Olympus n’est plus. Après 85 ans sur le marché de la photographie, la firme nipponne vient de revendre sa division au fonds d’investissement Japan Industrial Partners (JIP) cette semaine, pour devenir « OM System ».
Les amoureux de la photographie, adepte de la marque japonaise ou non, ne pourront pas fermer les yeux sur ce changement, symbolique, qui met à terme à un nom historique et légendaire dans le milieu.
De nouveaux appareils arrivent, plus modernes et « à un niveau supérieur », mais Olympus n’est plus. Le nom aux connotations grecques emporte avec lui une panoplie d’appareils argentiques, de souvenirs, mais aussi de scandales.

15 % du chiffre d’affaires
Olympus n’est pas qu’une marque d’appareils photo. La société ne tirait plus que 15 % de son chiffre d’affaires avec sa division. 70 % proviennent aujourd’hui de ses produits pour la santé, son cœur de métier.
C’est ainsi que nous apprenions dès 2020 qu’Olympus allait revendre son activité photo au fond JIP. La procédure est terminée, et Olympus devient OM System. Une vidéo publiée le 27 octobre a permis d’en découvrir la nouvelle identité visuelle, avec un rappel de l’évolution de la marque à travers les âges.
Après 85 ans, quel bilan pour Olympus ? Tout d’abord, une large gamme d’appareils argentiques, débutée en 1936 et qui a connu le mythique OM-1, puis l’arrivée du numérique et des appareils micro 4/3. Le premier appareil hybride du marché est une innovation Olympus, avec le PEN E-P1.
La reconnaissance pour ses boîtiers et ses objectifs n’est plus à défendre, mais Olympus n’a pas su se relever ces dernières années dans un marché où Sony performe sur tous les tableaux, où le réflex n’avait plus sa place, où les smartphones ont grignoté une partie importante de la demande.
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« Les smartphones ont précipité les fabricants d’appareils photo au bord de l’extinction. Et cette année, la Covid-19 a durement frappé une industrie déjà fragilisée », s’exclamait Masamichi Hoshi, rédacteur en chef adjoint du quotidien économique Nikkei Asian Review, cité dans un article de Phototrend.
Bien sûr, Olympus n’est pas le seul du marché à subir des pertes. Nikon, un voisin, annonçait que sa division imagerie avait atteint des pertes d’exploitation de 17,1 milliards de yens, soit 128,37 millions d’euros, entre 2019 et 2020. Un plan de relance a été adopté au même moment pour réorganiser les usines, la gamme de produits et réduire le personnel. Objectif, réduire de 400 millions d’euros les coûts d’exploitation à compter de l’année prochaine.
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