Connaissez-vous Polymarket ? La plateforme de marchés prédictifs a beaucoup fait parler d’elle au cours des dernières élections américaines. Son succès finit même par attirer l’attention des autorités françaises, si l’on en croit les informations du site The Big Whale.
Qu’est-ce que Polymarket ?
Rappelons que cette plateforme américaine permet à ses utilisateurs de parier sur divers scénarios concernant le sport, les marchés financiers, ou encore des événements politiques et géopolitiques à venir. Les internautes misent des cryptomonnaies sur ce qui pourrait advenir et récupèrent éventuellement leur gain selon ce qui advient.
D’après une source de nos confrères chez l’Autorité nationale des jeux (ANJ), ce service s’apparenterait à un jeu de hasard. Il souligne ainsi : « Même si Polymarket utilise les cryptomonnaies dans son fonctionnement, cela reste une activité de paris et celle-ci n’est pas légale en France ».
Interrogée par la voie officielle, l’ANJ déclare à The Big Whale : « Nous connaissons ce site et nous examinons actuellement son fonctionnement ainsi que sa conformité à la législation française en matière de jeux d’argent. »
Si tel était le cas, son nom de domaine serait bloqué sur le territoire national. Une perspective qui freinerait ses activités mais n’empêcherait pas les plus malins d’y accéder, notamment en recourant à des VPN.
Polymarket et les élections américaines
Rappelons que la plateforme a défrayé la chronique dans l’Hexagone après qu’un trader français ait décidé de parier près de 30 millions d’euros sur une victoire de Donald Trump. Il semble justement que c’est cela qui a éveillé la curiosité des autorités tricolores, d’après The Big Whale.
De fait, ce service a aussi été beaucoup critiqué pendant la campagne électorale. En effet, plus un parieur mise sur le marché, plus il va peser en faveur d’un candidat. Le fait que l’évolution des actions soit affichée sous la forme de pourcentages peut laisser penser qu’il s’agit d’un sondage, souligne France Info, or ce n’est pas le cas.
Les partisans de Donald Trump, dont Elon Musk, ont allègrement partagé ces chiffres biaisés pour souligner la popularité de leur poulain, quand bien même les Américains n’avaient pas le droit de parier.
Les détracteurs du service font enfin part de leurs préoccupations concernant des risques de corruption ou de ludification du système politique. Aux États-Unis, une décision judiciaire a d’ailleurs récemment autorisé les plateformes à accepter les paris liés à cette thématique et on pourrait donc voir ce genre d’initiatives se multiplier.
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