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Blocage des sites porno : la guerre avec le gouvernement français s’intensifie

Après la suspension de l’arrêté imposant aux sites pornographiques de vérifier l’âge de leurs utilisateurs par la justice française, le gouvernement ne baisse pas les bras.

Le bras de fer entre l’industrie pornographique et le gouvernement continue. Depuis le mercredi 4 juin 2025, les sites Pornhub, RedTube et YouPorn ne sont plus accessibles en France. La décision a été prise par le groupe Aylo, qui détient ces trois sites X, voulant prendre les devants alors que la menace d’un blocage par l’Arcom planait sur les sites pornographiques depuis de nombreux mois.

Deux semaines plus tard, le blocage de RedTube, YouPorn et Pornhub est toujours d’actualité. Forcément, depuis, les recherches liées aux VPN explosent sur Google en France, tout comme les inscriptions sur Proton VPN.

Lire aussi – Utiliser un VPN pour aller sur Pornhub est-il légal ?

La bataille est loin d’être finie. Alors que la justice française vient de suspendre en urgence l’arrêté imposant aux sites pornographiques dans l’Union européenne de vérifier l’âge de leurs utilisateurs, le gouvernement conteste fortement cette décision.

Le gouvernement ne baisse pas les bras face aux sites porno

Ce lundi 16 juin 2025, le tribunal administratif de Paris a décidé de suspendre en urgence l’arrêté entré en vigueur en février dernier. Conformément à une loi votée l’année dernière, cet arrêté ordonne aux sites X dans l’Union européenne de vérifier l’âge de leurs utilisateurs dans le but de protéger les internautes mineurs. Ainsi, les éditeurs de sites pornographiques sont sommés d’exiger l’envoi d’une photo ou d’un document d’identité, tout en proposant une méthode respectant le principe de double anonymat. Mais aucune solution cochant toutes les cases n’existe vraiment.

Ainsi, saisi par la société Hammy Media, qui est notamment propriétaire du site pornographique Xhamster, la justice française a choisi de suspendre cet arrêté en urgence afin de s’assurer s’il est compatible avec le droit européen.

Clara Chappaz, la ministre en charge du Numérique, a annoncé que “les autorités françaises se pourvoiront en cassation devant le Conseil d’État pour rétablir l’obligation immédiate des sites visés par l’arrêté”. Elle regrette cette “résistance juridique forte” de la part des sites X qui “utilisent tous les moyens pour s’exonérer de leurs obligations”.

L’Arcom ne baisse pas les bras non plus. L’entité a souligné qu’une “action d’ampleur commence à se déployer” aussi au niveau européen. Fin mai, Bruxelles a ouvert une enquête contre 4 sites pornographiques qui ne prendraient pas des mesures suffisantes pour protéger les mineurs à ses yeux. De son côté, Xhamster et d’autres sites X établis dans l’Union européenne ont été mis en garde par l’Arcom le 12 juin dernier.

Il ne reste plus qu’à attendre la réponse du Conseil d’État suite à la contestation du gouvernement français.

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Par : Opera