(tendance) Téléphoner avec son mobile est devenu has-been

Les études se succèdent et semblent confirmer la tendance : la consommation de données et de texte sur mobile dépasse les communications vocales. Une première étude menée par Sony Ericsson en décembre 2009 avait déjà indiqué le début de ce changement de comportement. Un autre rapport, publié cette fois par le CTIA américain (association internationale

Les études se succèdent et semblent confirmer la tendance : la consommation de données et de texte sur mobile dépasse les communications vocales. Une première étude menée par Sony Ericsson en décembre 2009 avait déjà indiqué le début de ce changement de comportement. Un autre rapport, publié cette fois par le CTIA américain (association internationale de l’industrie des télécommunications) confirme : nous utilisons davantage nos téléphones mobiles pour échanger des textos, des photos et surfer sur internet que pour téléphoner.

Selon cette étude, relayée par le New York Times, en même temps que le nombre de messages texte envoyés en 2009 aux USA doublait par rapport à 2008, les appels vocaux diminuaient sensiblement en nombre mais aussi en durée, passant de 2.27 minutes en 2008 à 1.81 minutes en 2009. Bref, la tchatche n’a plus la côte.

Bien sûr, à côté des textos, surtout prisés par les ados, on voit à travers ces chiffres l’émergence irrésistible de l’internet mobile, dont la fréquentation a certainement été largement favorisée par l’arrivée de l’iPhone et d’applications mobiles comme Facebook, mais aussi par l’utilisation intensive de Twitter sur son smartphone, et la prééminence de BlackBerry sur le marché U.S. avec le volume important de mails échangés via les terminaux à clavier de RIM.

Des terminaux en mutation

Le New York Times note d’ailleurs une évolution marquante dans l’ergonomie même des derniers téléphones mobiles : non seulement ils sont de plus en plus nombreux à être équipés de claviers QWERTY/AZERTY, se muant en véritables machines à texte, y compris pour les ados, mais sur nombre d’entre eux, et notamment les appareils à écran tactile, on n’accède à la fonction appel téléphonique qu’après plusieurs clics. C’est le cas en particulier avec l’iPhone, qui nécessite quatre actions pour lancer un appel (allumer l’écran, le déverrouiller, cliquer sur l’icône téléphone, puis sur celle du clavier ou des contacts).

Une tendance qui devrait encore s’amplifier avec l’avènement des tablettes nomades comme l’iPad, qui vont utiliser les réseaux téléphoniques cellulaires pour leur connexion web.

Le prochain point de basculement arrivera probablement assez vite, lorsque l’on accèdera davantage au web via son mobile et une connexion GSM que via son PC fixe en ADSL, une tendance qui va s’accélerer avec l’équipement en réseaux mobiles des pays émergents qui ne seront jamais passés par la case réseau filaire + PC fixe. Plus près de chez nous, je sens qu’un nouvel opérateur mobile comme Free va ici encore arriver pile au bon moment…

J’en profite pour vous proposer ce sondage sur vos usages du mobile. Un sondage forcément réducteur puisque ne donnant la possibilité que d’une seule réponse, et qui bien sûr qui ne prétend à aucune valeur scientifique ni statistique mais qui donnera une photo de vos usages en mobilité. C’est bien les photos aussi, si elles sont à peu près nettes.


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31 commentaires

  1. Quel principal usage faites-vous de votre mobile ? ou plutôt Quel principal usage souhaiteriez-vous faire de votre mobile ..

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    Un rêve proche , je l’espère

  2. Avec les forfaits SMS/MMS illimités, les échanges de messages/emails prennent le dessus pour plusieurs raisons :
    1. Une conversation demande une attention toute particulière et une certaine concentration (cf. ne pas conduire au volant) ;
    2. Difficile de toujours trouver un endroit calme pour converser alors qu’un SMS ne demande pas forcément d’être au calme ;
    3. La mémoire est sollicitée lors d’une conversation téléphonique quant à l’échange d’informations. Les données ne sont plus tracées et sont donc plus volatiles…
    4. Le prix d’un SMS est bien plus faible que le coût d’une liaison téléphonique et ce sera toujours le cas car une liaison téléphonique demande une réservation de la BP de bout en bout alors qu’un SMS/MMS/email est acheminé par paquets (notions de base de cours de réseau — problème de disponibilité lors des fêtes de fin d’année).

    Je suis certain qu’on peut trouver tout un tas d’autres raisons qui font que les échanges textuels sont préférés… Comme aussi la confidentialité d’une conversation : tout le monde expose sa vie sur Twitter et Facebook mais personne ne souhaite être entendu dans des lieux publics. Il y aussi un mouvement comportemental : les relation interpersonnelles sont beaucoup moins tendancieuses depuis quelques années et cela nous amène à une absence sévère de politesse mais c’est ici tout un autre sujet 🙂

  3. Y’a que moi que ça « choque » la phrase : « 1.81 minutes en 2009 » ?
    Parce que ou je ne comprends rien ou 1.81 c’est en fait 2.21 minutes, et ça ne fait alors que 6 secondes de moins qu’en 2008…

  4. Très bon article. Il est vrai qu’on passe plus de temps a envoyer des textos qu’a faire des appels.

    Eh oui avec les réseaux sociaux, on est a peu près toujours en contact avec les amis ou nos proches. Donc plus vraiment besoin de s’appeler.

  5. J’aurais entendu dire qu’au Japon, certains mobiles ont supprimé la fonction SMS/MMS, car très peu utilisée là bas. Contrairement au e-mails !

  6. kalahaine, je pense que 1.81 minutes ca veut dire 1 minute + 8 dixième de minute soit en tout 1min48 secondes contre 2min16 secondes, bref une belle différence sur une moyenne.

  7. Hey,

    perso, je préfère les SMS pour une question d’ondes 😉 Vive skype pour parler (aux amis inscrits dessus seulement :/)

    Ah, l’Internet vraiment mobile… Et rapide ! Si ça pouvait un jour être vrai. Surtout chez moi en Belgique où on se mange encore de vulgaires petits quotas.

  8. en moins de 4 ans ont est passé du téléphone qui doit avoir la meilleure réception pour téléphoner, à n’utiliser son téléphone comme un mini terminale, c’est quoi la prochaine révolution dans 4 ans. A vos prévisions

  9. Cette évolution était prévisible et va enfin permettre au opérateur de rembourser le réseau 3G. Au départ on parlait de ce type d’usage dès l’introduction de la 3G (vers 2004 / 2005 je crois)

  10. Le web mobile est intéressant dès qu’il y a du WiFi, pour les connexions 3G, le débit est tellement limité que les usages sont nécessairement très restreints. L’émergence des tablettes ne va-t-elle pas au final marquer la fin des smartphones trop limités pour un usage web et un retour à un simple usage téléphonique d’appoint, l’essentiel des fonctionnalités revenant à la tablette ?

  11. Mince, si téléphoner avec son mobile est has-been, quel est le terme pour désigner ceux comme moi qui n’en ont toujours pas ?

    Et oui, une gauloise resiste encore et toujours à l’envahisseur… (Et non, je n’ai pas passé les 10 dernières années de ma vie dans le coma…)

  12. Rooo pinaise !

    Moi qui vient à peine d’acheter mon premier smartphone, je suis déjà has been !

    Bon je continu à courrir derrière le train ….

  13. Bref ! Les appels vocaux sont professionnels et les SMS concernent la vie privée. Mais l’inverse peut-être sympa aussi : « salut peau d’couille, suis au bureau ça pue du cul comment vas-tu ?…attends deux secondes j’envoie un SMS à mon patron »

  14. texte sur mobile dépasse beaucoup les communications vocales c’est sur, avec les smartphones 3G qu’ont la conexion internet on peut envoyer email et telephoner par internet

  15. Pingback: Compil de Mai | Technofeliz

  16. Pingback: Blog Notes #1 | unsimpleclic

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