Un peu plus de 13 ans après la sortie en salle du premier Avatar, Ubisoft lance Avatar : Frontiers of Pandora, une adaptation vidéoludique de la saga créée par James Cameron.
En attendant les prochains opus cinématographiques, l’éditeur s’est emparé de la licence avec Massive Entertainment pour prolonger le plaisir, manette en main. Un défi de taille, Avatar faisant désormais partie des icônes de la pop culture.
Bonne nouvelle : Avatar : Frontiers of Pandora est loin d’être le flop annoncé par les critiques (de la licence et d’Ubisoft). S’il est loin d’être un chef d’œuvre, le jeu nous embarque dans une expérience vidéoludique plaisante voire jouissive pour les fans de la saga.
Nous avons joué à Avatar : Frontiers of Pandora sur une version Xbox Series fournie par l’éditeur.
Avatar Frontiers of Pandora - Ed. Limitée - PS5
Avatar Frontiers of Pandora - Ed. Limitée - Xbox
Ce qu’on a aimé d’Avatar : Frontiers of Pandora
Un jeu magnifique

Wahou ! Si vous avez vu les films de James Cameron, vous serez ravi de retrouver Pandora. Ubisoft reproduit dans les moindres détails toute la faune et la flore de la planète avec une qualité graphique à couper le souffle.
Après une entrée en matière dans un complexe militaire, le jeu nous plonge dans un environnement éblouissant. Un monde ouvert ou vous devez scruter les moindres plantes et animaux pour deviner s’ils sont une menace ou une aide.
Car en bon Na’vi, vous êtes connecté à Eywa (mère nature) et à tous les éléments vivants qui la composent. Vous pouvez ainsi interagir avec la flore, tantôt pour vous nourrir, tantôt pour confectionner ou renforcer des armes, tenues et autres éléments qui vous serviront tout au long de votre exploration.
Pour vous laisser libre de vos actions, Ubisoft a mis de côté ses vilains réflexes : la carte est épurée, les informations de quête indiquées par des points lumineux. Exit les tonnes d’icônes qui polluent la carte jusqu’à la rendre illisible.
Les développeurs ont aussi pensé à adapter l’environnement aux conditions météorologiques. Le monde coloré de Pandora devient gris lorsqu’une zone est polluée. La pluie, ses reflets, ses réactions physiques lorsqu’elle tombe sur les plantes sont parfaitement représentées.
Et que dire de la transformation de l’environnement de nuit ? Comme dans les deux films de James Cameron, la faune et la flore deviennent fluorescentes, ouvrant les yeux sur un nouveau monde plus beau que jamais. Un spectacle visuel merveilleux.
Une bande son magistrale

Cette magnifique direction artistique s’accompagne d’une bande son tout aussi sublime. Dirigée par la compositrice américaine Pinar Toprak, la BO du jeu s’inscrit dans la continuité de ce que propose la franchise ciné.
On retrouve donc des musiques épiques lors des phases les plus dynamiques et, surtout, des sonorités aériennes dans les phases d’exploration. Les chœurs omniprésents dans les films rythment aussi votre aventure dans le jeu, rendant l’exploration apaisante. Un bonheur pour les oreilles.
Le sound design (sons d’ambiance, voix, environnement etc.) est tout aussi convaincant. Précis, il n’est gâché que par une VF très moyenne. Pour une expérience vraiment immersive, optez plutôt pour la VO.
Un gameplay plaisant

Dans Avatar : Frontiers of Pandora, vous incarnez un ou une Na’vi à la première personne. Vous êtes donc dans la peau d’un personnage mesurant environ 3 mètres et pesant près de 200 kg. Pourtant, sa musculature le rend à la fois fort et agile, capable de grimper, glisser, courir et se camoufler avec aisance.
Premier constat : les proportions par rapport aux humains sont parfaitement respectées. Second constat : l’agilité et la force des Na’vi se ressentent manette en main. Les déplacements, glissades, sauts et courses sont franchement plaisants.
Après quelques heures de jeu, vous pouvez vous déplacer plus rapidement, notamment grâce au fameux Toruk (sortes de dragons) qui vous fera alors découvrir la planète Pandora vue du ciel. Là encore, vos yeux vous diront merci.
Bien sûr, tout au long de votre aventure, votre Na’vi pourra améliorer ses compétences et mieux s’équiper. Ubisoft reprend des mécaniques connues mais efficaces. Particularité de ce jeu : toutes les améliorations ou presque ne sont rendues possibles qu’en récoltant les matières premières sur la planète (en chassant ou cueillant).
Vous l’aurez compris, explorer la planète Pandora en incarnant un Na’vi est un vrai plaisir. Quant à ceux qui affirment que cet Avatar n’est qu’un Far Cry repeint en bleu, nous les invitons à essayer le jeu.
Avatar Frontiers of Pandora - Ed. Limitée - PS5
Avatar Frontiers of Pandora - Ed. Limitée - Xbox
Ce qu’on a moins aimé d’Avatar : Frontiers of Pandora
Les affrontements laborieux

Si le duo Ubisoft-Massive parvient à nous faire vivre une aventure exploratoire palpitante, les phases de combat sont beaucoup moins agréables.
Deux éléments nous chagrinent. D’abord, l’IA des ennemis est beaucoup trop aléatoire. Dans une même phase de combat, l’IA est capable du pire comme du meilleur. Comprenez : vous pouvez laminer la moitié des ennemis en 10 secondes et vous faire rincer par un petit soldat hyper agressif en autant de temps.
Ensuite, Ubisoft semble ne pas avoir choisi entre infiltration et combat de bourrin. Le jeu nous incite à opter pour la première méthode mais, même avec la plus grande discrétion, la moindre attaque tourne au pugilat. On doit alors passer en mode Expandables avec flèches explosives, grenades et autres joyeusetés.
Tout ceci rend les affrontements au mieux compliqués, au pire franchement laborieux. Dommage.
Le scénario aussi basique que les films de James Cameron

Si la saga Avatar a enregistré des milliards de dollars de recettes, ce n’est certainement pas grâce à son scénario. Ne comptez pas sur le jeu pour lui redorer son blason.
L’histoire d’Avatar : Frontiers of Pandora est des plus basique. Les méchants humains viennent tuer la planète Pandora en extrayant un maximum de matières premières parce qu’ils ont épuisé les ressources de la Terre. Les gentils Na’vi, qui vivent en communion avec la nature, tentent de préserver l’équilibre voulu par Eywa.
Le scénario de Frontiers of Pandora se déroule entre Avatar 1 et Avatar 2 soit après la première grande défaite des humains sur la planète. De retour pour une deuxième tentative, les Hommes vont devoir de nouveau faire face à des Na’vi déterminés.
Pas très palpitant, ce scénario manichéen ne détonne jamais. En dehors d’un ou deux passages épiques, l’histoire ne décolle jamais vraiment. Pas suffisamment pour nous embarquer et se faire une place dans notre mémoire.
Et pour la version PC ?
Par Christopher Klippel
Concernant les versions PC, dans l’ensemble, elles tournent relativement bien. Toutefois, il y a tout de même quelques petits soucis à noter lors de notre test (avant l’installation du patch Day One). Il était assez fréquent d’avoir un crash du jeu, systématiquement au bout de 10/15 minutes de jeu après le premier lancement de ce dernier. Une fois relancé, plus de soucis de ce côté là.
En revanche, nous avons aussi rencontré plusieurs soucis de baisses de framerates assez violent (mais fort heureusement assez courts de quelques secondes) in-game et pendant les cinématiques.
Outre ces petits soucis, Avatar Frontiers of Pandora est un jeu agréable qui va clairement séduire les fans de l’univers mis en scène par James Cameron. Pandora est gigantesque, vaste, et sublime. Le jeu est très beau, propulsé par une nouvelle version du moteur Snowdrop qui sublime notre environnement.
Le gameplay est bien adapté aux Na’vis, très dynamique, agréable aussi bien au clavier/souris qu’à la manette. On regrettera un petit effet de redondance et l’impression d’avoir une grosse inspiration côté FarCry.
Avatar Frontiers of Pandora - Ed. Limitée - PS5
Avatar Frontiers of Pandora - Ed. Limitée - Xbox
Notre avis sur Avatar : Frontiers of Pandora
S’il ne se fera pas une place parmi les meilleurs jeux de 2023, Avatar : Frontiers of Pandora reste un très bon jeu. Ses graphismes époustouflants avec une représentation de Pandora à couper le souffle vous en mettront plein la vue tout au long de votre aventure.
En dehors des phases de combat laborieuses, le gameplay est plutôt plaisant et les quêtes proposées assurent une bonne durée de vie au jeu (comptez environ 25 heures). Ajoutons à cela une bande son très soignée nous plongeant complètement dans l’univers Avatar.
D’aucuns regretteront des mécaniques un peu répétitives. Une critique que nous ne partageons pas pour la simple raison que tous les jeux reposent sur des mécaniques redondantes. Le seul véritable point noir de cet Avatar : Frontiers of Pandora, c’est son scénario qui tient sur une serviette en papier. Un peu comme les films finalement…
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