La portabilité des numéros est une mesure qui simplifie la vie de nombreux français. Lorsque l’on change d’opérateur, il est possible de conserver son numéro de téléphone, ce qui garantit une transition en douceur. Rien que pour l’année 2020, plus de 2,5 millions d’abonnés fixes et presque 6 millions d’abonnés mobiles ont utilisé cette option, ce qui illustre sa popularité.
L’Arcep, qui à travers deux décisions est à l’origine de ce dispositif, veut aujourd’hui aller encore plus loin. Elle estime en effet que « les processus définis dans l’actuel cadre peuvent encore être améliorés et rendus plus homogènes entre fixe et mobile ».
Les intéressées peuvent déposer leur contribution jusqu’au 10 septembre
Elle n’entend pas trop chambouler l’actuel cadre qui a su faire ses preuves mais lance toutefois une consultation publique sur « un projet de décision visant à simplifier encore la portabilité des numéros pour les consommateurs, mais aussi pour les opérateurs, en harmonisant les processus inter-opérateurs existants. »
Concrètement, l’Arcep s’adresse tout d’abord aux utilisateurs à l’étranger pour lesquels, il est parfois difficile d’obtenir un code RIO (Relevé d’identité opérateur), nécessaire pour confirmer le processus. Dès lors, l’autorité administrative indépendante demande « d’étendre la possibilité d’utiliser des numéros longs accessibles en France comme à l’étranger, en complément du 3179 ».
Autre proposition : « étendre aux numéros mobiles et spéciaux la faculté pour un utilisateur ou un éditeur de services à valeur ajoutée, de récupérer son numéro de téléphone et de réaliser une portabilité dans les 40 jours suivant une résiliation. » Une option qui existe déjà pour les numéros fixes.
Enfin, l’organisation suggère aux opérateurs d’utiliser de manière systématique le protocole de portabilité commun déjà très utilisé en métropole. Elle ajoute : « En outre-mer, l’Arcep propose que l’ensemble des informations liées à la portabilité des numéros mobiles soit centralisé dans une base commune, comme en métropole. »
Désormais, les acteurs concernés tels que les opérateurs, les associations de consommateurs, les éditeurs, mais aussi les particuliers, sont invités à se prononcer sur ce projet de décision en déposant leurs contributions avant le 10 septembre.
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Faut pas qui font sa comment savoir après si c’est un numéro français ou est arnaque style numéro surtaxé