Spider-Man : No Way Home… Par où commencer ? Comme vous, j’attendais avec une impatience non dissimulée la sortie du troisième opus des aventures de l’Homme-Araignée par Jon Watts. Et je n’ai pas été déçue du voyage. J’ai eu la chance d’assister à l’avant-première du film à la veille de sa sortie en salle, le 15 décembre 2021. Voici ma critique de Spider-Man : No Way Home, garantie sans spoilers. Vous pouvez donc lire sans craindre de voir votre expérience au cinéma gâchée.
Le retour de Spider-Man, enfin !
Découvrir enfin Spider-Man : No Way Home, c’est un peu comme Noël quand on est enfant à mes yeux. On fait notre liste au Père Noël, on y inscrit tous les cadeaux qu’on espère retrouver sous le sapin, mais le doute est présent : “aurais-je droit à tous les cadeaux que j’ai demandés ? Ai-je été assez sage ? Ou vais-je découvrir, horrifiée, un morceau de charbon sous l’arbre de Noël ?”
Quand on entre dans la salle obscure, c’est comme le matin de Noël quand on était petit. On se réveille surexcité, on dévale les escaliers pour découvrir nos cadeaux, mais le doute persiste. Qu’y a-t-il sous le sapin ?
Depuis le temps qu’on attend de découvrir la suite des aventures du Peter Parker de Jon Watts, on a pu imaginer en long, en large et en travers ce que nous réserverait ce troisième volet. Avec les images du tournage puis la sortie des bandes-annonces, les théories n’ont été qu’alimentées. Alors, qu’en est-il ?
Bienvenue dans le multivers
Après avoir fait son apparition dans la série Loki sur Disney+, l’arrivée du multivers sur grand écran offre un champ des possibles presque infini. Depuis le temps qu’on en parlait, il était temps qu’il soit porté sur grand écran. Et la question qui est sur toutes les lèvres à quelques heures de la sortie officielle de Spider-Man : No Way Home est la suivante : ces théories vont-elles s’avérer ? Ça, je ne peux rien vous dire, pour ne pas vous gâcher l’expérience. Je sais ô combien celle-ci est sacrée. Je vais donc faire de mon mieux pour vous partager tout de même ma critique de Spider-Man : No Way Home. Sans spoilers.
Faisons un petit récapitulatif avant d’entrer dans le vif du sujet. Rappelez-vous, à la fin de Spider-Man : Far From Home, on laissait un Spider-Man bien embêté après que Mysterio ait dévoilé sa véritable identité au monde entier avant de rendre son dernier souffle. Faisant de notre Homme-Araignée préféré l’ennemi public numéro 1 de New York, et la cible favorite de J. Jonah Jameson, l’agaçant journaliste du Daily Bugle.
Face à cette vie complètement chamboulée, Peter Parker patauge et ses proches en pâtissent. Il finit par demander de l’aide au Doctor Strange pour effacer la mémoire collective. Avec quelques exceptions à mi-parcours. Eh oui, Peter ne veut pas que MJ oublie qui il est, ni ce qu’ils ont vécu. Pareil pour Ned. Et Tante May. Bref, son indécision bouleverse le sort du Sorcier Suprême et vient embrouiller l’espace-temps. La porte est grande ouverte pour les super-vilains qu’on connaît bien, mais que notre Peter Parker actuel n’a pas encore eu le plaisir de rencontrer : Docteur Octopus, le Bouffon vert, Sandman, le Lézard ou encore Electro. Bref, une belle brochette au programme. Chaque action a des conséquences et celle-ci pourrait bien détruire l’univers. Rien que ça…
Un engouement mérité ?
Oui, Spider-Man : No Way Home a provoqué en moi, et chez d’autres, un engouement similaire à celui suscité par la sortie de Avengers : Endgame en avril 2019. Alors forcément, j’avais des attentes assez grandes. Et pour autant, je n’ai pas été déçue. Loin de là. On retrouve avec un plaisir immense Peter, MJ, Ned, May, Happy… Les fans vont clairement être servis avec ce nouvel opus. Encore une fois, les acteurs sont excellents dans leurs rôles, qui leur collent presque à la peau.

Depuis 2016 et Captain America : Civil War, Tom Holland a su s’approprier avec brio le costume de l’Homme-Araignée. Le jeune ado naïf grandit et devient un héros plus mature et profond dans ce dernier opus. L’acteur britannique arrive à merveille à faire ressortir tout le côté humain de l’araignée du coin. Et si vous aviez besoin d’une preuve supplémentaire pour affirmer que oui, Spider-Man est le meilleur super-héros de Marvel, elle est juste là ! L’engouement est parfaitement mérité pour ce nouveau film de l’Univers Cinématographique de Marvel (MCU). N’oublions pas que Spider-Man, c’est juste un gosse qui se retrouve avec des pouvoirs (et des responsabilités) qui le dépassent.
Le reste de l’équipe n’est pas en reste puisque Zendaya (MJ), Jacob Batalon (Ned) ou encore Benedict Cumberbatch (Doctor Strange) sont tout aussi excellents et plaisants à regarder. Et ne me laissez même pas aborder le duo Tom Holland / Zendaya, on en aurait pour un moment !
Vous prendriez bien un peu de nostalgie ?
Si vous vouliez retomber en enfance, c’est idéal. Car ce troisième volet nous plonge à la fois dans le futur et la suite des aventures de Spider-Man, bien sûr, mais avec un pied bien ancré dans le passé.
Eh oui, on a donc droit à une bonne bouffée de nostalgie avec l’apparition des vilains qui ont rythmés les sagas précédentes et bercés notre enfance. Effectivement, rappelons que le Docteur Octopus est toujours campé par Alfred Molina et que le Bouffon vert est, lui, toujours incarné par Willem Dafoe. Les deux acteurs répondaient déjà présents lors de la trilogie Spider-Man proposée par Sam Raimi entre 2002 et 2007.
Mention spéciale à Willem Dafoe, toujours aussi dérangeant en Bouffon vert. Un antagoniste comme on les aime. Quant à Jamie Foxx, il rempile et redevient Electro après avoir déjà endossé ce rôle en 2014 dans The Amazing Spider-Man : Le destin d’un héros de Marc Webb. Les personnages du Lézard (surtout) et de Sandman sont relativement délaissés au profit des trois autres vilains dont je viens de vous parler. En même temps, cinq antagonistes, ça fait beaucoup. Mais on ne boude pas notre plaisir pour autant !
Un film dédié aux fans
Si les fans en ont pour leur argent, les néophytes se trouveront fortement désemparés devant Spider-Man : No Way Home. Car si tous les films du MCU sont interconnectés, certains peuvent, plus ou moins, se regarder sans avoir vu le reste (à quelques références près, on le conçoit). Mais avec ce troisième opus de Spider-Man, c’est bien différent. Ne comptez pas embrigader vos proches qui ne connaissent rien au MCU : ils ne comprendront sûrement pas grand-chose au film. À coup de références et d’easters eggs, Spider-Man : No Way Home peut s’apparenter à un gros “private joke” dans l’œil des novices. On vous aura prévenu…
Enfin, la prouesse de Spider-Man : No Way Home est de nous faire littéralement passer par toutes les émotions possibles. Rires, larmes, effroi, colère… On ressent une multitude de choses en deux heures et vingt-huit minutes et on en redemande. Pas essoufflés pour deux sous par ce qu’on vient de vivre. C’est du grand spectacle avec un équilibre bien dosé entre des moments franchement drôles et d’autres, bien plus touchants. Sans tomber non plus dans le mielleux.
Quant à la photographie et aux effets spéciaux de Spider-Man : No Way Home, ils sont à la hauteur, tant ils sont maîtrisés. On en prend tout simplement plein les yeux et on jubile. L’arrivée du multivers crée également de jolies possibilités visuelles et ça, on est preneurs !

Verdict Spider-Man : No Way Home, c’est un oui !
Finalement, on en est certains : les fans de l’Homme-Araignée, et du MCU, adoreront Spider-Man : No Way Home. C’est clairement un joli cadeau au pied du sapin, à quelques jours seulement de Noël. Jon Watts a, semble-t-il, trouvé la recette magique pour cet ultime volet des aventures de Spider-Man.
Spider-Man : No Way Home est à découvrir dans les salles obscures depuis le mercredi 15 décembre. Foncez, foncez, foncez ! Une chose est sûre, soyez prudents sur les réseaux sociaux, car on parie que les spoilers vont fuser. Une petite detox numérique en attendant d’avoir vu ce dernier opus, voici notre prescription du soir.
La bande annonce de Spider Man : No Way Home
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Ouai enfin avec les problèmes sanitaires, ils pourraient au moins fournir un moyen payant de visualiser ça en ligne plus rapidement (après la fin des diffusions en cinéma). Parce qu’après, avec tous leur contrats bidons, c’est eux qui perdent des thunes vu qu’on va pirater ça pour pouvoir le voir …
Si Disney+ pourrais récupérer ça et faire payer pour voir avant, comme pour Mulan? Je dis pas non.
une critique sans spoiler qui raconte l’intrigue du film?? Heureusement que je l’ai vu avant de lire cet “article sans spoiler”…
Tous les éléments abordés (vaguement) dans cet article proviennent des bande-annonces ou du synopsis du film. L’intrigue principale de No Way Home n’est en aucun cas dévoilée ici. 🙂