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Non, il n’est pas nécessaire d’être bon en maths pour apprendre à coder

L’étude, menée par une université américaine, vient bousculer des préjugés qui ont la vie dure.

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© Unsplash - Fatos Bytyqi

Les chiffres sont frappants et confirment bien le problème. En moyenne, seulement 15 % des développeurs chez Google, Apple, Twitter, Facebook, LinkedIn et Yahoo sont des femmes. La parité est donc loin d’être une réalité chez les géants de la Tech. En France, le constat est à peu prêt le même puisqu’elles ne représentent que 33% des travailleurs du numérique.

Parmi les causes souvent évoquées, on cite une forme d’autocensure au moment de l’orientation vers les formations de programmation. La figure du nerd, souvent un garçon, surdoué dans les matières scientifiques a la dent dure. Une étude menée par des chercheurs de l’Université de Washington remet totalement en cause ce cliché.

Des initiatives à l’échelle locale

Les auteurs de cette recherche estiment en effet que les personnes ayant une aptitude naturelle à apprendre les langues et à communiquer des idées ont plus d’atouts pour apprendre à coder sur Python que celles qui ont une appétence pour les chiffres et les mathématiques.

Les scientifiques estiment que cela devrait changer totalement la façon dont nous percevons l’apprentissage de la programmation. Les stéréotypes actuels estiment qu’être « un bon programmeur repose fortement sur les capacités mathématiques, cela ne correspond pas à ce que nous avons observé », précise Chantel Prat, auteure principale de l’étude au journal The Independent.

Elle poursuit : « Les informations sur ce qu’il faut pour être bon en programmation manquent cruellement dans un domaine qui a été notoirement lent à combler l’écart entre les sexes. »

De fait, les initiatives se multiplient pour tenter d’inciter les femmes à s’orienter d’avantager vers les métiers de programmation. C’est d’autant plus important que ce sont les postes qui sont souvent les plus qualifiés sur le marché du travail. En France, à l’échelle locale, de nombreuses associations mènent ce travail de long terme : prouver aux jeunes filles qu’elles ont aussi une place dans les études de sciences et de mathématiques.

3 Commentaires

3 Commentaires

  1. Alain B

    7 mars 2020 at 12 h 30 min

    Bonjour,
    en tant qu’ancien enseignant en informatique dans une Ecole Nationale, il y a longtemps que ce fait est évident ! Sauf dans certaines branches (sécurité, statistiques, géolocalisation…) il n’est pas nécessaire d’être un « matheux » !
    Il vaut mieux avoir un esprit logique et méthodique, être capable d’analyser une situation (et pour commencer, de savoir écouter les besoins des utilisateurs et les comprendre en étudiant un tant soit peu leur métier, leur savoir, leur savoir-faire…)
    Ensuite, il faut avoir de la méthode dans son raisonnement, un peu de créativité et d’imagination pour trouver des solutions plus efficaces ou plus économiques en temps et en charge de travail, en fait, savoir faire le diagnostic de la situation.
    L’étape suivante est de proposer « un traitement » sous la forme d’un logiciel dans lequel la programmation doit se faire de la façon la plus simple possible (ne pas chercher l’optimisation à tout prix). Ne pas oublier de commenter « utilement » son code (pensez aux collègues qui devront remettre le nez dans votre code pour le maintenir ou le faire évoluer).
    Vous voulez programmer efficacement, commencez par rédiger EN FRANCAIS la progression de votre raisonnement (je ne parle pas encore d’algorithme).
    Si vous arrivez à exprimer clairement ce que vous voulez obtenir et comment y arriver, vous n’avez plus qu’à traduire votre pensée dans le langage informatique que vous préférez (ou que, parfois, on vous impose).
    Pardon d’avoir été si long…

  2. Serge Karamazov

    7 mars 2020 at 13 h 05 min

    En 2002, l’IUT de Reims m’a refusé la poursuite d’études car « Votre niveau est trop faible en maths ». J’avais 9 de moyenne en maths et 19 en programmation, 20 en systèmes et 17 en base de données.

    Aujourd’hui, j’ai ma propre société de développement et je travaille pour des grands comptes.

    A noter que je n’ai failli pas être accepté en IUT à cause de mon niveau en maths.

    A noter aussi, à l’époque j’avais récupéré les mots de passe des comptes des profs et les avais affichés au tableau principal. Le « sysadmin » n’avait pas apprécié…

  3. John

    8 mars 2020 at 11 h 02 min

    Vous accordez un peu trop de valeur à une étude menée sur 30 personnes sur un langage haut niveau qu’est Python …

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