Tables connectées : on a testé le restaurant 2.0

Presse-citron avait rendez-vous jeudi au restaurant l’Agora de Montpellier pour tester les « tables connectées », une expérience inédite en France.

restaurant

Situé dans la gare Saint-Roch de Montpellier, l’Agora n’est pas un restaurant tout à fait comme les autres. Et pour cause, il est équipé de tables connectées, une première en France, fruit de la collaboration entre Areas, une marque du géant de la restauration collective Elior, et la start-up montpelliéraine Awadac. Cette dernière se définit comme le spécialiste français de la transformation digitale « In Store » et ambitionne de devenir l’un des leaders européens dans ce secteur.

L’ambition d’un côté, la volonté d’avoir une solution opérationnelle de l’autre et un projet commun : déployer des tables digitales dans les restaurants. Pour Jérome Gauchet, président fondateur d’Awadac, l’idée est née en 2014 après de multiples voyages dans le cadre de son travail : « Je vivais une espèce de paradoxe: je m’installais toujours au restaurant car j’avais un peu de temps à tuer et je me retrouvais au final à stresser car il me restait 75min avant l’embarquement et mon plat n’était pas servi. Puis j’ai fait le même constat dans les centres-villes lorsque je m’installais pour prendre un café avant un rendez-vous: il m’est souvent arrivé d’être parti avant d’avoir vu un serveur pour ne pas me mettre en retard. »

De son côté, Areas souhaite « proposer une expérience innovante aux voyageur via un outil digital offrant fiabilité, rapidité, information et distraction ».

Pourquoi des tables connectées ?

Le choix s’est naturellement porté vers l’Agora, un restaurant situé dans une gare, l’endroit idéal pour expérimenter les tables connectées. En effet, le temps est l’argument numéro un avancé par Areas et Awadac qui veulent offrir une alternative à la restauration rapide, souvent privilégiée par les voyageurs les plus pressés.

En réduisant le temps de commande ainsi que l’attente pour payer sa commande, les deux sociétés espèrent réorientés les voyageurs vers des restaurants traditionnels, sans déshumaniser la profession. En effet, les tables connectées n’ont pas vocation à remplacer le serveur mais à l’aider en lui enlevant les tâches sans valeurs ajoutés et le stress qu’elles occasionnent. Les tablettes sont équipées d’un bouton « appel serveur » qui permet au client d’avoir rapidement un serveur à disposition ou de lui signaler lorsqu’on a besoin d’eau ou de pain par exemple. Ce dernier est alors directement prévenu sur sa montre connectée.

connectées

Le serveur reçoit directement une notification sur sa montre connectée.

Du côté du restaurant, les tables connectées ont pour but de l’aider à mieux répondre à la demande, à améliorer le taux de rotation et amener une hausse du ticket moyen. L’utilisation de tablettes permet également en arrière plan de mieux gérer son stock, d’apporter plus de flexibilité au niveau de la carte (signaler un produit indisponible, adapter le contenu en fonction des heures) et d’avoir un retour complet en collectant de nombreuses données (plats les plus consommés, temps passé pour commander, plat refoulé à cause du prix…).

Concernant l’emploi, les deux sociétés misent sur un accroissement de l’activité grâce à la rotation plus rapide sur les tables connectées qui permettra d’embaucher plus de personnel et une revalorisation du rôle de serveur. Ce dernier aura alors davantage de temps pour conseiller les clients.

Un projet ambitieux sur le papier mais qu’en est-il en réalité ? On a testé pour vous les tables connectées.

tables

Prise en main facile

Lorsqu’on nous a proposé de découvrir les tables connectées, cela est venu titiller notre âme de geek mais on se posait des questions sur ce que pouvait réellement apporter ce concept.

Incrusté dans les tables, les tablettes sont étanches et résistent aux chocs, une évidence pour le client mais qui a demandé près d’un an de R&D à Awadac pour trouver la solution idéale. La tablette est facile à utiliser avec une interface claire et fluide, on y retrouve les différents menus, plats et boissons mais aussi des jeux qui raviront les plus jeunes.

Par rapport à une carte traditionnelle, on gagne en lisibilité et le fait d’avoir une photo des différents plats proposés et un vrai plus au moment de faire son choix. Si l’utilisation est plutôt simple, il est toujours possible de faire appel au serveur pour avoir de l’aide et faire son choix, la fonction « appel serveur » est mis en avant sur la tablette avec la présence d’un bouton vert.

Un restaurant 2.0 grâce aux tables connectées

Encore en développement, on attend la possibilité de pouvoir payer son addition et de voir les fonctionnalités qui seront apportées par Awadac. La start-up nous a expliqué vouloir intégrer les informations de la gare (prochains départs/arrivées, quai où l’on doit se rendre, temps restant avant le départ du train) et la possibilité de se voir proposer un doggy bag si l’on manque de temps pour son dessert par exemple.

En l’état, la tablette remplace efficacement la traditionnelle carte et apporte une nouvelle expérience mais on espère pouvoir faire plus avec ce type d’appareil. On pense notamment à la possibilité de découvrir des lieux historiques de la ville et d’accéder à une carte pour découvrir les alentours, deux fonctionnalités qui pourraient séduire les touristes. La possibilité d’avoir une application pour lire les actualités et accéder à des journaux numériques pourraient enrichir l’expérience client.

Avant de penser aux nouvelles fonctionnalités et de s’étendre à de nouveaux secteurs d’activités (hôtellerie notamment), les tables connectées veulent continuer à séduire le monde de la restauration.


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10 commentaires

  1. maxatable existe depuis 2014 à Bordeaux.
    Il faudra revoir votre notion de « experience inédite » et de « première en France ».

    • Thomas-Estimbre on

      Bonjour,

      Le concept proposé par Maxatable se rapproche en effet de celui-ci mais il y a des différences notables. Tout d’abord, Maxatable est un fast-food, les tables connectées d’Areas et d’Awadac viennent s’intégrer dans des restaurants traditionnels (d’où la notion d’expérience inédite) et les deux groupes ont insisté là-dessus, ils veulent proposer une alternative à la restauration rapide.

      Deuxièmement, Maxatable propose des tables interactives connectées alors que la solution mis en avant ici fait appel à des tablettes qui s’intègrent davantage au mobilier. Awadac et Areas souhaitent avant tout conserver l’esprit restaurant. Les deux concepts sont intéressants mais l’approche est différente.

      Avant d’appeler à revoir les notions utilisées, il faut peut-être regarder en détails ce qui est proposé par les deux restaurants.

  2. Oui en effet, je tombe sur cet article et là je me dis que les recherches n’ont pas été très bien menées. Je suis un peu déçu de votre rédaction. Vous devriez decouvrir Max à table et rétablir la notion d expérience inédite. Bonne découverte

  3. « Inedite » Laurent a raison. Vous devriez vous informer mieux que ça et aller découvrir Max à table.

  4. Depuis quand max à table est considéré comme un fast food. C’est pas parce que c’est est un concept de Burger que ce n’est pas un restaurant.

  5. D’accord, prenez-le sur ce ton. Nous allons mettre les choses au clair.

    Oula oui, une tablette intégrée à une table (qui donc est conçue pour recevoir cette tablette) et une table qui fait office de tablette, ça remet totalement en cause tout le reste du concept. Il est vrai que ça n’a rien à voir !

    A ce compte là, les concepts de macDo et de Quick n’ont rien à voir.
    (ben oui l’un propose du Pepsi et l’autre du Coca)

    J’ai simplement fait remarquer que vous parliez de « tables connectées, une expérience inédite en France » dans votre accroche, et que le terme « inédite » est donc totalement usurpé ici. (Les tables de Maxatable sont-elles connectées, oui ou non ?)
    Je n’ai jamais dit que les systèmes utilisés étaient identiques.

    Maintenant si vous voulez parler de tablettes, on peut citer ce qui existe déjà également depuis plusieurs années :
    easydott, elacarte , entres autres …
    Ah mais non, la tablette n’est pas intégrée dans le plan de la table, donc ça n’a rien à voir.
    C’est ce que vous allez me répondre ?

    Avant de vous poser en donneur de leçons, il faut peut-être vous remettre en question quant à vos capacités d’investigations.

  6. J’ai simplement fait remarquer que vous parliez de « tables connectées, une expérience inédite en France » dans votre accroche, et que le terme « inédite » est donc totalement usurpé ici. (Les tables de Maxatable sont-elles connectées, oui ou non ?)
    Je n’ai jamais dit que les systèmes utilisés étaient identiques.

    Mais puisque vous le prenez sur ce ton, j’use de mon droit de réponse.

    Oula oui, une tablette intégrée à une table (qui donc est conçue pour recevoir cette tablette) et une table qui fait office de tablette, ça remet totalement en cause tout le reste du concept. Il est vrai que ça n’a rien à voir !

    A ce compte là, les concepts de macDo et de Quick n’ont rien à voir.
    (ben oui l’un propose du Pepsi et l’autre du Coca)

    Maintenant si vous voulez parler de tablettes, on peut citer ce qui existe déjà également depuis plusieurs années :
    easydott, elacarte , entres autres …
    Ah mais non, la tablette n’est pas intégrée dans le plan de la table, donc ça n’a rien à voir.
    C’est ce que vous allez me répondre ?

    Avant de vous poser en donneur de leçons, il faut peut-être vous remettre en question quant à vos capacités d’investigations.

  7. Sébastien VIDAL on

    Se contenter d’utiliser l’argumentaire « c’est de ce cas précis dans ce contexte précis dont il est question » pour justifier de quelque chose ne le rend ni nouveau, ni innovant…
    J’applaudi l’application d’un concept existant à un nouveau marché (en l’occurrence, l’intégration parfaite dans le mobilier de la restauration traditionnelle en France), mais le concept n’est pas neuf. Du tout.
    Il existe dans bien d’autres secteurs, dans le même secteur en dehors de la France, et je suis prêt à parier que ce n’est même pas le premier cas dans ce contexte et ce secteur (déjà, si on enlève le coup du « parfaitement intégré au meuble », c’est cuit)… donc c’est un raccourci un peu facile et racoleur.

    En revanche, l’intégration dans le contexte (fonctionnel et mobilier) est archi propre, la connectivité (montres, etc…) semble intelligente, et la démocratisation de ce genre de process est en soi une excellente chose. J’approuve la démarche, mais la présentation est un peu trop enthousiaste…

  8. Saltimbanque on

    Max à Table qui n’était d’ailleurs pas précurseur puisque Touch’in à Paris avait tenté l’aventure en 2012. Ce qui est intéressant c’est que la restauration a eu du mal à entrer dans l’ère de la digitalisation. Max à Table est un concept vraiment sympa mais il a été conçu en amont sur l’axe du digital. Les groupes plus traditionnels semblent avoir davantage de difficultés à « refondre » leur concept existant. Le caractère inédit vient peut-être plus du fait qu’un grand acteur du secteur prenne le virage. Est-ce le début d’un cycle de transformation?
    Quoi qu’il en soit, les différents acteurs devraient tous avoir un rôle à jouer devant l’ampleur du marché à transformer.

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