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Pourquoi Blast, la plateforme d’investissement au succès fulgurant, ne fait pas l’unanimité ?

Frais élevés, vocabulaire trompeur… Certains s’inquiètent des pratiques de la plateforme cofondée par Anthony Bourbon.

L’histoire de la plateforme de crowdfunding Blast s’impose comme une véritable success story. Cependant, des voix s’élèvent et dénoncent certaines de ses pratiques, considérées comme trompeuses.

Imbroglio autour d’une « levée de fonds »

Fondée en 2022, Blast.Club permet aux investisseurs de financer des start-up prometteuses. Son cofondateur, Anthony Bourbon, s’est notamment fait un nom en 2021 grâce à son franc parler dans l’émission Qui veut être mon associé ?, diffusée sur M6. Blast compte aujourd’hui 8 000 membres, qui ont investi dans 35 jeunes pousses.

Ses performances sont particulièrement encourageantes. En 2023, la société a enregistré un chiffre d’affaires de 7,3 millions d’euros. Elle ambitionne d’atteindre les 20,3 millions d’euros de revenus dès cette année. Malgré cela, des critiques viennent assombrir la réputation de Blast, notamment une « levée de fonds » de 30 millions d’euros revendiquée auprès de sa communauté d’investisseurs.

Selon l’auteur de la newsletter Zero Bullshit, les termes employés par l’entreprise sont trompeurs. Car l’opération relevait en réalité de la cession d’actions (cashout), et non du tour de table traditionnel. Elle a permis à Bourbon et son associé, Samuel Guez, de revendre des actions à hauteur de 20 % du capital au total de Blast.

Si Anthony Bourbon se défend auprès des Échos, en assurant « n’avoir rien caché » de la nature de la transaction, d’autres acteurs du crowdfunding montent aussi au créneau.

Des frais jugés trop élevés

C’est par exemple le cas de Tudigo. « Mais quelle honte : c’est comme ça qu’on tue un secteur qui peut générer énormément de bien pour l’économie et la planète », a fustigé Alexandre Laing, son PDG, sur LinkedIn. Outre un vocabulaire jugé comme piégeur, il est reproché à Blast d’avoir eu recours à un prospectus AMF pour contourner les plafonds réglementaires habituels du crowdfunding fixés à 5 millions d’euros.

Sa communication agressive sur les rendements potentiels de ses investissements ne fait, en outre, pas l’unanimité. Certains jugent en effet que le monde du financement en start-up n’est pas adapté à tous. Par ailleurs, le modèle économique de Blast fait aussi l’objet de questionnements.

Sa structure tarifaire est perçue comme excessive par le secteur, avec plusieurs niveaux de frais cumulatifs. Les membres doivent d’abord s’acquitter d’un abonnement annuel conséquent, allant de 1 000 à 10 000 euros. Ensuite, des frais de structuration de 3 à 5 % sont prélevés sur chaque collecte. S’ajoutent à cela des frais de gestion annuels de 1% et, en cas de succès de l’investissement, un partage de 20 % de la plus-value.

« Tout le monde dit qu’on a des frais élevés mais on ne permet pas seulement d’investir dans une start-up, on organise aussi dix événements par an, on fait de la formation et on propose des clubs d’experts », assure Anthony Bourbon. Les critiques à son égard ne semblent pas vraiment atteindre l’entrepreneur. Il prévoit même de continuer sur sa lancée et de réaliser une opération de cashout par an.

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3 commentaires
3 commentaires
  1. Quel média fait « l’unanimité ».

    Le concept de « presse citron » est il de réaliser les plus mauvais articles possibles?

    Il faut avoir très peu d’éthique pour oser poster ce genre d’article.

    « presse citron fait il l’hunanimité ? »

  2. C’est ce que j’appelle un vrai travail journalistique. La presse est bien tombée bas. Quelle médiocrité, même pas capable d’utiliser ChatGPT pour écrire un texte qui a du sens.
    Je suis sans voix.

  3. Nous pouvons nous poser la question de manière inverse également : pourquoi les gens sont-ils prêts à payer une adhésion pour rejoindre le club ? Il y a bien sûr une part de marketing liée à l’image d’Anthony Bourbon, c’est certain, mais la réalité est qu’après 1 an, plus de 90% des membres ont renouvelé leur adhésion. Les membres sont très satisfaits de leur expérience avec le club. Mais ça n’est pas de la magie, la team Blast fait tout simplement un énorme travail, et ça paye. Au lieu de cracher sur ceux qui réussissent (une des spécialités de la France), vous feriez mieux de vous retrousser les manches, ce sera bien plus productif.

Les commentaires sont fermés.