Pour vous protéger, des employés de Facebook pourront voir vos nudes

En Australie, Facebook propose aux utilisateurs d’envoyer des images intimes s’ils ne veulent pas que celles-ci soient publiées par un tier sur Facebook, Messenger ou Instagram. Et aujourd’hui, l’équipe de sécurité donne quelques informations sur le programme.

Face à ce fléau du web qu’on appelle revenge porn (ou vengeance pornographique), Facebook mène un test en Australie, en partenariat avec les autorités, pour empêcher la publication de photos (le réseau social ne parle pas de vidéos) intimes sans le consentement du principal intéressé sur Facebook, Messenger et Instagram.

La plupart des mesures actuelles sont basées sur le signalement. Si vos photos ont été publiées par quelqu’un, vous devez signaler celles-ci et Facebook les supprimera.

Cette méthode a déjà prouvé son efficacité, mais elle ne représente pas une solution complète. En effet, une fois que des photos ont été mises en ligne (ne serait-ce que 10 minutes), il est possible que quelqu’un en ait déjà conservé une copie.

De nouvelles mesures proactives

Ce que Facebook teste en Australie, c’est un programme qui permet à l’utilisateur de signaler des photos avant même qu’elles ne soient publiées. Mais pour que cela soit possible, il faut envoyer celles-ci au numéro un des réseaux sociaux. Et cela a fait couler beaucoup d’encre cette semaine.

Par ailleurs, aujourd’hui, l’équipe de sécurité de Facebook donne quelques précisions. « Avec ce nouveau petit pilote, nous voulons tester une option d’urgence permettant aux gens de fournir une photo de manière proactive à Facebook, afin qu’elle ne soit jamais partagée en premier lieu », explique Antigone Davis, le patron de la sécurité. Ce dernier détaille également le fonctionnement de ce nouveau programme.

  • Si un Australien pense que des photos intimes pourraient finir sur Facebook (par exemple, après une relation amoureuse qui a mal tourné), il doit tout d’abord remplir un formulaire sur le site de l’eSafety Commissioner, qui relaye ensuite chez Facebook.
  • L’utilisateur doit également s’envoyer les images susceptibles d’être utilisées pour faire du revenge porn sur Messenger. De ce fait, Facebook y aura accès, mais pas les autorités.
  • Quand Facebook reçoit la notification des autorités australiennes, « un représentant spécialement formé » examine ces images et créent des empreintes uniques qui permettent d’identifier celles-ci.
  • A priori, c’est le seul moment où un humain verra ces photos intimes. Une fois les empreintes créées, Facebook demande à l’utilisateur de supprimer les images sur Messenger (ce qui entraine leur suppression des serveurs de Facebook).
  • Ce ne sont pas les images que Facebook va stocker, mais les empreintes. Ces empreintes suffisent pour identifier les fichiers si quelqu’un essaie de les uploader sur Facebook.


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4 commentaires

  1. Pourquoi ne pas faire l’inverse en proposant une appli qui va générer l’empreinte que l’utilisateur pourra envoyer à FB ?

    Et pour éviter les abus (utilisateur prenant l’empreinte d’une image normale trouvée qu’il n’aime pas et veut faire bloquer) deux cas possibles :

    – L’image était déjà en ligne, les modérateurs FB pourront la voir et constater si oui ou non c’est du Porn
    – L’image va être envoyée par un utilisateur, l’image est « bloquée » en attente de modération par FB le temps de vérifier si oui ou non c’est du Porn avec sanction avec blocage temporaire (ou clôture du compte en cas de récidive) du compte de l’utilisateur originaire de l’envoi de l’empreinte si abus constaté.

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