2025 s’impose définitivement comme un excellent cru pour l’audio grand public. Jamais le marché n’avait accueilli autant de casques premium en si peu de temps. Entre le raffiné Bowers & Wilkins Px7 S3, l’innovant JBL Tour One M3, l’inclassable Nothing Headphone (1) et l’excellentissime Sony WH-1000XM6, les mélomanes ont l’embarras du choix.
Une aubaine pour tous ceux qui souhaitent remplacer leur ancien modèle… ou craquer pour un premier casque haut de gamme. Mais qui dit offre pléthorique dit aussi hésitations. D’autant plus que cette rentrée a été marquée par le retour en force de Bose, avec l’officialisation de son QuietComfort Ultra (2e génération).
Successeur du QuietComfort Ultra de 2023, ce nouveau casque se range du côté des nouveaux produits 2025 du constructeur américain. Plus tôt dans l’année, Bose a en effet mis à jour ses écouteurs QuietComfort Ultra (2e génération) et son enceinte star, la SoundLink Flex (2e génération).
Si bien que quand Bose ajoute le suffixe « 2e génération », on connaît presque déjà la chanson. Changer juste ce qu’il faut, sans bousculer une formule déjà gagnante.
Reste à voir si ces ajustements seront suffisants. Et surtout, ce nouveau QuietComfort Ultra (2e génération) aura-t-il suffisamment d’arguments pour détrôner le roi actuel des casques premium, le Sony WH-1000XM6 ? Après plus d’un mois en sa compagnie, voici notre verdict.
Prix et disponibilité du Bose QuietComfort Ultra 2
Le casque QuietComfort Ultra Headphones (Gen 2) est disponible depuis la mi-septembre 2025 au prix officiel de 450 € dans des coloris noir, blanc, violet et blanc.
Design et confort : pratiquement le même
Difficile de jouer au jeu des sept différences avec ce QuietComfort Ultra (2e génération). C’est bien simple, Bose reprend exactement la silhouette de son prédécesseur. Même poids de 252 g, mêmes proportions, même esthétique sobre, mais élégante.

Autant dire que si vous avez apprécié l’allure du modèle 2023, vous serez en terrain connu. Pour les matériaux, le constructeur mise à nouveau principalement sur du plastique dense et mat au dos des coques. De son côté, l’arceau et les coussinets sont enveloppés d’un similicuir doux et légèrement texturé.
Les deux seules réelles nouveautés sont assez discrètes. Le logo Bose jouit dorénavant d’une finition brillante, tandis que toutes les charnières ont désormais un effet miroir. Des détails qui n’ont rien de bouleversant, mais qui ont le mérite d’apporter une touche de modernité supplémentaire.

Conséquence logique de ce manque de changement, le confort ne bouge pas d’un iota. Et tant mieux, c’est une grande force des produits Bose. La pression est bien équilibrée, l’arceau suffisamment rembourré pour éviter un effet « pince », et les coussinets garantissent une bonne isolation sans compression. Même en portant des lunettes, le casque reste agréable à porter pendant plus d’une heure, sans gêne notable.

En revanche, il est dommage que la housse de transport n’ait pas subi une petite cure de jouvence. Certes, son format plat facilite son rangement dans un sac, mais la fermeture éclair reste un peu fragile à l’usage. Un détail à surveiller, d’autant que la concurrence, comme Sony avec son WH-1000XM6, propose désormais des housses moins salissantes et surtout équipées de fermetures magnétiques.
Ergonomie et connectivité : deux petites nouveautés bienvenues
Hormis le Nothing Headphone (1), qui a soufflé un petit vent de fraîcheur avec ses deux nouveaux boutons, il est rare que les constructeurs apportent beaucoup de nouveautés en matière d’ergonomie. Bose ne déroge pas à la règle et reste fidèle à sa combinaison de boutons physiques et de gestes tactiles.
Bose reste fidèle à ses habitudes côté commandes. On retrouve les mêmes boutons physiques et tactiles que sur la première génération. Sous l’écouteur droit, un bouton sert à allumer le casque et lancer l’appairage Bluetooth, tandis qu’un autre gère la lecture et les modes d’écoute.

Le volume se règle toujours via une glissière tactile située à l’arrière, avec un appui long personnalisable selon quelques préférences : assistant vocal, raccourci Spotify ou annonce du niveau de batterie. En revanche, comme sur le modèle précédent, ces boutons sont un peu petits et faits d’un plastique moins noble que le reste du casque. Un point sur lequel Bose pourrait éventuellement progresser.
La puce Bluetooth évolue logiquement, passant de la version 5.2 à la 5.3, mais sans intégrer la norme Bluetooth LE Audio. Ce qui, en soi, n’est pas une infamie, tant cette dernière est encore trop peu répandue. Pour les codecs, Bose fait toujours confiance à son triumvirat favori : SBC, AAC et aptX Adaptive.
Heureusement, la firme étasunienne nous délivre tout de même deux petites avancées. La première est la possibilité d’écouter en filaire via un câble USB-C. Une évolution bienvenue qui permet au QuietComfort Ultra (2e génération) de prendre un léger avantage sur le casque de Sony. En effet, à notre grand désarroi lors de notre test, le WH-1000XM6 ne le permet toujours pas. Le port mini-jack est bien sûr toujours là, mais il nécessite un câble spécifique fourni avec le casque.

La seconde concerne le mode veille, qui a été revu en profondeur. Fini la simple extinction. Désroamais, le casque se met en veille profonde dès qu’on le pose ou qu’il est rangé. Cela permet de réduire au maximum la consommation d’énergie, et surtout d’obtenir une reconnexion immédiate dès que le casque est remis sur la tête. Une fonctionnalité qui ne paie pas de mine, mais qui s’avère vraiment pratique au quotidien.
Un mode « Cinéma » avec suivi des mouvements de tête
L’expérience utilisateur de l’application Bose Music a toujours été un modèle du genre. D’abord, parce qu’elle est intuitive avec son système de tuiles. Ensuite, elle ne donne jamais l’impression d’être surchargée, malgré sa richesse fonctionnelle.
Ainsi, il est possible d’ajuster avec précision les niveaux de réduction de bruit, d’activer les capteurs de port, de gérer le multipoint et même d’affiner la gestion de la voix lors des appels. Toujours appréciable, la possibilité de créer des modes d’écoute en fonction d’un lieu est présente. Toutefois, Sony propose la même chose avec un petit plus. Une géolocalisation qui permet de basculer d’un mode à l’autre automatiquement.
Le seul gros défaut de l’application réside dans son égaliseur trois bandes. Ceux désirant pousser les réglages se sentiront à l’étroit.
Alors que le précédent modèle n’avait droit qu’à un mode spatial statique, le QuietComfort Ultra (2e génération) inaugure un nouveau mode « Cinéma ». Désormais doté d’un suivi des mouvements de tête, ce dernier est assez plaisant sur un film ou une série. Le traitement spatial est convaincant sur les voix et les sons d’ambiance. Par contre, sur les scènes d’action avec de nombreux objets sonores, c’est parfois un peu plus confus. À ce petit jeu, le maître incontesté reste l’AirPods Max d’Apple.
Qualité audio : plus de maîtrise
Comme à l’accoutumée, Bose n’est pas très disert sur l’architecture interne de son nouveau casque. La firme américaine indique simplement avoir amélioré le traitement algorithmique du son, sans toucher au transducteur dynamique de 40 mm.
Dès les premières écoutes, on sent que la signature Bose est très présente. L’écoute est pleine d’énergie et d’impact. Précises et bien définies, les basses conservent leur puissance tout en étant mieux contrôlées. Les coups de grosse caisse et les envolées de contrebasse sont puissants, mais sans excès sur la longueur.
De même, la transition entre les médiums (guitare acoustique, piano) et les aigus (cymbales, flûtes) s’est assagie. La clarté est toujours de mise, mais les cymbales n’ont plus cette coloration artificielle. Du côté des voix, elles gagnent en neutralité et sont moins démonstratives qu’auparavant.
En ayant la main plus douce par endroits, Bose délivre un casque idéal pour une écoute décontractée sans fatigue auditive. Toutefois, ce choix implique que les amateurs d’un son plus chaleureux et enveloppant préféreront sans doute le Sony WH-1000XM6, dont la signature plus dynamique et précise s’adapte mieux aux styles exigeants.

Un petit hic tout de même. À trop dompter certaines fréquences, une brillance artificielle apparaît parfois. On la remarque surtout sur les cymbales ou les cordes pincées, où quelques artefacts métalliques viennent jouer les trouble-fêtes.
Réduction de bruit : Bose toujours aussi impérial
Là encore, le changement matériel est absent, puisque le QuietComfort Ultra (2e génération) conserve les mêmes 8 microphones que son prédécesseur. On imagine bien un léger affinage logiciel, mais à l’usage il est presque inaudible.
Le traitement des aigus semble gagner un peu en présence, notamment sur les bruits longs comme un grincement de porte ou le sifflement d’un collègue dans l’open space. En revanche, cette amélioration reste encore insuffisante face au Sony, qui excelle sur les bruits soudains. Les claquements de porte ou les bruits de serrures génèrent ainsi quelques artefacts désagréables.
Rien ne bouge sur le reste. Bose reprend sa couronne sur les médiums et bien sûr sur les basses. Testé à plusieurs reprises en avion, le QuietComfort Ultra 2 s’est révélé un véritable allié pour s’isoler. À tel point que nous avons plusieurs fois manqué, malgré nous, les sollicitations des hôtesses de l’air qui proposaient un café. Qu’elles soient statiques ou mouvantes, les conversations sont toujours annihilées avec brio. Il faut toutefois noter une légère difficulté avec les voix les plus graves.
Qualité des appels : Bose progresse, mais…
Le mode transparence, baptisé « Attentif » par Bose, marque un vrai pas en avant par rapport à la génération précédente. L’amplification des sons environnants est mieux calibrée, moins agressive, notamment dans les médiums. Cela offre une perception plus claire et naturelle de l’espace sonore.

En pratique, que ce soit en pleine rue ou dans une gare, il est désormais plus facile d’entendre les annonces ou de suivre une conversation sans retirer le casque. De plus, la latence du système qui réactive la réduction de bruit face aux bruits soudains, comme une sirène ou un coup de klaxon, est devenue pratiquement imperceptible.
Concernant les appels, même si le nombre de micros reste identique, Bose a retravaillé ses algorithmes anti-parasites. Le casque gère mieux les bourrasques de vent et les sons stridents, offrant ainsi des voix nettes et intelligibles dans les environnements bruyants. Toutefois, un léger voile artificiel subsiste sur la restitution de notre propre voix, parfois un peu pincée et moins naturelle, notamment en fin de phrase. Sur ces points, le WH-1000XM6 reste selon nous la référence.
Autonomie : Bose reste sur sa bonne dynamique
Pendant longtemps, l’autonomie a constitué un point perfectible pour les casques Bose. Toutefois, le QuietComfort Ultra de 2023 avait amorcé un virage positif, et cette 2e génération poursuit sur cette lancée.
Bose annonce jusqu’à 30 heures d’écoute avec la réduction de bruit active, et notre test d’un mois confirme ce chiffre. Voire même un peu plus, soit entre 32 et 34 heures en moyenne sur une charge pleine. Certes, JBL et Sony font encore un peu mieux, mais Bose réduit nettement l’écart avec les leaders du secteur. Il est tout à fait possible d’emmener ce casque plusieurs jours en déplacement sans craindre la panne sèche.
Reste que la recharge, avec près de 2 heures pour passer de 5% à 95%, s’avère plus lente que la moyenne. Mieux vaut donc anticiper et brancher un peu avant la fin de batterie pour éviter toute mésaventure.
Notre avis sur le Bose QuietComfort Ultra (2e génération)
Le QuietComfort Ultra (2e génération) ne révolutionne pas la formule Bose, mais la sublime avec une certaine maîtrise. En plus de quelques raffinements bienvenus (écoute en USB-C, mode « Cinéma » et veille intelligente), l’écoute est plus subtile et détaillée sur les transitions entre les fréquences. Le tout en gardant l’énergique signature de Bose.
Autres points appréciables, l’autonomie, la qualité des appels et le mode transparence s’améliorent à la marge, tandis que la réduction de bruit stagne, mais reste toujours aussi impressionnante dans les graves.
Toutefois, ces avancées paraissent un peu légères pour ceux qui possèdent déjà le modèle précédent, surtout au vu du prix fort de 450 euros. Et malgré ces efforts, cela semble un poil juste pour concurrencer sur tous les plans le WH-1000XM6. Le dernier casque de Sony étant arrivé avant l’été avec plus d’améliorations dans son baluchon. Plus polyvalent et mieux paré techniquement, Sony garde donc une très courte longueur d’avance.
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Bose QuietComfort Ultra (2e génération)
450 eurosOn aime
- Une réduction de bruit magistrale sur les graves
- Une signature sonore énergique, précise et avec mais moins d'excès
- Un confort optimal, même avec des lunettes
- Un mode "Cinema" appréciable
- Du mieux en autonomie et qualité des appels
On aime moins
- Une brillance parfois artificielle au début des aigus
- Un égaliseur avec "seulement" 3 bandes
- Des boutons en plastique un peu "cheap"
- Une housse de transport qui n'évolue pas





