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Tales of the Black Death : faites les bons choix pour survivre à la pire pandémie

Le nouveau jeu narratif de Doubleton Game Studio nous place face à des décisions très difficiles sur le plan moral.

Les termes pandémie, couvre-feu, et quarantaine nous sont devenus familiers depuis l’an dernier. C’est dans une crise sanitaire d’une toute autre ampleur que nous embarque Tales of the Black Death, le nouveau titre de Doubleton Game Studio. Ce jeu narratif retrace le passage de la peste noire en Europe à partir de 1347, une maladie qui aurait décimé entre 30 et 50 % de la population du Vieux continent en moins de dix ans.

Des choix moraux déchirants

Nous incarnons ici le jeune Baldasar, âgé de 14 ans, qui évolue dans sa Toscane natale. Pourchassé par les autorités locales, qui veulent le placer en quarantaine, l’adolescent prend la fuite et tente de survivre dans un environnement cataclysmique.

Le joueur est donc placé face à une série de choix d’actions et de dialogues qui impactent les deux barres de vie du personnage. La première, dite de santé, est classique dans l’univers du gaming et il s’agit donc d’éviter les blessures, les maladies, ou la faim. La seconde l’est beaucoup moins et mesure la moralité du héros.

Tales of the Black Death
© Doubleton Game Studio

C’est justement la grande force de Tales of the Black Death car cette mécanique nous force à arbitrer entre des décisions difficiles. Survivre est une chose mais il faut aussi éviter de se comporter de manière égoïste. Sur le papier, cela semble plutôt simple à gérer, mais lorsque Baldasar a faim et qu’il n’a plus mangé depuis plusieurs jours, on peut facilement se laisser à aller à un choix immoral.

Un jeu qui fait écho à la pandémie de Covid-19

Tout au long de cette aventure qui prend place en Italie, en France, et en Angleterre, nous faisons face à de très nombreux personnages, lieux et situations. Certains protagonistes sont admirables, tandis qu’il vaut mieux éviter de s’éterniser face à d’autres. Au bout de quelques minutes, le jeu finit par nous placer dans un climat de paranoïa généralisée. L’écriture aux petit oignons et le style graphique contribuent à nous plonger dans cette ambiance très sombre.

Zoom sur Doubleton Game Studio

Déjà auteur de plusieurs jeux, le studio basé à Montréal a notamment produit Doomsday Room. Ce titre nous place dans un monde alternatif où les tensions économiques et politiques sont omniprésentes. Bombardé en tant que représentant d’une nation fictive dans une sorte de conseil de sécurité de l’ONU revisité, il convient d’éviter un affrontement entre les pays qui pourrait bien déboucher sur une guerre nucléaire.

Ainsi, lorsqu’un groupe vous fait face, il peut tout aussi bien s’agir d’un prédateur sans foi ni loi que d’un pauvre bougre qui a vraiment besoin d’aide. Il ne convient qu’à vous de l’éviter ou de lui venir en aide. Mais en cas de mauvais choix, la sanction est parfois sévère et vous risquez de vous retrouver rapidement contaminé par la peste, ou emprisonné. Rien d’insurmontable cependant et si le gameplay vous rebute, il est aussi possible de jouer en mode histoire pour profiter de la narration sans trop forcer.

Cerise sur le gâteau, le jeu bénéficie d’une traduction française, un ajout très appréciable car la version de base nécessite un assez bon niveau d’anglais. Enfin, à la fin de chacun des parties, un rappel nous permet de voir quelles ont été les conséquences concrètes de nos choix.

Au final, on apprécie ces quelques heures passées aux côtés d’un personnage très attachant, embarqué dans une aventure faite de rencontres et de mystères. Quelle est cette maladie, quels sont ses symptômes, et comment la soigner et gérer les malades avec humanité ? Autant de questions que se posent les héros et qui conservent une vraie pertinence dans la pandémie actuelle.

Tales of the Black Death est disponible sur Steam.

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