantité extrêmement précieuse de contenu de qualité a été cédée bien en dessous de sa juste valeur marchande, et je pense que cela est en train d’être corrigé ».
Il ajoutait : « Nous avons observé des hausses de prix sur l’ensemble de la concurrence. Nous avons augmenté les tarifs, en particulier au niveau international, où de nombreux lancements de HBO Max étaient plutôt pensés dans l’idée d’obtenir le plus grand nombre possible d’abonnés, et pas nécessairement sur la rentabilité maximale. » Cette correction se fait malheureusement sur le dos du consommateur qui voient leur facture s’envoler.
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Il est évident que le dumping ne peut durer qu’un temps.
Mais si les abonnements passent de 12€ à 25€, ceux qui étaient abonné à 3 ou 4 services vont certainement en lâcher plusieurs. Il va y avoir de grosses baisses d’abonnés chez tout le monde.
on s’en fout on ira ailleur