Asus n’en est pas à son coup d’essai : la machine que nous testons est une version améliorée du modèle d’origine sorti l’an dernier. A quoi sert une telle machine? Asus a-t-il dû faire des compromis dans sa fabrication ? Et son prix, dans tout cela ? On répond à toutes ces questions – et à bien d’autres – dans notre test.
Design & ergonomie : du bon et de l’améliorable
S’il n’est plus exactement un ultraléger, le Zenbook Duo n’est pas non plus une enclume. Son poids de 1,65 kg en fait une machine apte à suivre son propriétaire lors de ses déplacements. Lorsqu’il est fermé, il ressemble à un portable 14’’ tout à fait classique. Seule véritable différence, son épaisseur qui frôle les 20 mm.
Lorsqu’on l’ouvre, on se trouve face à un notebook d’aspect conventionnelle : clavier rétroéclairé de taille normale et trackpad de bonne dimension sont bien présents. Tous deux sont agréables à utiliser malgré une épaisseur conséquente de la machine qui donne à la longue une légère impression d’inconfort.
On comprend mieux cette surépaisseur lorsqu’on s’aperçoit que le clavier mécanique est posé sur la surface du second écran. On le retire aisément afin de découvrir la seconde dalle AMOLED de 14’’, strictement identique à la première. Vous l’aurez compris, c’est elle qui justifie le « duo » du nom. L’articulation reliant les deux moniteurs autorise un dépliage à 180°, transformant le Zenbook Duo en une sorte de gigantesque tablette. En la posant à plat sur une table, elle permet à deux personnes assises de part et d’autre de consulter un document, chaque écran l’affichant dans le bon sens. Asus appelle cette possibilité « mode de partage».
En déployant la béquille logée sous la machine, cette tablette devient un double écran. Ce mode « ordinateur de bureau » offre un affichage nettement plus grand, le clavier mécanique et son trackpad étant alors connectés en Bluetooth. Durant nos tests, nous avons autant été impressionnés par la fiabilité de la connexion Bluetooth du clavier que par le soin apporté à la béquille. Nous n’avons jamais pris en défaut la première, d’une stabilité parfaite, tandis que la seconde supporte la machine sans pendant des heures sans que nous ne constations le moindre changement d’angle d’inclinaison. Chapeau.

Si on se sent plutôt d’humeur tactile, rien n’empêche de conserver le Zenbook Duo partiellement déplié et de faire apparaître sur la partie inférieure un clavier virtuel ainsi qu’un trackpad. On peut aussi ajouter un ensemble de commandes personnalisables à l’aide de l’utilitaire ScreenXpert : touches de raccourcis, curseurs, roues crantées, etc. Celles prédéfinies sont une bonne illustration des capacités de l’utilitaire.
Détail intéressant, le clavier virtuel peut être standard (c’est-à-dire identique à la version mécanique) ou au format « demi-écran ». Dans ce cas, le trackpad se positionne à la droite du clavier et laisse libre la partie supérieure de l’affichage pour l’interface de Windows. Asus n’a malheureusement pas ajouté la possibilité de placer le trackpad sur la gauche, ce que les gauchers regretteront.

Le stylet fourni permet de dessiner ou d’écrire directement sur les deux moniteurs, Windows 11 adaptant son interface à ce mode de saisie. Cela peut s’avérer utile pour la retouche photographique, le montage vidéo ou encore la CAO et les logiciels d’architecture. Sensible et réactif, il dispose de deux touches de fonction et se charge en USB-C. Seul petit regret, l’absence de système de fixation magnétique ou d’emplacement de rangement intégré.
Notebook traditionnel à clavier mécanique ou virtuel, double écran ou tablette : le Zenbook Duo est vraiment une machine polyvalente ! Toutefois, nous ne sommes pas totalement conquis par le concept, notamment à cause de la charnière. On aurait aimé bénéficier d’une charnière 360° afin de le transformer en tablette à un écran, ou le plier en V afin de le poser en chevalet sur une table.

Plus embêtant à notre avis, les deux écrans sont légèrement décalés l’un par rapport à l’autre. Cela pose problème en mode partage ou tablette, la machine n’étant pas complètement plate (le secondaire est plus élevé que le principal) et s’avère un peu bancal lors de son utilisation. Gageons qu’Asus trouvera rapidement comment résoudre ce problème.
Une électronique et des performances satisfaisantes
Même équipé de deux écrans, le Zenbook Duo reste avant tout un ordinateur portable haut de gamme. Les deux dalles OLED de 14’’ affichent 2880 x 1800 pixels. Elles disposent d’une fréquence de rafraîchissement de 120 Hz et d’une luminosité maxi de 400 nits (500 nits en pic HDR). L’image produite est d’excellente qualité et sa colorimétrie fidèle.
Côté quincaillerie, notre exemplaire de test embarque d’un processeur Intel Core Ultra 9 285H cadencé à 2.9 GHz , de 32 Go de RAM et d’un SSD de 1 To. L’affichage est géré par la puce graphique Intel ARC 140T. La webcam 1080p prend place discrètement dans la bordure noire supérieure. Notons qu’elle est secondée d’un capteur de reconnaissance faciale compatible Windows Hello et n’a donc pas de lecteur d’empreintes.

Un tel équipement laisse présager de bonnes performances : c’est bien le cas pour l’immense majorité des logiciels professionnels. Nous avons ainsi pu faire fonctionner sans encombre des logiciels aussi exigeants que ceux d’Adobe (Photoshop, Lightroom, Première Pro). La ventilation se met en route dès qu’une tâche sollicite une grande puissance de calcul. Il reste inactifla plupart du temps.
La carte graphique Intel ARC donne satisfaction tant que l’on ne cherche pas à faire fonctionner des jeux récents. Avec Civilization VII, par exemple, il faut se contenter d’une qualité graphique basse pour ne le pas subir de ralentissements. Est-ce un problème ? Pas vraiment à notre avis, le Zenbook Duo n’étant pas exactement une machine destinée aux gamers.
Le Zenbook Duo dispose d’une connectique que nous jugeons correcte : deux Thunderbolt 4, un connecteur USB 3.2 Gen 1 Type-A, un jack audio 3,5 mm ainsi qu’un port HDMI 2.1. Bien sûr, nous aurions aimé y trouver un troisième Thunderbolt 4 à la place de l’USB 3.1 ou de l’HDMI. Le premier commence à faire figure de vieillerie (il est apparu en 2008) tandis que le second nous semble redondant, Thunderbolt 4 supportant la connexion d’écrans. Cela nous aurait semblé plus pertinent, un des connecteurs Thunderbolt étant souvent mobilisé pour l’alimentation électrique.

Puisqu’on en parle, l’autonomie du Zenbook Duo s’est avérée globalement correcte compte tenu de son équipement. On tient ainsi 7h00 avec les deux écrans actifs pendant 100% de l’utilisation, 9h00 en utilisation mixte (50%avec deux écrans) et 11 heures avec un seul écran. Tout dépend de l’utilisation que l’on fait de la machine.
La nôtre fut raisonnable puisque nous avons passé l’essentiel du temps à utiliser des logiciels bureautiques. Pour le reste, nous avons utilisé des logiciels de prise de notes, regardé des vidéos en streaming et écouté de la musique pendant que nous travaillions (les haut-parleurs sont d’ailleurs de bonne qualité). Signalons pour finir qu’Asus a implémenté une connexion sans fil Bluetooth 5.4 et du Wifi 7 qui manquait cruellement à la génération précédente.
Notre avis sur le Zenbook Duo (2025) d’Asus
Le Zenbook Duo (2025) nous laisse une impression mitigée. Certes, il bénéficie d’une excellente qualité de construction et de deux magnifiques écrans, ce qui est plutôt rare. Bien sûr, Asus l’a équipé d’un processeur Core Ultra 9 de dernière génération, de 32 Go de RAM et d’un SSD de 1 To. Enfin, son autonomie s’avère correcte pour un tel produit et son poids remarquablement contenu.
Notre manque d’enthousiasme provient de la charnière reliant les deux écrans. Conçue pour offrir une ouverture à 180 degrés, elle souffre de quelques limitations. Impossible de mettre les deux écrans sur un même plan, ce qui rend le mode tablette moins commode. Ou encore de poser la machine en V inversée sur une table afin de dérouler une présentation. Peut-être bloquons-nous ici sur des détails qui ne devraient pas gêner la plupart des utilisateurs potentiels ? On applaudit en revanche la fourniture d’un stylet précis et très sensible, tout en regrettant l’absence d’un emplacement (même magnétique) pour l’accueillir.
Côté prix, l’addition est assez salée, mais pas autant que nous aurions pu le craindre. La configuration que nous a confiée Asus pour ce test est disponible au prix officiel de 2299 € (Core Ultra 9 285H, 32 Go de RAM, SSD 1 To et écrans 120 Hz). Asus propose une version un peu moins chère (1999 €) équipée du même processeur, de 16 Go de RAM et d’écrans 60 Hz WUXGA (1920 x 1200 pxl). Il reste intéressant pour les utilisateurs professionnels ne souhaitant pas s’encombrer d’un second écran.
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