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Sera-t-il bientôt impossible d’utiliser les tickets resto pour payer les courses ?

L’Assemblée nationale vient de se prononcer à ce sujet.

Depuis une loi votée en 2022, les salariés qui bénéficient de tickets restaurant peuvent utiliser ces titres pour acheter des produits alimentaires dans les supermarchés. Cette mesure est très critiquée par les restaurateurs, mais aussi plébiscitée par les 5,4 millions de Français qui en bénéficient. Le parlement français doit justement se prononcer sur la prolongation de ce dispositif.

Soulagement pour le pouvoir d’achat des salariés

L’Assemblée nationale a décidé (75 pour, 0 contre) de prolonger jusqu’à fin 2026 ce système. Fait rare, la plupart des élus, qu’ils soient de gauche, du centre ou de droite, se sont engagés en faveur du texte. La balle est désormais dans le camp du Sénat qui doit confirmer, ou non, ce choix. De son côté, le gouvernement semble soulagé et il soutenait le maintien de cette dérogation.

Citée par Challenges, la secrétaire d’État à la consommation, Laurence Garnier, a ainsi souligné : « Il s’agit d’éviter toute mauvaise surprise pour nos concitoyens lorsqu’ils iront faire leurs courses au supermarché le 2 janvier ».

Même son de cloche du côté du député socialiste, Karim Benbrahim : « Si la mesure apparaît comme une rustine sur une crise qui nécessite des mesures d’un autre ordre» elle est un « soutien au pouvoir d’achat des ménages qui bénéficient de titres-restaurant ».

Les restaurateurs montent au créneau

Pour rappel, les restaurateurs souhaitaient limiter l’utilisation des tickets restaurant aux produits consommés directement, tels que le pain, les viennoiseries et tous les produits boulangers, les conserves, les surgelés de plats préparés, les fruits et les légumes, les plats préparés, ainsi que les sandwichs et les salades. Cela aurait donc exclu de ce dispositif, les pâtes, le riz, la viande et le poisson ou encore les conserves et surgelés non transformés, ainsi que les céréales et les boissons instantanées.

En septembre, l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH) déplorait ainsi que « depuis le 4e trimestre 2022 et l’entrée en vigueur de l’extension à tous produits alimentaires, la part de marché des grandes et moyennes surfaces [dans le titre-restaurant] a progressé de 8.4 points, alors que celle des restaurateurs a reculé de 6.4 points sur la même période ».

« Une nouvelle prolongation de l’utilisation à tous produits alimentaires transformerait à coup sûr le titre-restaurant en titre caddie », ajoutait Franck Chaumes, président UMIH branche restauration. Pour l’instant, ces demandes n’ont pas été soutenues par les parlementaires français.

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1 commentaire
1 commentaire
  1. Alors déjà non, ils viennent de le prolonger…

    Ensuite c’est une partie des courses qui ne correspondent pas à des produits consommables de suite qui sont concernés (ce qui ne sert pas à un repas immédiat) qui pourrait redevenir exclus du système (genre un kg de farine)

    Toujours fais mes courses avec la carte déjeuné en complément (mais comme je ne les fais que tous les 15 jours, j’ai toujours assez de produits compatibles dans le panier…

Les commentaires sont fermés.