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Re:Play #5 : Wario Land, 30 ans (déjà !) pour l’anti Super Mario sur Game Boy

En mai 1994, vous achetiez peut-être un certain Super Mario Land 3 sur Game Boy, plus connu sous le nom de : Wario Land.

Elle a récemment célébré ses 35 ans (au Japon), la petite console portable Game Boy de Nintendo reste aujourd’hui encore un incontournable pour les amoureux de rétrogaming… et de jeux vidéo tout court. Lancée à l’époque (entre autres) avec Super Mario Land, un épisode exclusif à la petite console nomade, la Game Boy a également accueilli, en mai 1994 (en Europe) un certain Wario Land. Et vous faites peut-être partie de ces jeunes joueurs qui se sont laissés séduire à l’époque, quémandant à leurs parents lors des sacro-saintes courses hebdomadaires, de pouvoir déposer dans le caddie ce nouveau jeu exposé au rayon jeux vidéo d’Auchan, Continent, Carrefour…

Dans le petit monde du jeu vidéo, les années passent… mais la passion et les souvenirs restent ! Re:Play revient sur les grands classiques de l’Histoire du jeu vidéo. Un petit retour vers le futur passé, à la recherche de votre âme d’enfant ou d’adolescent, celle-là même qui vous a sans doute déjà fait (ou vous fera) prononcer la formule magique “c’était mieux avant”. Et si c’était vrai…? Alors on souffle dans la cartouche, c’est parti pour Re:Play !

Wario Land : la (très bonne) surprise de Nintendo en 1994 !

En effet, après l’infâme Bowser sur NES et Super Nintendo, les joueurs de Super Mario avaient pu faire la connaissance d’un autre antagoniste sur Game Boy. Apparu pour la première fois dans Super Mario Land 2 en tant que boss final, le vilain Wario n’avait a priori rien pour que Nintendo ne lui consacre un jeu dédié. C’était bien mal connaitre le groupe nippon, qui lança en 1994 le troisième (et dernier) opus de la saga Super Mario Land. Dans ce nouvel opus, on ne contrôle pas Mario, mais bien l’anti-héros Wario, pour une chasse aux trésors inoubliable.

Wario
© Stéphane Ficca / Presse-citron.net

A la suite de sa déroute face à Mario dans Super Mario Land 2, Wario débarque sur l’Ile Cuisine, bien décidé à mettre la main sur les trésors du coin, dont une statue de la princesse Peach. Au milieu des années 90, pas d’Internet, pas de YouTube, pas d’influenceurs… C’est l’époque où l’on choisit encore ses jeux en se fiant à la jaquette, aux avis des copains dans la cours de récréation, voire (pire encore) aux “images derrière la boite“.

Wario Land
© Nintendo

Les plus nantis avaient entendu parler du jeu au travers des magazines (Joypad, Nintendo Player…) de l’époque, mais pour les autres, c’est le sous-titre de Wario Land qui va faire office de gage de qualité : Super Mario Land 3.

Et quand bien même Wario Land fut mis au point par la même équipe à la tête de Super Mario Land 2, le style adopté ici est quelque peu différent. On y retrouve le côté plus “posé” déjà adopté par Super Mario Land 2, mais avec une jouabilité quelque peu différente, avec un Wario qui va gagner des capacités en mangeant (entre autres)… des légumes.

Wario Screen 2
© Nintendo

De même, il faudra prendre le soin ici d’étourdir ses ennemis via un coup d’épaule rageur, avant de saisir ces derniers et les lancer au loin. Contrairement à Mario, Wario n’est pas contre le fait d’entrer en contact avec ses ennemis, à condition que ces derniers ne disposent pas d’épées, de poignards, de cure-dents et de petites choses qui piquent et qui font très mal. Des petites particularités de gameplay qui faisaient/font de ce Wario Land un jeu vraiment unique, et pas seulement un “jeu Super Mario dans lequel on incarne Wario“.

Un habile mélange de plateformes et d’exploration

Wario Land poussait le concept d’exploration déjà initié dans Super Mario Land 2 un cran plus loin. Chaque niveau était à même d’abriter un secret plus ou moins bien caché, sans oublier des mécanismes à activer et 15 trésors à dénicher. En explorant dignement le jeu, on pouvait même tomber sur des niveaux cachés, sans compter les niveaux accessibles uniquement en payant une petite taxe de dix pièces.

Wario Screen
© Nintendo

Parmi les niveaux visités, on retrouvera notamment le « Mont Théière », le « Bateau Tasse de Thé » ou encore l’« Île Sorbet ». Comme Mario, Wario est jouable en deux tailles, mais l’anti-héros peut également profiter de trois pouvoirs distincts, à savoir le Taureau, l’Avion et (mon préféré à l’époque) le pouvoir du Dragon. Plus lourd, plus lent et moins sautillant que son meilleur ennemi, Wario impose un rythme de jeu bien différent, ce qui ne l’empêche pas de constituer un modèle de créativité.

Mieux encore, seuls les meilleurs joueurs ont eu la chance à l’époque de visualiser la “vraie” fin de Wario Land. En effet, en fonction des trésors collectés et de l’or accumulé, la demeure de Wario affichée en fin de partie sera totalement différente.

Ainsi, sans doute que, comme moi à l’époque, vous aviez été récompensé par une maison, une pagode japonaise ou (dans le meilleur des cas) un château… Et si vous étiez du genre à ne pas collecter les pièces, alors le génie vous avait offert une modeste cabane à oiseaux ou encore une veille souche d’arbre.

Wario Land 2
© Nintendo

Seuls les meilleurs, à savoir ceux ayant collecté plus de 99 999 pièces et tous les trésors, avaient pu voir la “meilleure” fin, à savoir celle où Wario se voit offrir… une planète à son effigie ! Oui oui, rien que ça !

Plusieurs suites et une affection toute particulière pour les micro-jeux

Loin de constituer un simple “one shot”, ce Wario Land sur Game Boy a finalement signé le point de départ de la licence Wario. Le jeu fait partie des rares titres à figurer sur Virtual Boy, sans oublier deux suites directes à Wario Land, en 1998 et 2000 sur Game Boy et Game Boy Color (et sans doutes lancés un peu trop tard en réalité).

Wario Land 4
© Nintendo

De son côté, la Game Boy Advance accueillera Wario Land 4, tandis que la Nintendo Game Cube pourra compter sur Wario World. La Nintendo Wii avait elle aussi eu droit à “son Wario”, avec The Shake Dimension.

Wario Ware Gba
© Nintendo

Mais dès 2003, la saga Wario a été remodelée, se focalisant sur un style très particulier : les micro-jeux. Un mot (ou une phrase) apparait à l’écran pour informer le joueur de sa « mission », et le joueur n’a alors que 2 à 3 secondes pour comprendre le principe et atteindre l’objectif. Au fil des niveaux, la difficulté et la vitesse augmentent.

Un style très particulier baptisé WarioWare qui débutera sur Game Boy Advance, avant de s’exporter sur les consoles DS et Nintendo Wii, mais également sur l’actuelle Nintendo Switch, avec pas moins de deux épisodes déjà disponibles.

Wario Ware Switch
© Nintendo

Outre les jeux dédiés, le personnage de Wario est devenu un incontournable chez Nintendo, ce dernier faisait partie intégrante de nombreux jeux, à commencer par Super Smash Bros et Mario Party, mais aussi les Mario Tennis, Mario Golf et autres Mario Football. Bref, depuis 30 ans, Wario est un personnage incontournable chez Nintendo (et chez les joueurs).

Et vous, vous êtes plutôt Mario Land ou Wario Land ?

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