Spidart, label qualité France

C’est maintenant officiel : le public a meilleur goût que les producteurs de musique professionnels.
Même sans cigare.
J’étais hier soir invité à la soirée concert de promotion du label musical communautaire Spidart au Transbordeur à Lyon (merci Fred et l’équipe de Spidart) et ce que j’ai vu m’a non seulement mis une bonne claque, mais aurait surtout conforté dans leur point de tous ceux qui pensent qu’il y a un avenir pour de nouveaux modèles de distribution de musique en ligne.

C’est maintenant officiel : le public a meilleur goût que les producteurs de musique professionnels.
Même sans cigare.
J’étais hier soir invité à la soirée concert de promotion du label musical communautaire Spidart au Transbordeur à Lyon (merci Fred et l’équipe de Spidart) et ce que j’ai vu m’a non seulement mis une bonne claque, mais aurait surtout conforté dans leur point de tous ceux qui pensent qu’il y a un avenir pour de nouveaux modèles de distribution de musique en ligne.

Spidart, tu es le label
Spidart fait partie de cette récente vague de sites communautaires que l’on pourrait qualifier de PGU : Production Gérée par l’Utilisateur. Sur Spidart, comme sur SellabandMyMajorCompany ou encore NoMajorMusik, les artistes sont invités à publier leur musique en créant une page incluant leur biographie et d’autres informations, et les internautes peut investir financièrement sur les artistes de leur choix en achetant des parts d’un montant de 10 Euros.
Une fois la somme de 50000 Euros atteinte par un artiste, celui-ci se voit pris en charge intégralement pour la production d’un CD et sa distribution via les canaux classiques, en plus de sa diffusion en vente sur internet.
Si vous avez misé sur le bon cheval (les chevaux font de la musique, vous ne saviez pas ?) et que le CD de celui-ci cartonne, vous récupérerez alors peut-être votre investissement, voire plus : vous touchez 35%  des gains nets du chanteur ou du groupe en question et ce pendant 2 années à compter de la sortie du CD (prix de vente – TVA – Sacem – coût distributeur).

Allez, on met les Marshall sur On et on écoute maintenant
Les quatre groupes présentés à l’occasion du mini-festival d’hier soir étaient représentatifs de la qualité générale du catalogue Spidart, et leur prestation live nous a rappelé que le bon rock s’écoute et se vit d’abord sur scène.
J’ai notamment été bluffé par Anesa, un groupe qui sonne tellement pro que l’on a du mal à croire que l’on est pas en face de vieux routiers de la scène rock. Un rock à la fois puissant et mélodieux, évoquant souvent Muse, parfois Led Zeppelin, porté par un chanteur au registre absolument incroyable et un guitariste-bûcheron qui n’a pas oublié de réviser les bonnes pratiques du tapping. Enorme et émouvant !

Ensuite, grand moment d’émotion inattendue, qui est la preuve que le mode de distribution Spidart ne s’adresse pas qu’aux jeunes pousses : Les Infidèles, groupe mythique des années 80/90 (Des larmes et des maux c’étaient eux, remember ?) débarque sur scène et envoie un set de rêve, carré, vif et nerveux, réglé au millimètre, montrant que malgré leur traversée du désert la musique n’a jamais cessé de couler dans leurs veines. Leurs dernières compositions sont toujours aussi soignées et leur pop-rock étincelante pourrait rivaliser sans aucun complexe avec les meilleures productions anglo-saxonnes. Leur reprise surgonflée à la benzédrine de Je suis venu te dire de Gainsbourg et celle, plus soul, d’Instant Karma de John Lennon furent notamment particulièrement réussies.
Jetez donc un oeil et deux oreilles sur leur MySpace pour vous faire une idée.

Il y avait aussi Kurt et Naosol, ce dernier étant en tête des fonds levés avec pas moins de 31990 Euros au moment où j’écris ces lignes.

J’ai un peu feuilleté le reste du catalogue Spidart et écouté quelques artistes au hasard, et je n’ai pas trouvé un seul tocard dans la liste.
Normal, Spidart a aussi son directeur artistique et opère une présélection des artistes avant de valider leur inscription sur le site.
La qualité générale de l’ensemble est certainement un gage de succès mais est-ce suffisant ? Combien d’artistes atteindront pas an le seuil fatidique des 50000 Euros ?
Et vous, vous seriez prêts à investir des fonds sur ce type de site ? Vous l’avez déjà fait ?


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26 commentaires

  1. Par contre pour être inscrit sur un projet musical sur spidart, je me dois malheureusement d’annoncer que sans auto-mise-de-départ conséquente de le part de l’artiste, il n’a aucune chance de décoller sur spidart…

  2. @Manu:
    Malheureusement tous ces "labels" (pour moi qui bosse avec des labels depuis 10 ans je trouve ce terme un peu usurpé) qui se défendent d’être des alternatives aux majors adoptent à peu près les mêmes recettes, le risque financier en moins. D’ailleurs ce sont souvent des gens qui en sont issus. Donc là aussi, il est question de réseau pour le financement, et de musique "populaire" quoi que s’en défendent les fondateurs

    A titre personnel, j’ai un gros budget musique (enfin comparé à ce que je vois autour de moi), et pourtant, ça ne me viendrait pas à l’idée de participer à un tel projet.

    Il serait bien de regarder ce qu’a fait NIN avec son Ghosts aussi (certes c’est un artiste établi)

  3. Question à Eric:
    D’après ce que tu dis, ces groupes sont déjà pas mal aboutis, avec un son pro, donc quel est l’intérêt pour eux de passer par ce genre de structure si les chansons sont prêtes, le live aussi, et que la seule étape qui manque étant l’ingénieur son pour l’enregistrement sur support physique d’un album studio ? La promotion ? Aujourd’hui, il vaut mieux faire du homemade sur DailyMotion, MySpace, Facebook… etc que de passer une publicité sur une chaîne musicale (à l’offre musicale restreinte de toutes façons)

    Pour moi le support physique (comme le format album) est dépassé (alors dans les 6 mois, 1 an nécessaires, et encore pour les meilleurs, pour atteindre le seuil…), et j’suis sûr qu’ils auraient pu vendre soit leur disque, soit le live sur clé USB ou CD (ou en téléchargement après sur le Net) à la fin de leur concert, non ? (sans même parler de goodies). Ici, c’est tout le contraire, faut surtout pas vendre, pour que la "mise" (y’aurait beaucoup à dire aussi sur le côté financier, mais ce n’est pas vraiment ce qui m’intéresse) des "producteurs" ait des chances d’avoir un intérêt quelconque.

    Enfin, ce que j’en dis…

  4. Il leur manque un producteur, qui va gérer tout ce qu’il y a à gérer, et mettre les sous pour produire (en physique) leurs albums, et certainement aussi l’enregistrement car si les titres sont prêts, il faut les engistrer en studio tout de même, et ça a un coût.

    En tout cas, Spidart me semble moins orienté culture pop’, culture de masse, que MyMajor. Naosol est tout de même légèrement plus original que les meilleurs artistes de MyMajor. Enfin les goûts et les couleurs…

    Dommage j’aurais bien aimé être au Transbo hier 🙁 Je sazvais pas qu’il y avait une Soirée Spidart. Il y en aura d’autres ?

  5. @Sylvain, tes questions son intéressantes. La plupart des artistes sur Spidart ont aussi leur MySpace et leur propre site, preuve que ça ne suffit peut-être pas pour percer.

  6. et à qui profite les euros tant que l’artiste n’a pas atteint 50000 euros ?

    ça peut représenter un sacré paquet d’argent, une centaine d’artistes entre 30000 et 45000 euros… et générer des intérêts non négligeables ! (quelques dizaines voire centaines de milliers d’euros)

    beau concept !

  7. Je dois dire que je suis assez d’accord avec ce "papier". Je me suis rendue hier soir au Transbo et, outre les Infis qui ont effectivement une carrière à leur actif et que j’ai été ravie de voir(ah je me souviens de mes années collège bercées par le rythme de "des larmes et des maux"!!!), j’ai moi aussi littéralement été scotchée par Anesa, groupe qui devrait être dans très peu de temps sur le gros – très gros-devant de la scène, ou je ne m’y connais pas!!!
    Bravo Spidart pour le choix de vos artistes. Des découvertes comme celle-ci, on en redemande.
    Moins emballée en revanche par Naosol qui n’a pas beaucoup d’intérêt pour un producteur vu le nombre de reprises affichées au compteur (on se demande d’ailleurs pourquoi cet engouement financier….)
    Pas grave, j’ai eu ma claque musicale avec Anesa!
    Merci donc Spidart!

  8. @ Eric
    Ca dépend ce que t’entend par percer. Dans ce système, il est question de percer "financièrement". Un artiste n’a pas besoin de 50000 Euros pour percer. Je connais un paquet d’artistes français qui ont une renommée mondiale, et n’ont jamais eu plus de 3000 Euros pour produire. Ici, on parle levée de fonds, mises, retour sur investissement, profits, et comme tu le dis ils ont un MySpace, un blog, une exposition au public dans la vraie vie via un concert et pourtant aucun moyen sur ces supports ou lieux de communication d’acheter leur musique. On en parle, mais on ne peut pas acheter. Quel gâchis. Tout ça pour faire fructifier une plateforme qui leur a donné le privilège de les choisir ?

    @ Etienne, s’ils en sont où décrit Eric, il ne manque qu’un ingé son. Et tu penses trop "ancienne économie du disque". Un studio, ce n’est que de bonnes conditions de prise de son, une console (ce que peut faire n’importe quel PC aujourd’hui), et un ingé son. Je ne pense pas qu’on ait besoin de 50000 euros aujourd’hui lorsque les titres sont déjà prêts. Mais ça n’importe quel artiste confirmé vivant en dehors du cercle des majors pourrait te le dire. Et encore tout ça, c’est pour produire un album dont on sait aujourd’hui qu’il n’a plus de réalité économique passé le top 20 des artistes auquel il sera bien difficile d’accéder pour des nouveaux entrants, fussent-ils aidés par 50000 Euros. L’album pour les nouveaux artistes est un non-sens aujourd’hui. En même temps, je disais aussi que les DRM étaient un non-sens en 2002 déjà, il a fallu 5 ans à "l’industrie" pour s’en rendre compte et s’adapter, donc pas étonnant que des anciens de ces industries croient encore au format album pour des artistes non établis. Aujourd’hui, même des très bien établis maus depuis moins de 20 ans et pas dans la variet’ ont du mal à sortir des albums (suffit d’entendre IAM et DIAM’S ce soir aux Victoires) …

  9. @Eiffel
    Tu as trouvé la raison d’être du site 🙂
    Faut savoir lire entre les lignes du
    "on vous fait découvrir de nouveaux artistes" et "vous gagnez de l’argent sur le succès des artistes que vous soutenez"

  10. et que deviennent les sommes placées si l’artiste n’atteint jamais 50000 euros ?

    concernant les 35%, c’est la part que se partagent tous les producteurs. Donc, si tu as investi 500 euros dans un artiste, tu n’auras que 1% des 35% soit 0,35%…
    avec 10 euros, tu auras 0.02% des 35% soit 0.007%

    à chaque, pour récupérer ta mise, il faudra que l’artiste atteigne 150000 de marge (soit prix de vente moins la TVA moins la marge distributeurs). Je ne sais pas trop combien prend le distributeur, mais disons qu’il reste la moitié du prix de vente après TVA et marge distributeurs. à 1 euro la chanson, il faudra vendre 300000 fois un titre en ligne pour atteindre 150000 euros à re-distribuer. Tout cela évidemment dans les 2 ans qui suivent…

    sinon, y a aussi le loto 😉

  11. @Sylvain
    Je pense que tu es bien loin de la realité quand tu parles de production d’album. Evidemment il n’y a pas besoin de 50000€ pour l’enregistrement, mais ce qui coute le plus cher c’est la communication. Et c’est bien cela qui fait défaut aux groupes présents sur spidart. De plus on peut acheter les titres de ces artistes comme Anesa par exemple, sur des plateformes du style Virgin Mega, ou Itunes, donc c’est bien de visibilité que ces artistes ont le plus besoin.

    La scène ne suffit pas, myspace non plus, la radio est le moyen le plus efficace pour se faire connaitre, or aujourd’hui aucun artiste ne passe en radio sans avoir un album physique dans les bacs. C’est le chien qui se mord la queue !

  12. @PhilippeB
    Ben j’ai environ 10 labels managers et 1 gérant de studio parisien (par lequel passe tous les albums qui cherchent un mastering évolué – le premier album 5.1 en est sorti par exemple), donc non, je suis très bien informé sur ce que cela coûte. Si tu regardes un peu l’actu économusicale sur le Net, tu verras que NIN a fait un chiffre d’affaires d’1 million de $, en vente directe, avec un album entièrement enregistré à la maison (y compris le mastering). Je ne sais pas qui est le plus en dehors des réalités. Il y a bcp de mythes dans le coût et ce que rapporte la musique.

    Pour la comm, au contraire, je disais que la communication pouvait se faire via le homemade aujourd’hui, en dehors des traditionnels circuits TV (qui n’ont de sens que pour les prods R’n’B et variété de toutes façons). C’est bien là le malheur des majors d’ailleurs aujourd’hui, elles n’ont pas l’expertise pour faire autre chose que de la communication de masse one-way (donc se limitent de plus en plus à des opérations qui se basent sur ça style télé-réalité).

    J’ai pas vu les liens VirginMega ni sur leur site, ni sur leur MySpace, donc ça manque clairement de visibilité de ce côté là aussi… et ce n’est pourtant pas la visibilité la plus difficile à obtenir

    Je pense qu’il faut plus des "managers 2.0" (des gens qui maîtrisent autant le SEO, Youtube, et le côté artistique) à la rigueur que ces copycats de majors qui ne sont là encore que pour faire des opérations spéculatives sur le dos des artistes. D’ailleurs même Universal, toujours aussi opportuniste a senti le coup avec son beproducer…

    La fin de l’album c’est un fait, début 2006, iTunes affirmait vendre 19 fois plus de titres en single qu’au sein d’un album. Avec la démocratisation du digital (passé devant le physique déjà en UK par exemple) ça ne peut que se confirmer.

    Pour ceux qui veulent en savoir plus sur ce genre de services, Numerama a fait un excellent dossier, qui va au-delà de l’écran de fumée marketing: http://www.numerama.com/magazine...

    D’où sors-tu PhilippeB d’ailleurs, pour me dire que je suis "bien loin de la réalité", aucun commentaire avant cet article sur Spidart sur presse-citron (selon Google en tout cas), pas même sur les posts musicaux, d’où vient cet intérêt pour cet article en particulier et la volonté de me contredire ? 😀

  13. arf ! j’etais pas loin de la vérité, j’ai trouvé l’info sur le site de spidart:
    pour un titre à 0.7€, 0.15€ vont aux fans-producteurs (j’avais estimé à 0.5*35% = 0.17€)

    donc, faut vendre 333 3333 titres dans les 2 ans pour seulement rentabiliser sa mise!

    quand on sait que le disque de platine en France, c’est à 200000 exemplaires qu’on le touche…

    finalement, c’est comme le loto, y a 2 gagnants à tous les coups (etat+francaise des jeux) : spidart et son banquier !

    le pire pour les artistes, c’est que c’est jamais gagné: par exemple, naosol avec ses 31000 euros peut voir son "capital" fondre, car spidart autorise les fans-producteurs à reprendre leurs billes (pour les donner à un autre artiste ou pour les récupérer)…

  14. Ah oui et à PhilippeB encore, la radio s’en contrefiche de l’album. Ce qu’elle passe (je parle de la radio broadcast FM comme toi), c’est soit ce qui est accepté en comité d’écoute, et les auditeurs de ce genre de comité, c’est l’audience de la radio, ils en savent rien s’il y a un album ou pas, soit les DP amis de DA dans les majors, et là le copinage compte bien plus que le fait qu’il y ait un album, soit ce qui passe à la Star’Ac ou autre qui garantit une connaissance au préalable de la musique par l’audience. Ca fait bien longtemps que les réseaux nationaux ne marchent plus par coup de coeur artistique et ne font plus découvrir de musique au public. A la rigueur, je crois plus aux radios locales et on revient donc aux medias de niche pour la recommandation, soit ce que ne savent pas faire les majors, mais savent mieux faire les petits labels (avec une couleur musicale, pas ceux fourre-tout comme les "labels communautaires"… perso je les appelerai plutôt "agrégateurs spéculatifs")

  15. Laurent, manager des infidèles, juste pour remercier tout le staff Spidart pour l’excellente organisation de ce premier concert Spidart…
    Nous avons passé un très bon moment au Transbo avec le public Lyonnais: belle salle, bon son, bonne ambiance.
    Nous espérons que nos producteurs présents au concert ont appréciés le live. Spidart c’est aussi ça, créer des rencontres entre les groupes et le public, (rappel: le concert était gratuit).
    …Et merci à Eric pour ces quelques lignes qui nous touchent énormément.
    Public Lyonnais, nous espérons vous revoir très vite.

  16. @Sylvain désolé d’avoir mis en doute tes connaissances dans le monde de la musique. Je suis tout a fait d’accord avec toi pour dire qu’un album ne coute pas cher à produire aujourd’hui (après cela dépend évidemment du style de musique). Et c’est ce que je disais dans mon premier commentaire, d’ailleurs.

    Par contre, je suis désolé, mais faire de la bonne musique ne suffit pas aujourd’hui. Cependant cela reste necessaire.

    Le pouvoir revient aux media, de vouloir ou non mettre un artiste en lumière. Et pour cela il faut avoir soit de l’argent pour payer une campagne de pub, un bon attaché de presse et un manager, soit de la chance et être remarqué au hasard d’un concert ou d’une page web. Les artistes ont toujours besoin des labels, ils ne peuvent definitivement pas se débrouiller tout seul. Ce n’est pas le vrai boulot de l’artiste de s’occuper de son site, de sa promo, des ventes de ses titres….etc et quand il le fait il le fait souvent très mal. Un artiste est fait pour faire son art, par définition. Donc il a besoin encore une fois de label et de structure qui s’occupe de toute la partie business. Ce qui freine aujourd’hui les maisons de disques et les labels à investir dans un artiste, c’est évidemment le risque de ne pas avoir un retour sur investissemnt. Spidart propose donc de ne rien investir sur l’artiste !!

    Pour ce qui est de mon identité, je n’en suis pas à mon premier commentaire sur presse-citron, mais comme à mon habitude j’aime bien gardé mon anonymat, et donc je change souvent de pseudo, c’est la magie d’internet !! Disons que moi aussi je suis un peu un artiste, mais je me suis fait une raison faute de talent !

    Enfin, il m’a suffit de taper "Anesa" sur google, pour voir que le groupe était distribué sur fnac.com. c’était pas très compliqué !

    On va peut etre pouvoir remplacer les disques par le digital, mais je ne pense pas qu’on remplacera un jour les journalistes qui dirigent bel et bien le monde de la musique aujourd’hui.

    En tous cas, tu as l’air d’y voir très clair sur la façon d’aborder la carrière d’un chanteur. Pourrais-tu définir les étapes et les démarches qu’un artsite devrait mettre en oeuvre selon toi pour réussir sans l’aide d’un label ?

  17. @Sylvain
    J’ai relu mon message, et je me suis dit que tu pourrais y voir comme une mise au défi à la fin. Ce n’est pas du tout mon intention, je suis simplement curieux.

    Voilà c’était pour ne pas que mes propos soit mal interpreté. merci de ta réponse

  18. @Laurent, je suis à mon tour touché par ton petit mot ici, c’est génial de voir que des artistes comme Les Infidèles et leur entourage s’intéressent à ce qui se dit sur eux dans les blogs et prennent la peine de répondre ! Depuis le showcase de vendredi les titres des Infis tournent en boucle sur mon PC via leur MySpace 🙂

  19. Bonjour,
    @ Eiffel : les sociétés type Spidart, MyMajorCompany ou Sellaband ne peuvent pas placer l’argent mis par les internautes sur les artistes, ce serait de l’appel public à l’épargne et c’est impossible, il n’y a donc aucun "intérêt" perçu sur ces sommes.
    Concernant les gains proposés aux internautes, aucun de ces sites ne me semble nous proposer de faire fortune, mais bien de soutenir des artistes, avec la contrepartie d’être intéressé à leur réussite… En cas de réussite évidemment. Cela me paraît assez limpide.
    Les artistes peuvent-ils réussir uniquement en s’inscrivant sur ces sites ? Bien-sûr que non, et encore une fois aucun d’eux ne le promet, ils fournissent juste le moyen d’accéder à une production professionnelle, et la mobilisation des internautes producteurs demande un petit peu plus : prenez Les Infidèles par exemple, leurs concerts sont clairement un moyen de donner envie de les soutenir. Naosol avec 760000 vues sur Dailymotion peut quant à lui capitaliser sur cette notoriété online.
    Quant à la rémunération des artistes, 35% c’est beaucoup beaucoup plus que ce qui est proposé par les majors !
    Sur le principe général, enfin, je ne dis pas que ces systèmes sont la panacée sur un marché de la musique bien difficile à appréhender, mais je vois d’un bon œil ces initiatives novatrices ! Je pense que de toute façon la seule chose qui compte c’est que l’on soit séduit ou non par les artistes, et pour ça rien de mieux que la scène…

  20. @David
    Bien vu David, effectivement la force des Infidèles, c’est le live, le contact direct avec le public et le net ne pourra jamais remplacer ça. Finalement, myspace, youtube dailymotion et Cie….c’est bien pour faire connaître sa musique mais ça ne suffit pas… Enfin c’est notre avis.
    Personnellement je n’ai pas aimé Naosol sur scène, c’est un avis personnel, cela dit il est super sympa… Alors bonne chance à lui !

  21. @PhilippeB
    Je n’ai jamais dit qu’il fallait se passer de label. en revanche, oui, je dis que ces sites ne sont pas des labels (des agrégateurs peut-être mais pas des labels). D’ailleurs, on ne s’y trompe pas dans le milieu, elles sont là pour prendre le boulot des majors et celui des agrégateurs traditionnels (Believe, Wild Palms & co). Pour traiter régulièrement avec des agrégateurs (pas une semaine sans qu’il y en ait qui me demande des conditions spéciales), je n’en ai jamais vu un qui travaillait dans le sens de l’artiste de base (j’entends celui qui n’a pas "percé"), surtout les Français (on impose des exclusivités, on agit en tant que banque pour l’artiste – en bloquant les fonds qui lui sont destinés, en se rémunérant à la commission et facturant tout ce qui est possible de facturer – , et le travail de promo se limite à l’obtention d’une image sur une page d’itunes, VirginMega ou FnacMusic). C’est vrai qu’amener des artistes à faire une scène est peu commun et il faut saluer l’initiative de Spidart. C’est plus constructif que faire du buzz pour une plateforme avec un papa célèbre si vous voyez ce que je veux dire :D. Je pense que le côté financier est malheureusement trop mis en avant sur l’ensemble de ces projets, surtout avec le montant des sommes engagées et la réalité du marché d’aujourd’hui… et des années à venir, et fait que l’on retombe dans les travers des majors, à savoir avoir des réseaux, et faire du vendeur… sans parler qu’on fait parler de, et on ne facilite pas la vente dans le même temps.

    Pour moi, un label (comme son nom l’indique en anglais au moins) définit une étiquette qui fédère plusieurs artistes sous une orientation musicale. Ceux qui en font de l’agrégation (type XIII bis records, pourtant dirigé par le VP du SNEP et directeur des Victoires) signent leur arrêt de mort. Ceux qui s’en tiennent strictement à ça font leur beurre (certes au gré des modes parfois, mais quand il y a une ligne artistique ça dure). C’est un peu comme comparer les Transmusicales (défricheur de tendances – même s’ils se plantent – aux 4 coins du monde) aux Vieilles Charrues (antichambre des DA de majors)

    Je n’ai pas dit qu’il ne fallait pas d’accompagnateur qui maitrise ce que ne maitrise pas l’artiste, c’est même le sens de mon manager 2.0, mais je pense qu’il s’agit là plus de réseau de compétences que d’argent dont il est nécessaire, et ceux qui vivent dores et déjà de la musique en ligne (oui ça existe) marchent ainsi. Le bricolage est la norme désormais en musique, et ce n’est pas forcément un mal question créativité. Je ne démords pas que la partie communication (chère) one-way est révolue, sauf pour ceux qui font de la variet’ et du R’n’B, et encore…

    Regarde Yael Naim (qu’Eric oublie injustement dans son post sur les Victoires), elle a produit chez elle, elle n’a pas eu de grosse structure de comm, et elle vend des centaines de milliers d’exemplaires (merci Apple pour la synchro)

  22. Bonjour Éric, merci pour ce billet, nous sommes enchantés que le concert t’ait plu. Merci à tous ceux qui étaient au Transbordeur vendredi soir, au plaisir de vous retrouver pour de nouveaux lives et de jolies aventures musicales !
    L’équipe Spidart

  23. Je vais lancer Actionstarart.com pour tous les actions stars du monde qui veulent faire leurs films d action a 100 000 ooo de dollars. Je ferais la page en anglais car les vrais fans de Jean Claude Van Damme sont aux Etats Unis on le sait tous et ce ne sont pas des h.

  24. Ah la la quand on lit cet article presque 4 ans plus tard, on ne peut qu’être attristé par ce qui s’est passé ensuite pour les artistes et les fans-prods…….
    Quel gâchis pour Anesa notamment, ça me fout en boule encore maintenant!

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