L’image du géant de la voiture électrique se ternit. Alors qu’Elon Musk vient d’être nommé à la tête du Department of Government Efficiency avec comme mission de réduire les coûts liés à la régulation, son entreprise phare, Tesla, accumule les infractions environnementales. Une enquête du Wall Street Journal vient de dévoiler une série de violations systématiques des normes antipollution dans ses usines, particulièrement celle d’Austin, au Texas, où la situation a pris une tournure alarmante.
La Gigafactory d’Austin : symptôme d’une pollution dissimulée
Les révélations s’accumulent autour de l’usine texane de Tesla, lieu de fabrication du Tesla Cybertruck, entre autres. Un four de fonderie défectueux a continué de fonctionner pendant des mois, libérant alors des substances toxiques dans l’atmosphère et exposant les ouvriers à des températures atteignant les 100° C au niveau du sol.
Plus préoccupant : l’usine a déversé sans traitement préalable des eaux usées chargées en peinture et autres produits chimiques dans le réseau d’égouts municipal, en violation flagrante des directives de l’État. Plus de 980 000 litres d’eau caustique ont ainsi été déversés dans les égouts d’Austin sur une période de trois jours en septembre, dépassant largement les limites autorisées.
Un bassin d’évaporation de plus de 24 000 m3 (servant à récupérer les eaux usées et les produits chimiques), rempli d’acide sulfurique et nitrique, a même été dissimulé lors d’une soirée promotionnelle baptisée “Cyber Rodeo“. Ce bassin émettait une odeur pestilentielle d’œuf pourri et un cervidé y a même été retrouvé décédé.
Management sous pression et lanceurs d’alerte muselés
Les documents internes obtenus par le Wall Street Journal dressent le portrait d’une entreprise où la productivité prime sur les préoccupations environnementales. Peu étonnant, lorsqu’on connaît la culture d’entreprise de Tesla qui se répercute directement sur le système de rémunération incitatif mis en place par la firme.
Chez Tesla, on ne parle pas d’environnement chez les employés ; ceux ayant tenté d’alerter sur ces dérives ont fait face à des représailles. Plusieurs ont quitté l’entreprise sans indemnités après avoir refusé de signer des accords de confidentialité. Un responsable de la conformité environnementale affirme dans un mémo adressé à l’EPA (Environmental Protection Agency) : « Tesla m’a demandé à plusieurs reprises de mentir au gouvernement afin qu’ils puissent fonctionner sans payer pour des systèmes de contrôle environnemental appropriés. »
Cette dénonciation, accompagnée de centaines de pages de documents réglementaires, photos et vidéos, a déclenché l’ouverture d’une enquête préliminaire par l’EPA et la TCEQ (Texas Commission on Environmental Quality).
À Fremont, en Californie, Tesla détient le record peu enviable du nombre d’avertissements pour violations des règles antipollution sur cinq ans, dépassé uniquement par une raffinerie Chevron. Le bilan est lourd : 112 infractions aux permis de pollution atmosphérique, auxquelles s’ajoutent 75 nouvelles notifications depuis la dernière mise en demeure, malgré de longues discussions avec les régulateurs.
Ces révélations contrastent violemment avec l’image de champion de l’environnement cultivée par Tesla, dont la mission déclarée est de « protéger la vie sur Terre ». Pendant que Musk dénonce une « montagne de règlements étouffants », ses usines continuent de faire fi des règles, privilégiant la rapidité de production au respect des normes environnementales. Tristement ironique.
- Tesla est accusée de déverser des eaux toxiques non traitées et de polluer l’air dans ses usines, notamment à Austin et Fremont.
- L’écologie semble être le cadet des soucis de l’entreprise, avec des employés subissant des pressions pour dissimuler ou ignorer les infractions environnementales.
- Des révélations provenant du Wall Street Journal qui ont provoqué l’initiation d’une enquête par l’EPA et la TCEQ.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.
Surprenant comme depuis son soutien à Trump qu’il soit devenu le nouveau Diable et tout trouve à critique.
Tout ceux qui émargent au budget fédéral doivent faire pression comme en France la soupe est bonne.
Un four défectueux est resté utilisé pendant un mois ?
Le scandaaaale
Sérieusement, les journalogauchistes…. Ce seum
Ces révélations contrastent violemment avec l’image de champion de l’environnement cultivée par Tesla, dont la mission déclarée est de « protéger la vie sur Terre ». Pendant que Musk dénonce une « montagne de règlements étouffants », ses usines continuent de faire fi des règles, privilégiant la rapidité de production au respect des normes environnementales. Tristement ironique.
tristement ironique, en effet…