C’est une affaire dont OpenAI se serait bien passé. Un collectif, très remonté contre la société technologique, a ainsi fait fuiter son générateur de vidéos Sora, qui n’est théoriquement pas accessible au grand public. Explications.
Comment s’y sont-ils pris ?
Le groupe a publié un projet sur la plateforme de développement d’IA Hugging Face. Ce dernier était connecté à l’API de Sora. Ils auraient pour cela utilisé des jetons d’authentification provenant de l’accès anticipé et créé une interface pour permettre à n’importe qui de générer des vidéos de 10 secondes en 1080p en saisissant un prompt avec l’outil d’OpenAI.
Au bout de 3 heures, Sora n’était toutefois plus disponible via ce moyen détourné, mais de nombreux internautes avaient pu la tester. Le collectif affirme que c’est OpenAI qui a mis fin à ce projet.
Pourquoi Sora est critiqué ?
Les personnes à l’origine de cette initiative estiment qu’OpenAI fait pression sur les premiers testeurs pour qu’ils tressent les louanges de Sora. Ils estiment aussi que la rémunération n’est pas à la hauteur pour une société valorisée à 150 milliards de dollars.
Cité par TechCrunch, le groupe ajoute :
Nous ne sommes pas contre l’utilisation de la technologie de l’IA comme outil pour les arts (si nous l’étions, nous n’aurions probablement pas été invités à ce programme). Ce avec quoi nous ne sommes pas d’accord, c’est la manière dont ce programme d’artistes a été déployé et la façon dont l’outil se présente avant une éventuelle sortie publique. Nous partageons cela avec le monde dans l’espoir qu’OpenAI devienne plus ouvert, plus convivial pour les artistes et soutienne les arts au-delà des coups de pub.
Mis en cause, OpenAI a répondu par le biais d’un porte-parole. Il précise tout d’abord que l’IA n’en est qu’à la phase de préversion de recherche. La compagnie dit s’efforcer « d’équilibrer la créativité avec des mesures de sécurité robustes pour une utilisation plus large ».
Elle ajoute : « La participation est volontaire, sans obligation de fournir des commentaires ou d’utiliser l’outil. Nous sommes ravis d’offrir un accès gratuit à ces artistes et nous continuerons à les soutenir par le biais de subventions, d’événements et d’autres programmes. Nous pensons que l’IA peut être un outil créatif puissant et nous nous engageons à rendre Sora à la fois utile et sûr. »
OpenAI a de la concurrence
Enfin, les artistes n’ont pas d’obligations, si ce n’est d’utiliser l’IA de manière « responsable » et de ne pas partager d’informations confidentielles sur le développement.
OpenAI n’est clairement pas la seule société à souhaiter lancer un générateur de vidéos. Ses rivaux Stability et Runway travaillent dur sur des projets similaires et se sont même rapprochés de studios et de figures du septième art pour aller de l’avant. D’autres géants de la Tech planchent sur des technologies similaires. Pour ne citer qu’un seul exemple, Google a dévoilé l’outil Veo lors de sa conférence I/O en mai dernier.
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