- Les deux groupes leader des rencontres voient leurs valorisations boursières dégringoler
- On parle d’une chute de plus de 40% pour Match Group et Bumble Inc.
- Les applications de rencontre doivent-elles revoir leur modèle économique ?
Alors que le marché des applications de rencontre paraissait en pleine forme, les temps sont durs et les utilisateurs semblent se lasser. Leader sur le marché, Match Group, le groupe composé de Tinder, Meetic, OkCupid ou encore Hinge, a perdu 3% de ses utilisateurs payants au cours du premier semestre de cette année. Résultat ? Sa valorisation boursière est en chute libre au 30 juin dernier : -40%.
Il n’est pas le seul dans ce cas. Effectivement, Bumble Inc. est dans une situation similaire. Le groupe, qui détient notamment Bumble et Fruitz, affiche un record d’abonnés pour le premier semestre de 2023. Pourtant, Bumble Inc voit sa valorisation boursière dégringoler de presque 41%.
Alors que des applications comme Tinder et Bumble misent sur la quantité plutôt que sur la qualité, les attentes des utilisateurs semblent avoir changé ces derniers temps. Ainsi, la tendance est au “slow-dating”. Par conséquent, de nouvelles applications, plus en phase avec ces “objectifs”, fleurissent. Comme Hinge, l’appli “conçue pour être supprimée”, ou encore Even, qui s’adresse aux parents célibataires. Si une envie de retour au monde réel se fait ressentir sur le marché, comme le confie Marion Graff, la responsable d’Even pour la France, la baisse du nombre d’utilisateurs payants peut également s’expliquer par l’inflation actuelle.
Un modèle économique à la ramasse ?
S’il existe de nombreuses applications de rencontre, elles ont chacune leurs petites particularités. Pour Bumble, c’est la femme qui doit envoyer le message en premier. Hinge fait passer la personnalité avant tout et promet des relations longues. Fruitz est dicté par ce que recherchent les utilisateurs. De son côté, la nouvelle application française JOG pousse ses usagers à marcher, leurs pas pouvant se transformer en rencards.
Rappelons que les applications de rencontre sont majoritairement gratuites, mais proposent une version payante à leurs utilisateurs. Il est généralement question d’abonnement permettant d’accéder à des fonctionnalités supplémentaires. Outre les publicités, c’est le moyen principal de gagner de l’argent pour ces applications. Cependant, il est question d’une monétisation souvent basée sur la frustration. Effectivement, les utilisateurs paient pour voir les personnes qui les ont “likées” ou leurs nombres d’admirateurs, aimer plus de profils (et donc avoir plus de choix)…
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Pour Karima Ben Abdelmalek, la présidente d’Happn, il faut que les applications de rencontre arrivent à proposer un modèle économique plus sain pour l’utilisateur. Que cela apporte une véritable valeur ajoutée aux abonnés. Dans ce sens, l’app qui se base sur la géolocalisation teste une nouvelle fonctionnalité. Cette dernière permettrait aux utilisateurs d’Happn de se rencontrer dans un bar ou un restaurant à proximité de leur domicile. Avec une possible commission si cela fonctionne.
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