1993. Le jeune vous, déjà féru de jeux vidéo, était alors peut-être un adepte des salles d’arcade, en ville ou bien à la vogue du village voisin. Parmi les bornes disponibles, Tortues Ninja bien sûr, Sunset Riders ou encore Terminator… mais aussi une borne imposante (capable elle aussi d’accueillir 4 joueurs) et particulièrement bruyante, à grands renforts de “He’s one fire”, “Woooo kaboom !”, “Rejected !” et autres “Boomshakalaka !” Son nom : NBA JAM. L’année suivante, le jeu déboule sur nos Megadrive et Super Nintendo… et certains ne s’en sont toujours pas remis.
Dans le petit monde du jeu vidéo, les années passent… mais la passion et les souvenirs restent ! Re:Play revient sur les grands classiques de l’Histoire du jeu vidéo. Un petit retour vers le futur passé, à la recherche de votre âme d’enfant ou d’adolescent, celle-là même qui vous a sans doute déjà fait (ou vous fera) prononcer la formule magique “c’était mieux avant”. Et si c’était vrai…? Alors on souffle dans la cartouche, c’est parti pour Re:Play !
NBA JAM : le basket fun et accessible
Présenté pour la première fois en 1993, lors du NBA All Star Game, NBA JAM débarque rapidement en salles d’arcade. Le jeu fait évidemment le bonheur des fans de basket… mais aussi de tous les autres, puisque de nombreux joueurs (notamment en dehors des Etats-Unis) vont alors (re)découvrir la discipline avec le jeu signé Midway. Du basket vidéoludique dopé aux licences officielles, mais des matches qui opposent des équipes de 2 joueurs seulement. En effet, le jeu était l’un des premiers jeux de sport à présenter des contenus sous licence NBA, la plupart des joueurs bénéficiant de leurs véritables versions numérisées.

A cela s’ajoute une dose d’arcade bienvenue, notamment au travers de dunks stratosphériques, qui défient toute loi humaine et physique. NBA JAM, c’est aussi une absence totale de sorties de balles, de lancers-francs, de retour en zone, de fautes et de tout autre événement qui viendrait casser le rythme de la partie.

Seul le goal tending est sanctionné, soit le fait de contrer un tir lorsque la balle est en phase descendante, ainsi que la limite de temps de possession (24 secondes). La première version du jeu embarque les 27 franchises NBA, et 54 joueurs, chacun étant attribué de statistiques (vitesse, dunk, 3 points…) propres. A l’époque, un crédit permettait d’ailleurs de jouer durant un quart-temps… autant dire que les rencontres complètes coutaient vite un bras.
Inspiré de Arch Rivals (lui aussi signé Midway et lancé en 1989), NBA JAM est un carton, et nombreux sont ceux à rêver d’une adaptation sur leur console 16 bits de l’époque, que l’on soit team Megadrive ou team Super Nintendo.
30 ans aujourd’hui pour NBA JAM sur Mega Drive et Super Nintendo 🏀
« On fera jamais mieux ! » se disait-on en 1994 dans la cour de récréation… et pour une fois, on avait peut-être un peu raison, non ? ❤️ pic.twitter.com/a3URCWCLMq
— Stéphane Ficca (@StephaneFicca) March 4, 2024
Un rêve qui se réalise à peine un an plus tard, le 4 mars 1994, avec le lancement simultané du jeu sur les deux machines (via Akklaim). Alors certes, les graphismes sont moins impressionnants, l’ambiance est moins “folle”, mais la conversion reste malgré tout exemplaire.

Avec ses licences officielles, son fun absolu, son adaptation fidèle et ses sprites digitalisés façon Mortal Kombat (lui aussi signé Midway), NBA JAM devient aussitôt un indispensable.
Trois boutons, beaucoup de possibilités… et un côté Mario Kart ?
A l’époque, NBA JAM ressemble… à aucun autre jeu ! Le jeu affiche des graphismes très “réalistes” (avec ses sprites digitalisés), tout en poussant à fond la jouabilité arcade. On reconnaît au premier coup d’œil les stars de la discipline, et on prend un plaisir fou à dunker sur la tête de ses adversaires et/ou à bloquer ce shoot à 3 points. Malgré son côté arcade, NBA JAM offre un gameplay plutôt étoffé, avec seulement trois boutons, l’un dédié au tir/bloque, l’autre à la passe/interception et le dernier au turbo.

On peut ainsi jouer des coudes en martelant la touche Turbo, mais on peut aussi effectuer une feinte de tir via un appui bref sur la touche éponyme, ou encore feinter un dunk avec une passe au dernier moment vers le coéquipier positionné à 3 points. Côté défense, en pressant turbo et la touche dédiée aux interceptions, on peut pousser violemment l’adversaire, ce qui peut le déstabiliser, avec la possibilité de voir s’échapper le ballon.
Evidemment, afin d’éviter que les rencontres ne penchent trop rapidement d’un côté ou de l’autre, les développeurs ont inclus une astuce… “à la Mario Kart”. En effet, dans NBA JAM, en fin de partie, le jeu a tendance à booster les capacités de l’équipe perdante. De cette manière, l’équipe à la traine va rapidement pouvoir s’offrir une petite “remontada”, de manière à entretenir un suspense à couper au couteau, qui dure parfois (souvent ?) jusqu’au buzzer final.
Dans NBA JAM, on passe d’un camp à l’autre en une poignée de secondes à peine, et le fait d’accumuler les paniers permet de passer “on fire”, soit un mode où la précision (entre autres) est décuplée, jusqu’à ce que l’adversaire marque enfin à son tour. Mieux encore, dans le dernier quart-temps, il est possible de briser le panneau adverse en effectuant un dunk ravageur. Cela ne sert à rien, c’est purement cosmétique… mais quel plaisir alors que de voir le panneau adverse voler en éclats.

Dans les années 1990, NBA JAM est un jeu hors norme, peu importe que l’on apprécie le basket ou non. C’est un modèle de fun, notamment en multijoueur (en arcade comme sur consoles). C’était tout simplement du jamais vu, avec une ambiance et une tension absolument unique.
Et si certains ont passé des heures à jouer en mode coopératif, à deux contre le CPU, d’autres continuent aujourd’hui encore de s’affronter occasionnellement, avec un bon petit Chicago Bulls vs Charlotte Hornets des familles, lequel se termine généralement au buzzer.
Et Michael Jordan, il est où Michael Jordan ?
Lancé en 1993, NBA JAM profite d’une époque bénie du côté de la NBA, avec une popularité incroyable (y compris en Europe) et des joueurs déjà légendaires. Seulement voilà, si NBA JAM déborde de fun et de qualité, il compte également un défaut, de taille, à savoir l’absence de Michael “Air” Jordan. Pour des raisons de droits, Michael Jordan ne fait pas partie de l’effectif des Chicago Bulls, et les joueurs ont alors pu découvrir Scottie Pippen aux côtés… de Horace Grant.

Les droits de Michael Jordan étaient alors entre les mains d’un certain Electronic Arts, lequel développait un jeu de plateformes baptisé Michael Jordan : Chaos in the Windy City, qui verra le jour plus tard sur Super Nintendo.
A noter qu’une version limitée de NBA JAM fut mise au point, intégrant Michael Jordan, et destinée principalement… à Michael Jordan. De même, en fonction de la sortie des différentes versions du jeu, certains effectifs sont différents, à cause de changements en NBA et/ou pour des raisons purement légales.

Charles Barkley fait lui aussi partie des grands absents de certaines versions de NBA JAM, là encore pour des raisons de droits, confiés à Accolade pour le jeu Shut up and Jam. S’il est bien présent chez les Suns de Phoenix dans certaines versions, il est remplacé par Dan Majerle dans les versions révisées.
Cheat codes, Bill Clinton et Tournament Edition
A noter que NBA JAM est également réputé pour ses cheat codes, lesquels permettent, au gré de manipulations via les différents boutons, de débloquer des modes de jeu et des personnages. On peut notamment déverrouiller un mode “on fire” permanent, mais aussi disposer d’un turbo infini, déverrouiller les “super dunks”… A cela s’ajoutent des personnalités jouables, avec notamment Bill Clinton.
Dès 1995, NBA JAM connaîtra une “suite” avec Tournament Edition. NBA JAM T.E. comprend évidemment des effectifs mis à jour (mais adieu Shaquille O’Neal…), mais aussi des équipes désormais composées de trois joueurs, quand bien même les affrontements restent en 2 vs 2 (et toujours pas de trace de Michael Jordan). Dans ce nouvel opus, le joueur peut alors effectuer des changements à la mi-temps, ce qui ajoute un petit côté stratégique non négligeable, avec la possibilité de faire entrer un expert en dunk/à trois points, pour la seconde période.

Evidemment, la licence NBA JAM a connu de nouveaux épisodes après les illustres opus 16 bits. La saga est notamment arrivée sur PlayStation et SEGA Saturn (avec NBA JAM Tournament Edition), mais aussi sur Nintendo 64 avec NBA JAM 2000. A la toute fin des années 2000, les joueurs ont pu découvrir deux nouveaux opus de NBA JAM sur PS3, Xbox 360 et Wii, mais ces derniers n’ont pas laissé de sérieux souvenirs dans nos mémoires.
Et vous, avez-vous joué à NBA JAM dans les années 1990 ? Y jouez-vous toujours de temps en temps ?
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version Megadrive avec les potes et version GB sur le trone (que de piles englouties….)
2k Playground s’approche de la vibe NBA Jam sans réussir à l egaler
Héhé ! De mon côté c’était NBA JAM TE sur Super Nintendo, des dizaines et des dizaines d’heures je pense ^^
Pareil pour NBA Playgrounds 2, vraiment très bon dans l’ensemble (et ce côté addictif de l’ouverture des pack), mais difficile d’égaler NBA JAM effectivement.