Il avait fait forte impression lors du CES 2025. Sur Presse-citron, nous l’avions même classé parmi les produits les plus intéressants du salon de Las Vegas. Lui, c’est le Zenfone A14, l’un des derniers PC portables commercialisés par Asus.
Vendu à partir de 999 euros, il est le plus light des PC portables du constructeur, voire l’un des plus légers du marché. Il embarque aussi une puce Snapdragon X, plateforme de Qualcomm développée pour l’industrie des ordinateurs portables. Surtout, son écran OLED m’avait semblé magnifique lors de ma première prise en main.
Lorsqu’Asus m’a proposé de tester la bête, je n’ai pas hésité une seule seconde. J’ai rangé mon Macbook Air M3 dans un tiroir pendant une quinzaine de jours pour utiliser exclusivement le Zenbook A14. Pour le meilleur et pour le pire…
Ce que j’ai aimé du Zenbook A14
Son design minimaliste et son poids plume

En découvrant le Zenbook A14 au CES de Las Vegas, deux éléments avaient retenu mon attention : son poids plume et son design minimaliste. Avec 980 grammes sur la balance, le nouvel ultrabook d’Asus est un compagnon parfait pour quiconque est amené à travaillé en mobilité. J’ai senti une énorme différence lors de mes déplacements hebdomadaires entre Amiens et Paris.
Le Zenbook A14 n’est pas seulement ultra-léger, il est aussi très fin (1,59 cm d’épaisseur seulement au plus haut point). Pourtant, Asus réussit à y loger une connectique riche : un port HDMI 2.1, un jack 3,5 mm ainsi qu’un USB-A 3.2 Gen 2 et deux USB-C 4.0 Gen 3, tous compatible 10 Gbits.
Pour proposer une machine aussi mobile, Asus a utilisé du céraluminium, un alliage associant céramique et aluminium. On retrouve ce matériau sur la coque mais aussi sur le clavier et jusqu’au trackpad. En plus de ces propriétés, le céraluminium se révèle très agréable au toucher. J’ai pris beaucoup de plaisir à l’utiliser pour écrire mes articles sur Presse-citron. En revanche, le trackpad se révèle un poil rigide.
Le design du Zenbook A14 est sans doute possible son plus bel atout. Fin et léger, il m’a accompagné partout en se faisant oublier dans mon sac à dos. À tel point que j’ai souvent eu l’impression de l’avoir oublié au bureau.
Son magnifique écran OLED

Chez Asus, l’OLED est pratiquement devenu un standard. Le Zenbook A14 hérite donc d’une dalle OLED de 14” avec une définition Full HD+ (1 920 x 1 200 pixels) ainsi qu’une fréquence de rafraîchissement de 60 Hz. Bien que le marché tende à adopter des définitions 2K à 120 Hz, l’écran du A14 reste sublime. Pour le proposer à un tel tarif, Asus se devait de toute façon de rogner sur quelques caractéristiques.
Pour un usage bureautique, la qualité d’image se révèle largement à la hauteur de mes attentes. En revanche, regarder quelques vidéos (Youtube ou plateformes de streaming) voire retoucher quelques photos s’est parfois révélé laborieux, notamment dans des environnements très lumineux (au soleil, en terrasse, près d’une fenêtre, sous des néons).
Cela s’explique par une luminosité un peu trop juste pour une dalle aussi brillante. Par ailleurs, l’OLED affiche des noirs infinis ainsi que des couleurs plus contrastées ce qui rend l’absorption des reflets plus difficile.
En dehors de ce petit défaut, l’écran du Zenbook A14 m’a donné entière satisfaction, aussi bien pour travailler que pour me divertir devant un film, une série ou quelques jeux compatibles (j’y reviendrai).
Son excellente autonomie

Depuis l’ère Apple Silicon, il est devenu difficile de prendre à défaut les MacBook en matière d’autonomie, notamment le MacBook Air M3 que j’utilise quotidiennement. Jusqu’à maintenant, aucun constructeur de PC n’avait vraiment réussi à proposer un PC portable aussi endurant. C’est désormais (presque) chose faite.
Sans atteindre les performances d’un MacBook Air M3, le Zenbook A14 est sans doute l’un des ultrabooks les plus endurants qu’il m’ait été donné de tester récemment. Asus prétend que sa machine ne s’épuise qu’après 32 heures de vidéo ou 20 heures d’usage bureautique : je confirme !
L’autonomie du Zenbook A14 se révèle tout bonnement excellente. En moyenne, j’ai pu enchaîner une journée et demi de travail polyvalent (bureautique, navigation web, retouche photo, lecture vidéo, un peu de jeu) avant de le recharger.
Livré avec un chargeur de 65W et compatible Power Delivery, le Zenbook A14 retrouve toute son énergie en 1h30, à quelques minutes près.
Ce que j’ai moins aimé du Zenbook A14
De la bureautique, mais pas plus

Le Zenfone A14 fait partie de la famille des ultrabooks équipés de puces Snapdragon X de Qualcomm. Mon modèle de test (le plus abordable de la gamme), intègre le processeur X1 d’entrée de gamme, basé sur une architecture ARM. Je ne m’attarderai pas sur les caractéristiques techniques de ce processeur, d’autres, comme mes confrères de 01net s’en chargent non sans un certain talent.
Je me concentrerai plutôt sur ce que m’a permis d’accomplir le A14. En un mot comme en mille : principalement de la bureautique. Le processeur entrée de gamme de Qualcomm délivre en effet des performances très moyennes pour une machine lancée en 2025. N’espérez pas effectuer des montages vidéo en 4K ou faire tourner plusieurs applications multimédia en même temps. La retouche photo peut même se révéler compliquée si vous traitez de trop nombreux fichiers en RAW.
Le Snapdragon X patine dès lors que la puce graphique est un peu trop sollicitée. L’ouverture de multiples applications peut aussi donner un petit coup de chaud au Zenbook A14. Dois-je vous préciser que les jeux 3D compatibles tournent avec des réglages graphiques moyens ?
Le Zenbook A14 est donc un ultrabook ultra-léger au sens propre comme au figuré. Il conviendra donc à des étudiants ou des utilisateurs concentrant leurs usages sur de la bureautique, des logiciels de communication (Slack, Teams etc.) ainsi que du visionnage de films ou séries. Quant aux applications de graphisme, il faudra veiller à ne pas trop leur en demander. Ou alors, opter pour un modèle équipé d’une puce plus musclée, vendu bien plus cher.
Problèmes de compatibilités logicielles

Au-delà des performances limitées du Snapdragon X (tout à fait acceptables pour une bonne partie des utilisateurs) l’architecture ARM crée des incompatibilités très gênantes avec certains logiciels.
Par exemple, les joueurs se sentiront bien à l’étroit, la liste des jeux compatibles étant aussi réduite que sur une machine Apple. Les logiciels de création qui ne sont pas développés pour cette architecture seront aussi fortement ralentis voire inutilisables. En effet, pour que ces applications fonctionnent, le Zenbook A14 n’utilise pas des programmes natifs mais des traducteurs, ce qui réduit encore les performances déjà faiblardes pour ces usages.
Avant de craquer pour ce Zenbook A14, je ne saurai vous conseiller de bien vous informer sur la compatibilité des logiciels que vous utilisez le plus au quotidien. Je me suis parfois retrouvé dans des situations complexes m’obligeant à ressortir mon Macbook Air.
Mon avis sur le Zenbook A14
Le Zenbook A14 fait partie de ces PC que l’on adorerait recommander à tout le monde tant il se révèle pratique au quotidien. Son design minimaliste, le confort du clavier, son excellente autonomie, la qualité de son écran OLED ainsi que sa grande légèreté sont incontestablement des atouts non négligeables.
Toutefois, la puce Snapdragon X dans sa version d’entrée de gamme se révèle bien trop juste pour conseiller cet ultrabook les yeux fermés. Et c’est sans parler des problèmes de compatibilité avec certains logiciels qui peuvent vite transformer l’expérience en cauchemar.
Pour un utilisateur en quête de mobilité dont les usages sont centrés sur la bureautique, la navigation web, le visionnage de vidéos ainsi qu’un peu de retouche photo sur Canva, le Zenbook A14 est à ce jour la meilleure machine disponible. Pour les autres, il faudra se tourner vers d’autres modèles, certainement moins compacts mais plus performants.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

