Aujourd’hui, les plateformes de streaming musical sont plus populaires que jamais. Ces dernières ont assurément révolutionné notre manière d’écouter et de consommer de la musique, bouleversant totalement l’industrie musicale. La rémunération des artistes est souvent pointée du doigt quand il est question de Spotify, Deezer ou encore Apple Music. Mais les plateformes de streaming semblent avoir un plus gros problème sur les bras : l’intelligence artificielle.
Effectivement, les morceaux intégralement générés par l’intelligence artificielle se multiplient sur les plateformes de streaming musical. Face à ce véritable fléau, le PDG d’Universal Music France, Olivier Nusse, aimerait mettre en place de nouvelles règles de rémunération. Son but ? Protéger les “vrais” artistes. Mais alors que les utilisateurs vont devoir mettre (encore) la main au portefeuille, cela risque de faire couler beaucoup d’encre.
Un nouveau chapitre pour le streaming musical ?
Il y a seulement quelques semaines, Spotify a annoncé une nouvelle hausse de ses prix. De quoi agacer profondément ses abonnés. Mais cela ne devrait pas s’arrêter là… Malheureusement pour le budget des consommateurs. L’essor des morceaux générés par l’intelligence artificielle obligera peut-être les plateformes de streaming à augmenter leurs tarifs.
Comme l’explique Olivier Nusse, le PDG d’Universal Music France, les plateformes de streaming vont devoir mieux valoriser les véritables artistes, ce qui est réellement consommé par les abonnés, lutter contre la fraude et les copies ou encore nettoyer les masses de titres qui ne sont pas de la vraie musique. C’est ce qu’a commencé à faire Deezer il y a peu, en changeant son modèle de rémunération pour un système centré sur les artistes et en nettoyant régulièrement son catalogue.
Alors que les majors de la musique, comme Universal mais aussi Sony et Warner Bros. sont en litige contre Suno et Udio, deux startups qui génèrent des morceaux par IA, Olivier Nusse souligne que l’intelligence artificielle peut contribuer au processus créatif, à condition de ne pas le remplacer.
Ainsi, le PDG d’Universal Music France encourage les plateformes de streaming musical à proposer une offre concentrée sur la vraie musique avec des qualités sonores haut de gamme à travers des abonnements “super premium”. Mais forcément, ceux-ci seraient proposés à des prix plus élevés. Si cela est pour la bonne cause, on imagine que de nombreux utilisateurs seront contre le fait de dépenser une vingtaine d’euros (minimum) chaque mois.
Pour le moment, rien n’est officiel. Mais les chiffres parlent d’eux-même. En janvier dernier, Deezer détectait que 10% des morceaux livrés chaque jour sur sa plateforme étaient intégralement générés par l’intelligence artificielle. Trois mois plus tard, ce chiffre grimpe à 18%. Les plateformes de streaming musical vont devoir agir, et vite, pour maintenir une expérience utilisateur digne de ce nom. Et il va, évidemment, falloir que quelqu’un paie.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.
