C’est un projet pharaonique, peut-être l’un des plus importants du XXIe siècle de par ses ambitions et sa grandeur. Mais il suscite de vives inquiétudes chez les experts dans divers domaines. Lumière sur Neom, le concept de mégalopole futuriste de l’Arabie saoudite.
Un modèle durable et futuriste à grande échelle
Lancé par l’Arabie Saoudite en 2017 dans le cadre de la Vision 2030, qui ambitionne de diversifier l’économie du pays, Neom est un projet de ville futuriste situé dans le nord-est du pays, aux abords de la Mer Rouge. À terme, sa superficie sera comparable à celle de la Belgique, et abritera quatre éléments clés.
Le premier, The Line, est sans doute le plus spectaculaire du projet. Il s’agit d’un gratte-ciel horizontal s’étendant sur 170 km, mesurant 500 mètres de haut et 200 mètres de large, qui abritera une ville de 9 millions d’habitants. Elle fonctionnera sans voitures et sera alimentée par des énergies renouvelables. C’est sans précédent dans l’histoire de l’urbanisme et de l’architecture.
Car Neom a été imaginé comme une réponse aux défis économiques et environnementaux de l’Arabie Saoudite, mais aussi du monde dans sa globalité. Son objectif : créer un modèle de développement durable à grande échelle.
Oxagon, un centre industriel flottant, sera ainsi composé d’un port, d’un centre d’innovation ainsi que d’un hub logistique automatisé. La luxueuse île touristique Sindalah hébergera une variété d’attractions et d’aménagements, dont un terrain de golf, trois hôtels, ou encore un yacht-club. Neom va aussi donner vie à une station de ski. Trojena sera localisée à 2 400 mètres d’altitude, et accueillera les Jeux olympiques d’hiver en 2029.
Dépourvue de routes traditionnelles, Neom proposera des infrastructures à la pointe de la technologie et des méthodes de transport novatrices, à l’instar de trains souterrains et de taxis volants. L’entreprise Volocopter est d’ailleurs impliquée dans le projet.
Un projet qui se décrit avant tout comme écologique, avec des objectifs à la hauteur de ses ambitions : économie circulaire zéro carbone, 100 % d’énergies renouvelables, préservation de 95 % des terres pour ne pas affecter la faune et la flore, etc.

Problèmes environnementaux, financiers et humains…
Si près de 140 000 ouvriers issus de plus de 100 nationalités différentes travaillent actuellement sur le chantier de Neom, la réalité semble bien loin de ce qui est dépeint par les meneurs du projet. Alors qu’il devait nécessiter la somme déjà astronomique de 500 milliards de dollars, une enquête a révélé que l’initiative s’avérait un véritable gouffre financier. Par exemple, The Line pourrait à terme coûter plus de 2 000 milliards de dollars, selon les estimations révisées les plus conservatrices.
L’impact environnemental de Neom pourrait également être désastreux. The Line se situe en effet sur une voie de migration empruntée par des milliers d’oiseaux. La structure étant dotée d’un effet miroir, il semble inévitable qu’un grand nombre d’entre eux périsse en ne distinguant pas l’infrastructure.
Le projet fait aussi l’objet de préoccupations concernant les droits de l’Homme, selon plusieurs sources médiatiques. Le site choisi pour la construction se trouve sur des terres traditionnellement occupées par la tribu des Howeitat. Trois membres de cette tribu auraient été condamnés à mort par la justice saoudienne pour s’être opposés à leur éviction. La « force létale » aurait également été préconisée par les autorités saoudiennes pour lutter contre les opposants à Neom, selon Geo.fr. De même, beaucoup s’interrogent sur le sort des personnes présentes sur le chantier.
Si les dirigeants du projet tentent de rassurer en partageant des vidéos de son avancée, le scepticisme continue de grimper. Ainsi, les objectifs de Neom auraient drastiquement été revus à la baisse : seulement 2,4 kilomètres de The Line devraient être construits d’ici à 2030, sur les 170 prévus.
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projet complétement mégalo…
🙄
Beaucoup de blabla pour ce projet qui ne sera jamais terminé.
Quant aux droit de l’homme en Arabie Saoudite 😒, ne jamais oublier que les Arabes ont été les premiers esclavagistes bien avant les occidentaux.