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Pourquoi s’attache-t-on autant aux héros dans les séries ?

Une étude troublante a été menée à ce sujet.

En scannant le cerveau de fans de Game of Thrones, des chercheurs en psychologie de l’université de l’État de l’Ohio et de l’université de Columbia ont fait une drôle de découverte. Il s’avère en effet que les personnes solitaires ont tendance à confondre les personnages phares de leurs séries avec leurs amis.

“Vos personnages préférés sont plus réels pour vous”

Dans un communiqué diffusé pour l’occasion, Dylan Wagner, co-auteur de cette étude, explique :

Il y avait des limites claires entre la représentation des personnages réels et celle des personnages fictifs dans le cerveau du participant le moins solitaire de notre étude. Mais les frontières entre les personnages réels et certains personnages fictifs étaient pratiquement inexistantes pour le participant le plus solitaire.

Dans le détail, on apprend que cette étude a été menée en 2017 auprès de 19 fans de la série. Il leur était demandé de penser à leurs amis et à neuf personnages de la série : Bronn, Catelyn Stark, Cersei Lannister, Davos Seaworth, Jaime Lannister, Jon Snow, Petyr Baelish, Sandor Clegane et Ygritte.

Quant à savoir ce qui s’est joué précisément dans leurs cerveaux, le scientifique précise : “Lorsque nous avons analysé les schémas cérébraux dans le cortex préfrontal médian (MPFC), les personnes réelles étaient représentées de manière très distincte des personnes fictives chez les participants non solitaires. Mais chez les personnes les plus seules, la frontière commence à s’estomper. On ne voit plus de lignes nettes entre les deux groupes.”

S’il paraît très difficile de tirer des conclusions définitives à ce sujet. On peut en tout cas constater l’importance et l’impact de ces fictions de la pop culture sur nos cerveaux. En passant de nombreuses heures à leur côté et en les voyant évoluer, on peut finir par porter ces héros en très haute estime.

De fait, le chercheur conclut même de manière très nette : “Vos personnages préférés sont plus réels pour vous, indépendamment de la solitude“. Que pensez-vous des résultats de cette étude ? Et plus largement, ressentez-vous également de l’attachement pour les personnages de vos séries préférées ? Dites-le-nous dans les commentaires.

Ce qu’il faut retenir :

  • Les personnes souffrant de solitude s’attachent énormément aux personnages des séries
  • Des chercheurs ont pu le constater dans le cadre d’une étude consacrée à Game of Thrones
  • Cette tendance touche l’ensemble des spectateurs qui s’identifient aux grandes figures de leurs sagas préférées

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1 commentaire
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  1. Les personnes seules ont par définition à leur disposition mentale une population de visages et de caractères plus restreinte que ceux qui se meuvent au sein d’un groupe plus élargi, ceci expliquant peut-être leur tendance à corréler les héros au peu de gens qu’ils fréquentent. En tous les cas une étude menée auprès de 19 individus seulement peut laisser sceptique sur la fiabilité des résultats. Et puis il s’agirait peut-être aussi de savoir à quel niveau cette corrélation s’établit, s’agit-il d’une correspondance de caractère, de visage ? Et puis surtout peut-être à distinguer la solitude de fréquentations de la solitude de connaissances : il est des ermites qui vivent ainsi dans la solitude mais connaissent, ont connu passablement de monde, il en est d’autres qui non seulement ne fréquent que peu mais connaissent ou ont connu que peu voire très peu de monde.

    Une donne amusante est celle de l’habitude chez passablement d’entre-nous paraît-il d’établir une relation entre un animal et une personne connue (entourage) ou perçue (personnages de littérature, de BD, vedettes de la chanson, du cinéma, de la télé etc…). C’est souvent bien moins la personne connue qui nous fait penser à tel ou tel animal que l’inverse (heureusement !) : je vois un Labrador, je pense à …, un caniche, on dirait bien …, et puis ce chat, ce matou, m’a tout l’air de ressembler à machin truc, tu sais ce journaliste du 20 Heures …. LOL. cela ne vous est jamais arrivé ? Moi, si. Mais là encore, qu’est-ce qui nous fait établir la correspondance, le caractère réel, présumé ou la forme du “faciès” de l’animal ? — De quoi animer une conversation entre amis ou avec soi-même (dialogue intérieur !).

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