Alors que ChatGPT s’est immiscé dans le quotidien d’une multitude d’internautes, s’imposant comme un compagnon fidèle, peu de personnes se disent prêtes à payer chaque mois pour utiliser le service d’OpenAI.
Le modèle “freemium” de l’intelligence artificielle a donc des limites, sachant que l’entreprise de Sam Altman perd plus d’argent qu’elle n’en gagne. C’est la même rengaine pour les autres entreprises du marché. Ainsi, il y a de fortes chances pour que les chatbots comme ChatGPT et Gemini ne restent pas gratuits bien longtemps.
Besoin de rentabilité
Très répandu dans le milieu de la tech, comme chez Spotify, Amazon ou le jeu Fortnite, le modèle Freemium a ses limites et OpenAI semble les avoir atteintes. Aujourd’hui, ChatGPT propose deux abonnements payants pour répondre aux besoins des utilisateurs les plus exigeants. Le premier est fixé à 23 euros par mois tandis que le second atteint 229 euros mensuels. Sur les 500 millions d’utilisateurs mensuels, seuls 3 millions d’entre eux paient pour pouvoir profiter du chatbot d’OpenAI. Bien que l’entreprise ait gagné 10 milliards de dollars en 2024, elle enregistrait un déficit de 5 milliards de dollars.
Alors que les modèles demandent toujours plus de données et d’énergie pour répondre aux besoins des utilisateurs qui augmentent toujours plus et que l’entreprise ne cesse d’investir pour améliorer ses modèles, le fonctionnement actuel de ChatGPT est sommé d’évoluer. Sam Altman veut générer 125 milliards de dollars rien qu’en 2029, ce qui est 12 fois plus qu’à l’heure actuelle. Face à ces objectifs financiers élevés, OpenAI est en quête de rentabilité. Pour cela, il va falloir piocher dans la poche des utilisateurs.
Deux solutions s’offrent à l’entreprise : vendre plus d’abonnements ou revoir complètement son modèle économique. Dans tous les cas, ChatGPT comme nous le connaissons ne sera sûrement bientôt plus. Pour Gemini, Grok, Claude ou Perplexity, on imagine que le même sort les attend.
À l’heure actuelle, les prix de ces abonnements sont jugés trop onéreux pour l’usage qu’en font la majorité des utilisateurs. D’autant que beaucoup d’internautes affichent une certaine méfiance envers l’intelligence artificielle et sa fiabilité.
Mais rassurez-vous, la fin de la gratuité de l’intelligence artificielle n’est pas fixée à demain. Les géants du milieu ont tout intérêt à prendre leur mal en patience et à laisser la technologie se démocratiser pour fidéliser les internautes et rendre l’utilisation de ChatGPT et consorts indispensables.
- Bien que de plus en plus populaire, ChatGPT a du mal à convaincre ses utilisateurs à payer
- Sur 500 millions d’utilisateurs mensuels, seuls 3 millions d’entre eux paient un abonnement à ChatGPT
- Mais face à son manque de rentabilité, OpenAI pourrait finir par mettre fin à la gratuité de ses services
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