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Test Acer Swift 16 AI : des qualités indéniables, mais des défauts difficiles à ignorer

Le Swift 16 AI est le nouvel ultrabook haut de gamme d’Acer. Dans un châssis léger et compact, il offre un affichage de qualité, avec une dalle OLED 120 Hz tactile, et des performances de haut niveau, grâce à son processeur Intel Core Ultra 9 388H.

Les ultrabooks grand format (16 pouces) ont l’avantage d’offrir un bon confort visuel, tout en conservant une portabilité optimale. Et grâce aux derniers processeurs Intel (génération Panther Lake), leurs performances CPU, GPU et NPU procurent une polyvalence appréciable. Le nouvel Acer Swift 16 AI appartient à cette famille d’appareils.

Je découvre l’Acer Swift 16 AI

On peut bien sur l’utiliser pour travailler avec ses applications bureautiques, s’adonner aux joies de la retouche photo ou du montage vidéo (aussi bien dans un cadre personnel que professionnel), créer des images à l’aide de l’intelligence artificielle et se divertir de temps à autres, en regardant des photos ou des vidéos, en écoutant de la musique et – pourquoi pas ! – en jouant aux derniers blockbusters.

Depuis de nombreuses années, les PC portables Swift d’Acer ont très souvent bénéficié d’un excellent rapport performances / prix ou équipement / prix. Ce Swift 16 AI s’inscrit-il dans la droite lignée de ses prédécesseurs ou déroge-t-il à la règle ? C’est ce que nous allons voir.

Acer Swift 16 Ai Windows 2
© Presse-citron

Prix et disponibilité

L’Acer Swift 16 AI est d’ores et déjà en vente chez Fnac et Darty. il est disponible, sous la référence SF16-71T-99D5, au prix de 1999 €. C’est assez cher ! Mais pas tant que ça finalement.

Car les principaux modèles concurrents, comme le Dell XPS 16 ou le Samsung Galaxy Book 6 Pro, sont pour leur part commercialisés à 3200 €, à configuration identique (32 Go de mémoire, SSD de 1 To, écran OLED tactile). Et ces derniers n’intègrent “que” la puce Intel Core Ultra X7 358H, et non pas le Core Ultra 9 388H, comme le Swift 16 AI.

Du côté d’Asus, le dernier modèle que nous ayons testé, le Zenbook A16, est lui aussi vendu 2000 €. Toutefois, sa configuration est quelque peu différente, avec sa puce Qualcomm Snapdragon X2 Elite et son écran OLED non tactile.

Design

Le premier contact avec l’Acer Swift 16 AI est plutôt agréable. Constitué d’aluminium, le boîtier du PC portable arbore une texture grise, qui s’avère des plus classiques (elle a l’avantage de rendre peu visibles les traces de doigts).

Dans l’ensemble, la configuration bénéficie d’une finition exemplaire et d’une grande sobriété. Même l’inscription présente sur le capot s’avère très discrète.

Acer Swift 16 Ai Vue Fermé
© Presse-citron

Avec un poids de 1,55 Kg, ce Swift 16 AI se classe donc parmi les PC portables au format 16 pouces les plus légers (le Samsung Galaxy Book 6 Pro pèse 1,59 kg, contre 1,65 kg pour le Dell XPS 16).

Idem pour son format : 35,5 x 24,5 cm, avec une épaisseur de 1,5 cm. Ces mensurations s’avèrent dans la moyenne. L’exception étant le Galaxy Book 6 Pro de Samsung, qui ne mesure que 1 cm d’épaisseur. Mais est-ce vraiment un critère décisif ? Pas sûr.

Acer Swift 16 Ai Vue Fermé 2
© Presse-citron

La connectique comprend un port UBS A sur le bord droit du boîtier, à côté d’un lecteur de cartes mémoire microSD. Notons que ce dernier élément est absent des ultrabooks de Dell et Samsung. En revanche, on le rencontre également sur l’Asus Zenbook A16 et le récent MagicBook 16 de Honor.

Un autre port USB A, ainsi que deux de type C, sont présents à gauche, avec la sortie vidéo HDMI 2.1. Pour les transferts de données sans fil, on peut compter sur l’efficacité des technologies Wi-Fi 7 et Bluetooth 5.4.

Tout cela fait qu’il est possible de recharger le Swift 16 AI, tout en retouchant des photos, récupérées sur son smartphone, puis les transférer sur une clé USB ou les imprimer. Pas besoin, à priori, d’un réplicateur de ports.

Acer Swift 16 Ai Vue Fermé 4
© Presse-citron

Grand écran OLED

Le deuxième contact avec la configuration s’effectue cette fois via l’affichage, une fois le PC portable allumé, dans son salon ou son bureau. Et la, comme toujours quand la technologie OLED est exploitée, c’est la claque visuelle, avec de superbes couleurs et noir parfait.

La dalle supporte une haute définition (2880 x 1800 pixels), avec une fréquence maximale de 120 Hz. On a la possibilité d’activer un mode dans lequel le taux de rafraichissement est dynamique, ajusté en temps réel par le système en fonction de l’application utilisée (entre 48 Hz et 120 Hz). En revanche, on peut regretter qu’il ne soit pas possible de forcer l’utilisation du mode 60 Hz.

Acer Swift 16 Ai Windows
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D’autre part, comme l’indique un des (trop nombreux) stickers, l’écran est compatible VESA Display HDR TrueBlack 500. En pratique, nous avons mesuré une luminosité maximale de 392 nits.

Si cela peut sembler faible, dans l’absolu, cela suffit lorsqu’on utilise la machine en intérieur, compte tenu du taux de contraste quasiment infini de la technologie OLED. En revanche, cela peut poser quelques problèmes si on désire utiliser la machine dans son jardin, sur son balcon, ou à la terrasse d’un restaurant. En effet, la luminosité, relativement faible, n’est pas idéale si le soleil brille. De plus, l’aspect brillant de la dalle fait que les reflets de l’environnement dans lequel on se trouve sont beaucoup trop visibles à l’écran, ce qui perturbe la lisibilité.

C’est un paramètre à prendre en compte si on sait que l’on va utiliser très souvent la configuration à l’extérieur. Et même le fait d’être assis dans son bureau n’est pas l’assurance de bénéficier d’une bonne lisibilité. En effet, il ne faut pas tourner le dos à une fenêtre ou à un lampadaire, sous peine de se voir à l’écran, comme dans un miroir.

Acer Swift 16 Ai Cyberpunk
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C’est dommage, car plusieurs grands constructeurs proposent des ultra portables équipés d’une dalle OLED mate (ou presque mate), comme Samsung (Galaxy Book 6 Pro) ou Dell (le dernier XPS 16). Certaines configurations Asus, comme le Zephyrus Duo, exploitent eux aussi une dalle OLED dotée du revêtement Gorilla Glass DXC (mais pas sur son dernier ultrabook, que nous avons récemment testé, le Zenbook A16).

La dalle mate, sans aucun reflet, est également un des avantages des écrans LCD, comme celui qui équipe le récent Honor MagicBook 16 2026.

Acer Swift 16 Ai Fortnite
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Toutefois, on ne peux toutefois pas nier le fait que – lorsque les bonnes conditions sont réunies – la qualité d’affichage, lorsqu’on regarde un film, une série, ou des photos, est de très haut niveau.

D’autre part, la dalle de l’Acer Swift 16 AI est tactile, ce qui peut faciliter opérations, comme la sélection d’une vidéo dans Netflix ou Youtube, ou le visionnage de photos. Précisons au passage que la lecture des fichiers multimédia  peut s’effectuer sans casque ou écouteurs Bluetooth, puisque la qualité audio des haut-parleurs s’avère plutôt bonne, même si les basses manquent un peu de punch (comme très souvent sur les ultrabooks).

 Cuva
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De plus, on peut compter sur une puissance maximale appréciable et une bonne spatialisation du son. En outre, l’application DTS:X permet à chacun de configurer le rendu audio selon ses préférences, pour la musique, les jeux, les films, etc.

Equipement particulièrement complet

Le clavier de l’ultrabook dispose de touches rétro éclairées, qui autorisent une frappe fluide et rapide. On note qu’il comprend deux touches spéciales : la première lance l’application AcerSense (voir plus bas). L’autre – appelée My Key –  peut être configurée pour lancer l’application de son choix, une fonction de Windows ou un site Web.

Acer Swift 16 Ai Clavier
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Bon point, un pavé numérique est présent. Toutefois, on peut trouver anormal que sa touche Entrée soit minuscule, tout comme d’ailleurs les touches directionnelles. Ces dernières sont collées aux autres touches et le tout forme peut être un bloc trop compact aux yeux (et aux doigts) de certains, ce qui peut ralentir certaines manipulations. La faute à qui, ou plutôt à quoi ?

Acer Swift 16 Ai Tuto My Key
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Au pavé tactile, gigantesque ! Etait-il vraiment nécessaire que celui-ci soit si grand ? Pas vraiment, selon nous. Certains peuvent apprécier. D’autres (et nous en faisons partie) regretteront le fait que – parfois – certaines opérations indésirables soient déclenchées, suite à la pression de la paume droite sur les bords de ce véritable stade de foot.

Acer Swift 16 Ai Détail Clavier 3
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La grande taille du pavé tactile peut s’expliquer par la possibilité de prendre des notes ou de dessiner directement dessus à l’aide du stylet qui accompagne la configuration (celui-ci fonctionne avec une pile AAAA). Enfin, en théorie, car – comme nous le verrons un peu plus loin – encore faudrait-il qu’Acer accompagne le tout d’un logiciel adapté (et qui fonctionne correctement !).

Pour le reste, le Swift 16 AI est équipé d’une Webcam, qui filme en 1080p, et assure la sécurité grâce à son capteur infra rouge, qui permet de reconnaître le visage de l’utilisateur. En l’absence de lecteur d’empreintes digitales, c’est la seule méthode biométrique possible.

Ce n’est pas dramatique, mais la technologie de reconnaissance de l’index est généralement considérée comme plus sécurisée. Toujours est-il qu’un volet de sécurité peut être manuellement placé devant le capteur, réduisant ainsi à zéro tout risque d’être observé à son insu.

Acer Swift 16 Ai Webcam Cover
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Composants très performants

L’Acer Swift 16 AI embarque le processeur Intel le plus performant du moment, le Core Ultra 9 388H, qui intègre 16 cœurs (16 threads), dont la fréquence de fonctionnement maximale est de 5,1 GHz. La puce est complétée par 32 Go de mémoire.

En toute logique, les performances CPU du Core Ultra 9 s’avèrent légèrement supérieures à celles du Core Ultra X7 358H, que l’on trouve par exemple dans le dernier Dell XPS 16. Elles sont également comparables à celles de la puce Ryzen AI Max+ 395 qui est présente au sein de l’Asus ProArt GoPro, que nous avons testé il y a quelques mois.

Acer Swift 16 Ai Cinebench
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En effet, les résultats obtenus avec les principaux benchmarks, comme Geekbench ou Cinebench sont parmi les plus élevés jamais observés. De quoi obtenir les meilleurs temps de réponse lors de calculs intensifs, liés aux applications graphiques (retouche, photo, montage vidéo, création d’image de synthèse en 3D, etc.).

D’autre part, comme nous avons déjà pu le constater sur diverses configurations depuis le début de l’année, les performances de l’iGPU, l’Intel Arc B390, sont elles aussi excellentes. Ce composant s’avère parfait pour jouer de temps à autre, malgré l’absence de véritable processeur graphique (comme le GeForce RTX 5060 de Nvidia).

Acer Swift 16 Ai Fortnite
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Ainsi, même avec des jeux très sophistiqués, qui demandent d’importantes ressources graphiques. le PC portable s’en sort plus qu’honorablement. Par exemple, si on lance Fornite, en QHD et avec un niveau graphique Moyen, on obtient des animations comportant entre 50 et 60 images par seconde, en moyenne. De quoi assurer une bonne réactivité, susceptible de contribuer à quelques glorieuses victoires.

Autre exemple, avec Black Myth Wukong, il est possible de jouer avec la qualité graphique Elevée, dans la définition native de l’écran (jouer en Full HD n’apporte d’ailleurs pas grand chose), et bénéficier d’animations assez fluide (une trentaine d’images par seconde).

Acer Swift 16 Ai Bmw 1
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Toutefois, pour améliorer les choses, on peut baiser légèrement les détails graphiques (réglages Moyen). Le framerate moyen progresse alors d’une dizaine d’images par seconde. Et si on se contente de la qualité la plus faible (le jeu est tellement beau que cela n’est pas dramatique), on obtient alors des animations beaucoup plus fluides (jusqu’à 50 images par seconde), ce qui assure une bonne jouabilité.

Enfin, le constat est le même avec Cyberpunk 2077 : le jeu fonctionne avec 30 images par seconde, en moyenne, avec un ray tracing bas (mais un ray tracing quand même !), et des réglages graphiques Elevés.

Acer Swift 16 Ai Bmw
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Il suffit de le désactiver et de baisser un peu les paramètres de qualité d’image (les mettre sur moyen “seulement”) pour que le framerate moyen passe à 52 images par seconde. Encore une fois, à l’instar de Black Myth Wukong, comme les graphismes du jeu sont splendides, le rendu visuel demeure superbe, avec des animations d’une grande fluidité.

Enfin, si on utilise régulièrement l’IA pour réaliser diverses tâches, on peut s’appuyer sur les performances du NPU (50 TOPS). Le Core Ultra 9 388H délivre un total de 180 TOPS, en tenant compte des performances CPU et GPU.

Applications Acer… et la, c’est le drame

A l’instar de bon nombre de PC portable sous Windows, les paramètres de fonctionnement de l’Acer Swift 16 AI peuvent être configurés d’un logiciel maison (qui se substitue aux réglages du système d’exploitation). En l’occurrence, il s’agit d’Acer Sense (qui – rappelons le – peut être lancé rapidement en appuyant sur la touche du clavier adéquate, frappée d’un “a”).

Comme souvent, l’application fournit diverses informations sur le matériel et le système, comme le mode de fonctionnement. En revanche, aucune option ne permet de modifier les paramètres d’affichage.

Acer Swift 16 Ai Acersense
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Heureusement, la colorimétrie du mode HDR est parfaite, avec un Delta E moyen de 1 (excellente fidélité des couleurs) et une température moyenne des couleurs de 6527K (parfaitement neutre). Seul regret, lorsque le Swift 16 AI fonctionne sur batterie, le mode HDR laisse la place au mode SDR, moins bien calibré (Delta E moyen de 4,3).

Le constructeur fournit également deux autres applications, Acer QuickPanel et Acer Intelligence Space. La première procure différentes options concernant l’image et le son capturés par la Webcam. La seconde suggère le téléchargement et l’installation de plusieurs applications, susceptibles d’intéresser l’utilisateur.

Acer Swift 16 Ai Ecran & Softs
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L’histoire aurait pu s’arrêter la. Et tout aurait été normal. Mais, Acer a voulu trop en faire et s’est mis en tête de proposer plusieurs applications maison, censées mettre à profit les possibilités de la configuration en matière d’IA pour dessiner et créer des illustrations.

Le première, Acer VisionArt génère des fonds d’écran originaux, grâce à l’IA (une seule utilisation toutes les 8 heures est permise !). Or, lors de notre test, l’application n’a jamais fonctionné. Pas de jolis fonds d’écran !

Une autre, appelée Acer AI Agent doit aider l’utilisateur dans diverses tâches bureautiques, et ainsi améliorer sa productivité. Mais, nous n’avons pas eu l’occasion d’en savoir plus, car le chargement des modèles IA, au lancement de l’application, était littéralement interminable…

Ensuite, on trouve l’application Acer LiveArt. Celle-ci permet d’utiliser l’IA pour modifier des photos, afin d’obtenir des résultats amusants. Le problème est que son fonctionnement est loin d’être évident, et il est plutôt difficile d’arriver à des résultats concluants.

L’application Acer Drawing Assistant doit – quant à elle – transformer les croquis, dessinés rapidement sur la pavé tactile à l’aide du stylet, en œuvre d’art. Toutefois, entre les plantages et l’efficacité plus qu’aléatoire du stylet, aucune image n’en est sortie.

Enfin, Acer AI Image Generator permet de créer des images, juste en écrivant ce qu’on désire obtenir. Celles-ci peuvent ensuite être utilisée en fond d’écran.

Enfin, en “bonus”, signalons la présence de plusieurs pourriciels, que l’on s’empressera vraisemblablement de désinstaller. Parmi ceux-ci figurent des jeux (Forge of Empires) ou des applications comme Booking.

Endurance… la déception !

Le Swift 16 AI est doté d’une batterie de 70 Wh. C’est une capacité plutôt normale pour un PC portable de ce format. La batterie du Dell XPS 16 a la même capacité, contre 78 Wh pour celle du Samsung Galaxy Book 6 Pro. Cela devrait – en théorie- offrir à l’ultrabook de quoi fonctionner loin d’une prise électrique pendant une quinzaine d’heures (à l’instar de ses deux concurrents).

Toutefois, on constate que les choses ne sont pas si évidentes, en pratique. En effet, en lançant le test d’autonomie intégré à l’application PC Mark, le PC portable n’a fonctionné que légèrement plus de 11 heures (avec une luminosité de 250 nits et une fréquence de 120 Hz et le mode dynamique activé). Bien que ce résultat ne soit pas mauvais, dans l’absolu, car il permet d’envisager une grosse journée d’utilisation, il est néanmoins largement inférieur aux autonomies obtenues avec les Samsung Galaxy Book 6 Pro et Dell XPS 16 (environ 16 heures, dans les mêmes conditions de test).

Pour confirmer ou infirmer ce premier résultats, nous avons ensuite évalué l’autonomie de la configuration en faisant du streaming vidéo. Et, malheureusement, le constat est le même : la batterie était quasiment déchargée après avoir lu un film de deux heures quatre fois. Il ne restait que 7 % de charge.

Acer Swift 16 Ai Autonomie
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Il s’agit clairement d’une contre performance (environ 8 heures et 30 minutes au total), qui indique que la première mesure est valide. Rappelons que le Dell XPS 16, lors du même test de streaming vidéo, a offert une autonomie totale d’environ 19 heures (et plus de 22 heures pour le Galaxy Book 6 Pro).

Enfin, pour en avoir définitivement le cœur net, nous avons utilisé le Swift 16 AI pendant une demi-journée (4 heures), au cours de laquelle nous avons réalisé diverses tâches bureautiques et multimédia très basiques :

  • Vérification des mails et des réseaux sociaux
  • Ecriture de cet article
  • Consultation de sites Web
  • Lecture de quelques petites vidéos Youtube (pendant 30 minutes)
  • Le tout avec un peu de musique en tâche de fond
N4021
© Presse-citron

Et force est de constater niveau de la batterie a baissé de moitié (et même légèrement plus) lors de cette séance de travail, certes assez intensive. On peut donc miser sur une bonne journée d’autonomie, si on utilise la configuration avec un rythme soutenu, sans grande pause.

Insistons sur l’impossibilité de forcer le taux de rafraichissement de l’écran en 60 Hz, ce qui aurait peut être permis d’obtenir de meilleurs résultats, en particulier pour le streaming vidéo.

Pour recharger la batterie, il faut utiliser un adaptateur USB C, qui n’est pas présent dans la boîte. Nous avons donc fait appel à un chargeur de 100 W (le maximum supporté), qui a permis à la batterie de retrouver 44 % de sa charge initiale en une demi-heure, puis 80 % en une heure. A défaut d’être très endurant, l’ultrabook peut être rechargé rapidement. C’est un maigre lot de consolation.

Acer Swift 16 Ai Vue Fermé 3
© Presse-citron

Alors ? On achète ?

En définitive, l’Acer Swift 16 AI s’affirme comme un PC portable efficace, qui allie un affichage de grande taille (et parfaitement calibré en mode HDR) et un poids et des dimensions raisonnables, ce qui permet de le transporter facilement dans un sac, sans se fatiguer outre mesure. Avec son processeur Intel haut de gamme, ses performances assurent une réactivité optimale, quelle que soient les tâches réalisées. Sur le plan matériel, la seule déception réside dans l’autonomie, en peu en deçà de ce qu’on a déjà pu observer sur d’autres ultrabooks.

Toutefois, le constructeur s’égare sur deux autres points, en voulant trop bien faire, peut être. Tout d’abord, avec ce gigantesque pavé tactile, censé faciliter l’utilisation d’un stylet et qui occupe tellement de place que certaines touches du clavier se retrouvent réduites à l’extrême. Ensuite, en voulant absolument fournir des applications boostées à l’IA, qui – manifestement – sont quelque peu bancales (pour ne pas dire inexploitables). Or, cela n’était pas vraiment indispensable, car chacun peut trouver en ligne les logiciels qui vont répondre à ses besoins, par exemple dans le domaine de la création assistée par IA.

Je découvre l’Acer Swift 16 AI

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Acer Swift 16 AI

1999,99 euros
8.5

Design et ergonomie

8.0/10

Ecran

9.0/10

Performances

9.5/10

Autonomie et charge

7.5/10

Rapport techno-prix

8.5/10

On aime

  • Boîtier compact et léger
  • Hautes performances
  • Dalle OLED parfaitement calibrée
  • Lecteur microSD
  • Webcam IR avec volet de sécurité

On aime moins

  • Trop grand pavé tactilé
  • Autonomie limitée
  • Chargeur USB C non fourni
  • Applications IA défaillantes
  • Pas de mode 60 Hz