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Avion : l’UE tranche sur les hausses rétroactives du prix des billets. Allez-vous devoir payer plus cher des billets que vous avez déjà achetés ?

L’Europe vient de trancher le débat.

Les compagnies aériennes peuvent-elles décider d’augmenter le prix d’un billet d’avion après son achat en raison de la hausse du prix du kérosène ? L’Union européenne a justement été questionnée à ce sujet après la décision de certaines entreprises qui ont appliqué un « supplément carburant » à leurs passagers récemment.

La réponse des autorités de l’UE est à cet égard assez claire : c’est non. Citée par Air-Journal, la porte‑parole de la Commission européenne, Anna‑Kaisa Itkonen, a estimé que « les compagnies aériennes n’ont pas le droit d’ajouter un supplément carburant après l’achat d’un billet d’avion ».

D’après elle, l’implémentation de ce supplément « ne peut se justifier » et toute modification du prix après la réservation expose le transporteur aux directives européennes en matière de pratiques commerciales déloyales.

La Commission européenne précise à ce sujet que les transporteurs « ne peuvent pas prévoir dans leurs conditions générales des clauses leur permettant d’augmenter le prix du billet au-delà de celui annoncé au moment de l’achat, au motif que le carburant s’est révélé plus coûteux que prévu ».

Des compagnies aériennes en difficulté

Nos confrères rappellent justement la décision de Volotea, la compagnie low-cost espagnole qui a défrayé la chronique en décidant d’ajouter un « Engagement de voyage équitable », censé lui permettre d’augmenter ou de baisser le prix d’un billet pourtant déjà réglé par un client selon les fluctuations du prix du carburant.

Son directeur en France, Gilles Gosselin, estimait que « la légalité de notre dispositif a été confirmée par trois cabinets indépendants spécialisés dans le droit du transport aérien et du consommateur ». Très clairement, l’UE n’est pas du même avis que ces instances.

Quoi qu’il en soit, le conflit qui se prolonge au moyen-orient produit des effets délétères dans le secteur aérien. La compagnie américaine Spirit Airlines, déjà en difficulté a notamment récemment fait faillite suite à l’explosion du prix du kérosène.

D’autres compagnies low-cost comme EasyJet ont annoncé des pertes comprises entre 540 et 560 millions de livres sterling, Transavia a annulé des vols et la Lufthansa a supprimé définitivement son service CityLine. Volotea, comme nous l’avons vu plus haut, a fait le choix de répercuter directement la volatilité sur ses clients en instaurant un supplément kérosène qui peut aller jusqu’à 14 euros.

Ce qu’il faut retenir :

  • L’UE interdit aux compagnies aériennes d’augmenter le prix des billets après leur achat en raison de la hausse du prix du kérosène
  • Les transporteurs ne peuvent pas inclure de clauses permettant d’ajuster les prix après réservation sans enfreindre les directives européennes
  • Des compagnies souffrent de la hausse du prix du kérosène

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