Il y a trois ans, les équipes françaises d’Asobo avaient surpris tout le monde avec A Plague Tale : Innocence. Après une quinzaine d’années à collaborer sur de nombreux jeux, le studio bordelais nous offrait son premier projet. Le titre nous plongeait au Moyen-Âge, aux côtés d’Amicia et de son petit frère Hugo. Nous vivions avec eux un récit poignant, pendant l’une des périodes les plus sombres de notre histoire.
Tous les deux devaient survivre face à deux menaces. D’une part, une invasion de rats qui répandait la mort et le chaos dans la Guyenne, une ancienne province, située dans le sud-ouest de la France. De l’autre, les membres de l’inquisition qui voulaient à tout prix mettre la main sur Hugo. En effet, ce dernier était porteur de la Macula, une étrange maladie étroitement liée aux rats qui conférait au petit garçon de nombreuses capacités lui permettant de se rapprocher des rats.
Avec A Plague Tale Innocence, Asobo a mis tout le monde d’accord. Pourtant, il s’agissait en réalité d’une mise en bouche. Demain, c’est la sortie de A Plague Tale Requiem, la suite des aventures d’Amicia et d’Hugo que nous avons eu la chance de découvrir depuis une dizaine de jours. Découvrez notre test sur cette pépite qui va confirmer qu’Asobo est un studio incroyablement talentueux, s’offrant le luxe de surpasser nos attentes.
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A Plague Tale Requiem, une leçon de jeu vidéo
A Plague Tale Requiem se déroule six mois après les événements d’Innocence. Nous retrouvons Hugo, Amicia, Lucas et Béatrice dans le sud de la France. Tout semble être revenu à la normale, mais la triste réalité ne va pas tarder à les rattraper. Hugo est toujours au second stade de la Macula, et la maladie va malheureusement se réveiller de nouveau. Plusieurs éléments vont mener à la dégradation de la santé du jeune garçon et les chances de guérisons deviennent de plus en plus faibles. Le dernier espoir sera de trouver une île qui pourrait être la clé de tant de mystères.
Bien que l’envie de vous parler de l’histoire d’A Plague Tale Requiem nous brûle les doigts, nous ne le ferons pas, car ce serait un véritable crime de spoiler ne serait-ce qu’une petite partie de la narration de cette suite. Nous pouvons juste vous confirmer que l’évolution du studio en seulement trois ans de développement est assez bluffante. Que ce soit au niveau des graphismes, de la mise en scène et du récit, nous faisons face à ce qui ce fait de mieux actuellement.

L’histoire est pleine de rebondissements, les dialogues sont de qualité, l’ambiance du jeu est lourde, prenante. Si vous avez aimé l’histoire d’Innocence, vous serez subjugué par cette suite. Préparez-vous à goûter au Requiem, cette prière, ce chant pour les morts qui va vous accompagner au cours de nombreux moments difficiles.
A Plague Tale Requiem est plus sombre que le premier opus, nous faisons face à des moments plus poignants qui nous ont particulièrement touchés. La narration de ce nouveau titre atteint un niveau que l’on voit rarement dans un jeu vidéo et même dans un autre média culturel. Cette histoire est sublimée par une mise en scène exceptionnelle, alors que celle du premier épisode était déjà remarquable. Cerise sur le gâteau, nous avons le droit à une bande originale composée par Olivier Derivière, qui là encore, après nous avoir offert une prestation admirable sur le premier opus, revient et place la barre encore plus haute avec Requiem. Certains titres vont clairement vous faire frissonner. Préparez-vous, car vous risquez d’être marqué par cette histoire.
Un voyage magnifique, au milieu de la terreur

A Plague Tale Requiem est un cruel paradoxe. Car ce dernier nous offre un rendu visuel somptueux, et nous plonge dans le chaos. La macula gagne du terrain, et au plus la maladie se développe, au plus les rats sont nombreux et menaçants.
Comme on a pu vous le dire précédemment, et lors de la Gamescom, il est assez bluffant de voir à quel point Asobo Studio est parvenu à hausser le niveau sur l’ensemble de son titre. Que ce soit au niveau de la narration, mais également sur les graphismes. Le jeu est un voyage, nous offrant une multitude de panoramas tous aussi magnifiques les uns que les autres. Du sud de la France, dans le Colorado Provençale, jusqu’à Marseille et l’île fictive de la Cuna, nous découvrons des paysages variés et de toute beauté.
Les personnages ont aussi eu le droit à un petit lifting. Ces derniers paraissent beaucoup plus réalistes, de nouvelles animations ont été intégrées dans cette suite. Que ce soit dans les mouvements, les déplacements ou encore les animations faciales. A Plague Tale Requiem est peut-être un jeu AA, mais il n’a pas à rougir face aux grosses productions. Mieux encore, Asobo parvient à rivaliser et même surpasser avec certains AAA qui sont sortis récemment.
L’art de la mise en scène

La narration, les graphismes, mais également une grosse montée en puissance au niveau de la mise en scène. Nous avons encore plus de cinématiques, qui sont plus soignées (alors que le premier opus plaçait déjà la barre bien haute). Certaines situations sont tout simplement stupéfiantes, comme les nombreuses attaques des rats.
Là où nous faisons face à des milliers de rats dans A Plague Tale Innocence, A Plague Tale Requiem nous plonge dans un cauchemar où ce sont plusieurs centaines de milliers de rats qui attaquent ensemble. Une prouesse rendue possible grâce à la puissance des consoles next-gen et des SSD magiques. Cela permet d’avoir un rendu très chouette qui apporte son lot de stresse quand vous vous faites pourchasser par cet océan de rongeurs qui n’ont qu’une idée en tête : tout ravager sur leur passage.
Techniquement, le jeu réalise là encore un quasi-sans-faute. Au cours de toute l’aventure (qui dure une quinzaine d’heures en ligne droite), nous avons fait face à quelques petits bugs de collisions et de rares baisses de framerates à des moments aléatoires dans notre périple. En revanche, aucun bug gênant, aucun freeze, et pas le moindre ralentissement pendant les séquences fortes ou les rats attaquaient en nombre.
Un gameplay amélioré, mais encore perfectible

Du côté du gameplay, nous avons également de nombreuses améliorations. Ce dernier est plus souple, moins lourd. Amicia peut désormais viser à 180°, le système pour cibler les ennemis a entièrement été revu par les équipes d’Asobo. Nous avons toujours de notre fronde, ainsi que d’autres objets pour nous aider dans notre quête. Une arbalète, des couteaux que nous devons trouver pour poignarder nos ennemis ou ouvrir des coffres.
Nous disposons également d’encore plus de sorts d’alchimie, qu’il est possible de fusionner avec d’autres objets comme les pots ou l’arbalète. On sent que les équipes d’Asobo ont eu cette volonté d’apporter du nouveau, et de la diversité. Idem, comme dans le premier opus, nous allons faire la connaissance de plusieurs compagnons au cours de notre aventure, qui auront tous leur particularité qui va dynamiser et faire varier le gameplay.
Autre nouveauté, Hugo peut désormais communiquer avec les rats, ce qui lui permet d’avoir un mode écoute pour repérer les ennemis autour de lui, même ceux qui sont cachés par des bâtiments ou des objets. Il peut également prendre le contrôle des rats et les diriger sur des ennemis.

En revanche, ces petites améliorations restent moins marquantes face à l’énorme montée en puissance des autres points (narration, graphismes, mise en scène). On est encore sur un gameplay qui atteint vite ses limites. Lorsque plusieurs ennemis nous attaquent, cela devient compliqué d’avoir un gameplay très fluide, parfois il est difficile de viser rapidement. Cet effet est accentué par un grand nombre d’affrontements.
Les ennemis sont nombreux, peut-être trop nombreux par moments et les combats ont tendance à un peu tirer sur la longueur. C’est surtout sur ces moments que l’on se rend compte que le gameplay a été amélioré, mais qu’il manque encore un petit quelque chose.
Mention spéciale cependant pour la DualSense qui est (enfin) exploitée. Là encore, bravo aux équipes d’Asobo qui sont parvenues à nous proposer une véritable expérience, sans doute l’une des premières qui se rapprochent d’Astro Bot. Grâce aux vibrations haptiques, nous ressentons les moindres pas d’Amicia et Hugo, le déplacement des rats, le bruit des explosions… Les gâchettes adaptatives sont elles aussi exploitées lorsque l’on utilise nos armes et notamment notre fronde. C’est un vrai petit plaisir.
A Plague Tale Requiem, une place parmi les grands

Avec A Plague Tale Requiem, Asobo montre une nouvelle fois qu’il n’est pas nécessaire de bénéficier d’un budget mirobolant pour créer une véritable pépite. Il est certain que le titre atteint parfois ces limites. Certaines animations se répètent, certains raccourcis sont utilisés pour faire une transition entre deux cinématiques. Mais cela reste tellement dérisoire à côté de toute la richesse du jeu.
A Plague Tale Requiem est tout simplement un chef-d’œuvre. En seulement trois ans, les équipes du studio bordelais sont parvenues à apprendre et à hausser considérablement leur niveau pour nous offrir une suite qui surpasse nos attentes. Le titre va vous plonger dans une aventure poignante, qui va sans aucun doute malmener vos émotions et qui finira par vous marquer comme rarement un jeu a pu le faire. La narration est brillamment menée, alliée à une mise en scène digne des plus grands studios de jeux vidéo, le tout sublimé par la bande originale composée par Olivier Derivière.
Préparez-vous à vivre un grand moment aux côtés d’Amicia et d’Hugo. Un voyage mélodieux qui va flirter plusieurs fois avec la mort. Une expérience dont on ne ressort pas indemne. Et rien que pour cela, merci, Asobo.
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A Plague Tale Requiem
44,99€On aime
- La narration merveilleusement bien rythmée, alliée à une mise en scène sublime
- Des graphismes somptueux
- La relation Amicia/Hugo encore plus forte et touchante
- La bande-originale composée par Olivier Derivière est un délice pour les oreilles et permet d'avoir des moments épiques
- Les rats qui vont clairement jouer un rôle dans cette suite
On aime moins
- Certaines séquences/combats avec les ennemis qui tirent un peu en longueur