C’est peut-être une page qui se tourne à Hollywood. Selon les informations de Bloomberg, Warner Bros vient d’entrer en négociations exclusives avec Netflix pour la vente de ses studios de cinéma et de télévision, ainsi que de son service de streaming HBO Max.
Preuve du sérieux du géant du streaming, ce dernier propose une indemnité de rupture de 5 milliards de dollars si les autorités de régulation n’approuvent pas ce deal. Si les négociations sont fructueuses, un accord pourrait être annoncé dans les prochains jours.
Cela ferait l’effet d’une bombe dans l’industrie du divertissement, car Netflix n’est clairement pas seul sur ce dossier, d’autres rivaux, comme Paramount Skydance se sont aussi positionné et la situation s’envenime même entre ces deux acteurs, alors que, dans une lettre en date du 3 décembre, les avocats de Paramount ont qualifié le processus de vente de « vicié » et laissent entendre que Warner Bros oriente les enchères en faveur de Netflix.
Netflix deviendrait le vrai géant du divertissement
Si les échanges entre ces deux entreprises sont concluants, Netflix, qui ne possède pas de studios, mettrait la main sur de vastes infrastructures à Burbank en Californie. Surtout, la compagnie récupèrerait un des catalogues les plus “bankables” à Hollywood avec des séries mythiques, comme Les Soprano, The Wire, ou encore plus récemment Game of Thrones, Euphoria, et The White Lotus. Il en va de même au cinéma où l’on peut citer les franchises Harry Potter et Le Seigneur des Anneaux, et les super-héros de DC Comics, mais la liste est très longue.
Côté Warner Bros, la situation est assez compliquée, et le groupe fait face à une crise de la télévision câblée chez l’Oncle Sam. Rien qu’au cours du dernier trimestre, cette division qui était jadis une vache à lait a enregistré une chute de 23 % de son chiffre d’affaires, rappelle Bloomberg.
Reste une vraie inconnue dans ce dossier : les autorités de la concurrence américaines pourraient-elles autoriser cette opération ? Les experts rappellent que le nombre d’abonnés des deux structures atteint 450 millions, ce qui écraserait nettement les rivaux. De son côté, Netflix rassure et précise que l’opération lui permettrait de proposer des offres groupées aux consommateurs et ainsi de baisser les prix.
Les discussions pourraient d’ailleurs prendre un tournant politique, alors que le sénateur républicain de Californie, Darrell Issa, a récemment adressé une note aux autorités de régulation de l’Oncle Sam pour s’opposer à tout rachat par Netflix, qui pourrait, selon lui, nuire aux consommateurs.
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