Créer une série sur Snapchat : la belle réussite des stories quotidiennes #PLS

#PLS est la première fiction Snapchat produite par la RTBF pour toucher un public jeune. Retour sur une première saison qui a rencontré un franc succès.

Les réseaux sociaux sont depuis quelques années bien utiles pour diffuser des vidéos, à tel point que certaines productions sont aujourd’hui pensées spécifiquement pour un réseau en particulier. C’est notamment le cas de la série #PLS réalisée par la RTBF et La Belge Prod et diffusée sur Snapchat afin de toucher les plus jeunes.

Diffusés chaque jour entre les mois d’octobre et de novembre 2017 depuis un compte de 28 000 abonnés (âgés entre 13 et 25 ans), les snaps #PLS ont récolté plus de 15,8 millions de vues. Ce premier succès de la série est lié à la fois à la technique de production ainsi qu’à sa stratégie de publication.

Une stratégie de développement centrée sur de jeunes créateurs

Afin de viser juste et de tout mettre en œuvre pour toucher un jeune public, la cellule WebCréation de la RTBF a misé sur de jeunes créateurs en vue de réaliser cette fiction via Snapchat. Le choix s’est donc porté sur deux jeunes auteurs/producteurs : Adrien Bralion et Maxime Benoît.

D’après Sophie Berque, la responsable de la cellule, ces deux jeunes n’étaient certes pas expérimentés en matière de production audiovisuelle mais avaient en revanche une certaine maîtrise des codes Snapchat. C’était donc un argument de poids pour en faire des personnages parfaits d’un récit fictif tourné par les jeunes et pour les jeunes sans pour autant créer une barrière de « réalité » avec les spectateurs. Selon Sophie, « le défi était de créer le bon contenu pour les bonnes personnes sur le bon support : il ne fallait donc pas raconter ce que nous avions envie de voir, parce que nous sommes tous trentenaires ».

La production : avant et après

Avec un budget limité (80 000 €) et des contraintes de de diffusion quasi-immédiate, les deux auteurs ont pu compter sur l’aide de deux célèbres snapchatteurs belges et de quelques acteurs et actrices mais ont globalement dû se débrouiller seuls pour faire le script, la production, la réalisation et le montage de cette série fictive.

Avec au compteur, 160 minutes de contenus dont le tournage ne précédait que de quelques jours à peine la diffusion, le succès incontestable de la série #PLS relève d’un exploit de production et surtout de la confiance portée en ces jeunes auteurs.

« Il ne s’agissait pas de tout tourner à l’avance, de tout monter, puis de tout diffuser. Nous avons donc dû accepter une filière de postproduction très différente de ce que nous faisons dans le cas de la websérie de fiction. Ils ont eux-mêmes réalisé qu’il s’agissait d’un flux extrêmement tendu et ont dû travailler jour et nuit pour tenir la promesse. La postproduction était donc un peu “bancale”, mais c’est une bonne leçon pour l’avenir si nous faisons une saison 2 » explique Sophie Berque.

Une stratégie de publication élevée pour une création d’interaction avec le public

La diffusion des snaps se faisait plusieurs fois dans la même journée par l’équipe afin de faire en sorte que les « spectateurs » ne ratent aucune séquence de la série. La stratégie de diffusion s’est avérée payante car le nombre d’abonnés est passé à 30 000. « Pour beaucoup d’entre eux, c’était leur petit plaisir de la journée ! » ajoute Sophie Berque.

Rendre éphémère la diffusion était aussi l’une des ambitions des producteurs qui voulaient avant tout créer directement une interaction avec les spectateurs. Quant aux abonnés, ils appréciaient que les acteurs prennent le temps de répondre à leurs nombreux messages.

On attend désormais la diffusion de la saison 2.

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