L’heure est aux reboots ! Après Mortal Kombat et Forza Motorsport, c’est au tour d’une autre saga vidéoludique historique de s’offrir un retour aux sources : Assassin’s Creed. En effet, lancée il y a plus de 15 ans, cette licence signée Ubisoft s’est rapidement imposée comme un pilier du jeu vidéo moderne. Au fil des années, la série a évolué, elle s’est modernisée, s’orientant vers un genre A-RPG en monde ouvert avec la triplette Origins/Odyssey/Valhalla. Conscient d’un certain essoufflement, Ubisoft a tenu à reprendre sa série en mains, avec un tout nouvel épisode, Mirage, qui se veut un hommage à l’Assassin’s Creed originel, et qui a été mis au point par un tout nouveau studio bordelais. Le test de cet Assassin’s Creed Mirage aussi mystérieux qu’attendu, c’est tout de suite !
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Assassin’s Creed Mirage : parce que c’est dans les vieux pots…
Vous l’avez peut-être découverte pour la première fois en 2007, lors du lancement du tout premier opus, la saga Assassin’s Creed était un peu à bout de souffle ces dernières années, plombée par une nouvelle orientation open-world et une triplette de titres somme toute très similaires (et assez loin de l’esprit initial). Aussi, après Assassin’s Creed Valhalla (2020), Ubisoft a pris le temps de repenser sa licence, et a daigné écouter les doléances de nombreux joueurs, qui réclamaient un retour à l’ADN originel.

Dans Assassin’s Creed Mirage, le joueur incarne Basim (un personnage déjà croisé dans Assassin’s Creed Valhalla, mais pas seulement), un habile voleur à la tire aux visions cauchemardesques, en quête de réponses et de justice. Le joueur rejoindra rapidement les rangs d’une société ancienne et découvrira un nouveau crédo qui va bouleverser la destinée de Basim.
Adieu le monde ouvert, Assassin’s Creed Mirage offre une aire de jeu plus condensée mais très riche malgré tout (comme les premiers opus), avec toujours de nombreux éléments à découvrir (points d’observation à synchroniser, coffres à déverrouiller, lieux historiques, contrats spéciaux…), mais aussi une trame scénaristique plus travaillée.
Cette dernière va s’articuler autour de diverses « enquêtes » à mener (parfois dans l’ordre que l’on souhaite), lesquelles nécessitent même un peu de réflexion (oui, oui !) et on sera constamment renvoyé d’une zone à l’autre de Bagdad, la ville principale de ce nouvel opus. Mention spéciale également pour l’interface, exemplaire d’un point de vue clarté et efficacité.

Une ville très immersive, avec une foule parfois très nombreuse à l’écran, et surtout cette (belle) impression d’évoluer dans un monde qui déborde de vie. Certes, on peut opter pour le voyage rapide pour se rendre d’un point à un autre en quelques secondes, mais ce serait alors passer à côté de quelques très beaux environnements, et mettre un peu de côté le célèbre « parkour », véritable marque de fabrique de la licence.
Le retour à la « vraie » recette Assassin’s Creed !
Assassin’s Creed Mirage reprend la majorité des ingrédients qui ont fait le succès des premiers opus, et notamment son ode à la discrétion, à l’infiltration, aux assassinats furtifs et à cette capacité à venir se fondre littéralement dans la foule.

Alors certes, on dénote ça et là quelques bugs, quelques animations un peu rigides, mais Assassin’s Creed Mirage (re)fait la part belle à une action plus posée, et des missions qu’il va falloir préparer soigneusement si on ne souhaite pas se retrouver face à une horde de gardes ennemis. Ça ne révolutionne par la formule initiale, mais c’est un retour aux sources qui fait (très) plaisir à voir et à jouer.
L’autre grande force de cet Assassin’s Creed Mirage, c’est son rythme nettement mieux maitrisé que ses prédécesseurs, avec une histoire passionnante qui se déroule sous nos yeux, et qui vient très rapidement happer le joueur. Assassin’s Creed oblige, l’IA n’est pas (du tout) un modèle de perfection, et les séquences absurdes sont de la partie, mais quel plaisir malgré tout d’éliminer silencieusement un à un les gardes ennemis, jusqu’à parvenir à la cible du contrat.

A noter que cet Assassin’s Creed Mirage instaure également une jauge de « notoriété », qui fera que les gardes seront plus ou moins aux aguets, tout comme la population locale, qui pourra craindre votre passage, et vous dénoncer aux autorités. Il faudra ainsi parfois songer à faire baisser cette jauge de recherche, en arrachant des affiches ou en soudoyant certains personnages. A cela s’ajoute la possibilité de réaliser des assassinats groupés, pour un résultat très efficace et stylé à l’écran, à condition là aussi de faire grimper une (autre) jauge.
Le jeu offre également une belle palette de personnalisation, avec notamment diverses armes et autres gadgets à équiper et à optimiser, sans oublier des costumes, et bien sûr des capacités que l’on viendra déverrouiller avec des points d’aptitude. Pas de niveau à proprement parler ici, ni pour notre héros ni pour les adversaires, comme c’était le cas dans les récents opus.
Oh nuits d’Arabie, mille et une folies !
Qu’on se le dise, lors de sa première heure, la narration de cet Assassin’s Creed Mirage est très travaillée. Aussi, cela permet de plonger le cœur de l’ambiance, de faire pleinement connaissance avec Basim et d’en ressentir la montée en puissance, mais cela se traduit aussi par un premier contact assez déroutant. Sorte de prologue déguisé en tuto (ou l’inverse), les premiers pas dans cet Assassin’s Creed Mirage sont très intéressants, à défaut de se montrer réellement palpitants.

Pas de panique toutefois, le jeu va « s’ouvrir » un peu plus tard, mais force est d’admettre que cette longue introduction, si elle est nécessaire et permet de poser le contexte, n’est pas forcément le point fort du jeu. Idem d’un strict point de vue technique, avec des premiers environnements qui ne flattent pas forcément l’œil du joueur, mais qui permettent toutefois de retrouver l’ADN d’Assassin’s Creed, à savoir la discrétion, le parkour et même un chouia de réflexion.
Là encore, si le jeu affiche quelques faiblesses technique (et petits bugs) lors de sa première heure, la suite de l’aventure va permettre de profiter de panoramas assez sublimes. Ne vous laissez pas duper par cette introduction un brin mollassonne donc, Assassin’s Creed Mirage commence à déployer son plein potentiel au bout d’une grosse heure de jeu. Ouf !

Heureusement, le reste de l’aventure est quant à lui très réussi, avec cette narration retrouvée, et un Assassin’s Creed Mirage plus condensé, plus maitrisé, plus digeste, ce qui n’est pas pour nous déplaire. A noter également une bande-son absolument impeccable, qui contribue à l’immersion générale.
Malheureusement, on retrouve aussi certains défauts presque inhérents à la saga, avec des animations parfois hasardeuses, mais aussi des personnages à la modélisation douteuse, sans oublier une IA ennemie loin d’être irréprochable et pleine de bon sens. On n’échappera pas non plus à cette corde tendue entre deux immeubles qui reste désespérément statique lorsque l’on saute dessus, mais soit.
Graphiquement parlant, l’ensemble reste très réussi, sans pour autant arracher la rétine. Cela étant dit, on prendra malgré tout souvent le soin d’admirer certaines zones, vraiment agréables et très immersives. Idem côté combats, avec un système hybride un peu déroutant et pas toujours très précis dès lors que l’on affronte plusieurs adversaires. Le jeu n’encourage d’ailleurs aucunement les affrontements de manière frontale, qui manquent d’impact globalement, la fuite étant souvent la solution à privilégier.

Avec cet opus Mirage, Ubisoft a souhaité rendre hommage à sa saga (le jeu s’ouvre d’ailleurs sur une sublime animation retraçant les 15 ans de la série), en proposant une approche moderne du gameplay qui a défini Assassin’s Creed en 2007, et force est d’admettre que si le jeu n’est pas révolutionnaire, avec son côté « comme avant », il n’en reste pas moins très agréable à parcourir.
Comptez une grosse quinzaine d’heures pour venir au bout de l’aventure si vous êtes du genre à faire un peu l’impasse sur les quêtes annexes et autres bonus à récolter. Toutefois, il serait dommage de faire cet Assassin’s Creed Mirage en ligne droite, tant les petits à-côtés peuvent s’avérer intéressants, sur la forme comme sur le fond, avec en prime une vraie dimension historique. Rappelons d’ailleurs que le dernier-né de chez Ubisoft est proposé dès son lancement à moins de 40€ chez de nombreux revendeurs.
Notre avis concernant Assassin’s Creed Mirage
Promesse tenue pour Ubisoft avec cet Assassin’s Creed Mirage, qui signe un beau retour aux fondamentaux de la saga. On apprécie cette modernisation de la formule d’origine, avec une narration plus maitrisée, un joli retour à la discrétion et à la réflexion, le tout, au sein d’une ville très détaillée, vivante et vaste. Alors oui, cela donne parfois à ce Mirage un côté un peu « vieillot » (technique, animations, bugs, visages…), mais cela n’empêche pas de renouer avec un vrai plaisir d’antan, et notamment celui d’effectuer un assassinat en toute discrétion, avant de se fondre dans la foule et de disparaitre derrière les dunes.
Test réalisé à partir d’une version numérique PS5, fournie par l’éditeur
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Assassin's Creed Mirage
49,99€On aime
- Un « vrai » Assassin’s Creed, comme avant
- L’histoire passionnante et immersive
- Le système d’enquêtes et d’indices, très sympa
- Jouer (et tuer) en toute discrétion, jouissif !
- De nombreux à-côtés à effectuer en plus du scénario principal
On aime moins
- Pas franchement renversant techniquement parlant
- Des bugs, encore et toujours
- Le système de combats
- La VF, pas toujours très inspirée
Malencontreusement sorti le jour des massacres du 7 octobre, AC Mirage est un peu dérangeant dans ses formules invoquant Allah. Plus embêtant : la version française est plus que faible, et certaines voix injustifiées (la voix rauque de Roshan, mal jouée) mais les doublages français nous ont habitués à ces mauvais acteurs. Un dernier point dérangeant : les gesticulations incontrôlées des artisans quand on négocie avec eux. Mais j’ai bien aimé terminer le jeu.