Apple et Beats misent gros sur ce comeback avec une enceinte entièrement repensée qui abandonne le design angulaire de la Pill+ pour retrouver les courbes arrondies de l’originale qui plairont certainement à Dr. Mario. Seulement, après 8 ans d’absence, la Pill a-t-elle encore sa place dans le marché bien concurrentiel des enceintes Bluetooth ?
Un design qui fait mouche et enfin étanche
La première chose qui se fait remarquer chez cette nouvelle Beats Pill, c’est son allure. Fini le design hybride de la Pill+ avec son dessus plat peu esthétique. L’enceinte retrouve ses courbes d’origine avec un cylindre de 22 cm de long pour 7 cm de diamètre. À 680 grammes, elle perd même 10 % de poids par rapport à sa devancière tout en gagnant en solidité.
Le choix des matériaux témoigne d’un vrai travail sur la qualité perçue. La grille métallique à l’avant inspire confiance, tandis que le revêtement silicone à l’arrière offre une prise en main sûre et agréable. Les quatre petits pieds en caoutchouc empêchent efficacement l’enceinte de glisser sur les surfaces planes, détail pratique, mais pas anodin.
Côté coloris, Beats propose trois options : Champagne, Rouge flamboyant et Noir mat. Le rouge rappelle les heures de gloire de la marque et séduit par son rouge vif qui se fera remarquer partout où l’on emmènera l’enceinte portable. La dragonne assortie complète l’ensemble avec style, même si son utilité est relative ici.
La certification IP67 constitue LA grande nouveauté de cette génération. Les précédentes Beats Pill craignaient l’eau comme la peste, un handicap rédhibitoire pour une enceinte portable. Désormais, vous pouvez l’emmener à la piscine, sur la plage ou même sous la douche sans crainte. Elle résiste à une immersion d’un mètre pendant 30 minutes et ne craint ni la poussière ni le sable.
Une ergonomie perfectible malgré les efforts
L’interface physique se limite à quatre boutons logés sur le dessus de l’enceinte. Le bouton d’alimentation, le contrôle multifonction central et les touches de volume adoptent un design concave qui facilite leur identification au toucher. Une LED discrète indique le niveau de batterie par un code couleur simple.
Le bouton central est particulièrement malin à l’usage. Une pression pour lecture/pause, deux pour passer au titre suivant, trois pour revenir en arrière. La logique est intuitive.
L’ergonomie du bouton d’alimentation pose davantage problème. L’extinction nécessite un appui prolongé, mais pas trop long, sinon l’enceinte bascule en mode appairage. Cette subtilité manque de clarté et génère quelques frustrations les premiers jours. Beats aurait pu faire plus simple.
L’absence de NFC constitue un autre point noir. Ne pas inclure cette technologie pour simplifier l’appairage relève clairement de l’économie de bouts de chandelle. La concurrence l’intègre systématiquement, et son absence se ressent dès la première utilisation.
La magie du port USB-C
Le port USB-C unique fait office de chargeur et d’entrée audio, double fonction particulièrement bienvenue. Le câble USB-C vers USB-C fourni permet de recharger l’enceinte ou de la connecter directement à un appareil compatible pour un rendu audio lossless.
Cette fonction filaire apporte un vrai plus, surtout pour les audiophiles soucieux de préserver la finesse de leurs enregistrements. La différence se perçoit immédiatement avec plus de détails et une meilleure dynamique.
La batterie promet 24 heures d’autonomie. Dans la réalité, comptez plutôt 18 à 20 heures selon le volume, ce qui reste excellent. La charge rapide offre 2 heures d’écoute après 10 minutes de branchement, pratique pour les départs précipités.
Autres fonctions bonus non négligeables, l’enceinte peut servir de batterie externe pour recharger votre smartphone, mais il est aussi possible de la recharger à l’aide de ce même smartphone en appuyant 3 fois sur le bouton Power. Cette versatilité s’avère précieuse lors de longues journées à l’extérieur.
Un son qui a du caractère avec une puissance renouvelée

Beats a entièrement repensé l’architecture acoustique de cette Pill. Nouveau haut-parleur grave, tweeter redessiné, inclinaison de 20 degrés vers le haut pour optimiser la projection, tout y passe. Le constructeur revendique 28 % de force motrice supplémentaire pour le grave et 90 % de volume d’air déplacé en plus.
Ces améliorations se ressentent dès les premières écoutes. Le son gagne en présence et en autorité comparé aux générations précédentes. Les basses restent généreuses dans l’esprit Beats, mais elles trouvent un meilleur équilibre et évitent l’écueil de la surcharge. Le médium, légèrement en avant, fait ressortir les voix avec beaucoup de clarté et d’intelligibilité.
Sur « Plug in Baby » de Muse, la batterie se fait entendre tandis que la voix de Matthew Bellamy transperce le mix. Difficile en voyant la taille réduite de la Pills d’imaginer qu’elle en a autant dans le ventre. Il ne faudra cependant pas pousser le son au-dessus des 75 % sous peine de perdre en précision.
L’argument du filaire fait mouche
La possibilité d’écouter en filaire via USB-C apporte un vrai plus qualitatif. Cette fonction, rare sur une enceinte Bluetooth, permet de contourner les limitations de la compression audio sans fil. Le résultat se révèle immédiatement audible : plus de finesse, meilleure séparation des instruments et dynamique renforcée.
Cette option séduira les mélomanes désireux de disposer d’une solution mi-fixe, mi-portable. Le support des formats haute résolution jusqu’à 24 bit/48 kHz respectant les standards actuels sans révolutionner la donne. Suffisant pour profiter pleinement des catalogues Tidal, Qobuz ou Apple Music Lossless.
L’alliée des sorties extérieures, mais aussi des télétravailleurs
Nous avons testé la nouvelle Pill en conditions réelles lors d’un barbecue qui a viré à la douche avec l’arrivée éclair d’un temps pluvieux. Même à volume modéré, la Beats Pill couvre sans problème le bruit des flammes léchant les merguez et des conversations des voisins mitoyens. Sa projection remarquable lui permet de remplir un large périmètre sans forcer.
Cette efficacité en extérieur constitue son principal atout. Là où d’autres enceintes peinent à maintenir leur dynamique et leur impact à volume raisonnable, la Pill garde son mordant et son engagement. Elle excelle dans cet exercice grâce à un registre médium bien calibré et des aigus suffisamment présents.
La certification IP67 rassure totalement. La pluie ne lui a aucunement fait peur et sa construction offre une grande confiance en sa résistance au monde extérieur. Son mode filaire fera d’elle un allié précieux pour les télétravailleurs qui n’auront pas à surveiller son niveau de batterie.
Difficile d’avaler la pilule
L’application Beats pour Android déçoit par sa simplicité excessive. Pas d’égaliseur, fonctions limitées, interface spartiate… elle se contente du strict minimum. Les utilisateurs iOS bénéficient d’une intégration native dans les menus système, mais les possesseurs d’Android se retrouvent avec un outil plus limité.
La concurrence propose systématiquement des applications complètes avec égaliseurs personnalisables, modes d’écoute multiples et paramètres avancés. Beats se contente de l’essentiel sans chercher à valoriser son produit ici.
Notre avis sur la nouvelle Beats Pill

La Beats Pill 2024 réussit son pari de renaissance. Cette enceinte plaira aux utilisateurs privilégiant le design, l’autonomie et les performances en extérieur. Son caractère affirmé et son énergie communicative séduiront les amateurs de son coloré.
À 169,95 euros, elle se positionne correctement sans casser les prix. Comptez sur une enceinte fiable, endurante et résistante qui vous accompagnera partout sans faiblir. Parfaite pour l’extérieur, elle sera aussi l’alliée des télétravailleurs grâce à sa fonction de son lossless par câble USB-C. Beats signe un retour honorable avec cette Pill nouvelle génération. Pas de quoi révolutionner le marché, mais suffisant pour reconquérir une clientèle séduite par l’écosystème Apple et le design signature de la marque californienne.
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