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Test JBL Tour One 3 : ce casque a déjà une oreille dans le futur

Qualité sonore plus précise, autonomie améliorée et réduction de bruit encore plus efficace…En plus de ces trois promesses, plutôt alléchantes, le JBL Tour One 3 est le premier casque du monde à intégrer un émetteur audio universelle pour Auracast. À quoi cela peut-il donc servir ? On vous explique tout dans ce test.

On a bien cru que la famille Tour One ne reviendrait jamais ! Après un bon premier casque en 2021, puis l’excellent Tour One 2 en 2022, c’était le silence radio côté JBL. Pourtant, la marque américaine continuait de rester dynamique sur le secteur, en se concentrant plutôt sur l’entrée et le milieu de gamme avec ses familles « Live » et « Tune ». Tout en poursuivant, en parallèle, sa domination sur le marché des enceintes audio portables, en témoigne notre récent test de la JBL Flip 7. 

Dès lors, lorsque la firme a officialisé, en mars 2025, son tout nouveau casque premium, ce fut une agréable surprise. À laquelle s’en est vite ajoutée une seconde.

En plus des promesses habituelles d’amélioration, le casque Tour One 3 s’accompagne d’un étrange boîtier intelligent. Doté d’un écran LCD, cette excroissance fait à la fois office d’émetteur Auracast, de dongle Bluetooth, mais également de télécommande déportée pour le casque. Excusez du peu !

Après un mois en compagnie de ce duo improbable, il est l’heure de dresser le bilan. Est-ce que le Tour One 3 est si révolutionnaire que JBL le dit ? Voici notre réponse complète.

Prix, disponibilité et concurrence

Disponible depuis avril 2025, le JBL Tour One 3 se décline en trois coloris (noir, bleu et beige) à un prix de 349 euros, soit 20 euros plus cher que son prédécesseur en 2022. Par contre, si vous souhaitez profiter de l’émetteur Smart Tx, le prix grimpe à 399 euros. Un positionnement premium qui place le Tour One M3 face à des concurrents sérieux, comme le récent Sony WH-1000XM6, le Bowers & Wilkins Px7 S3 ou encore le Bose QuietComfort Ultra de 2023.

Design un peu trop classique, mais confort optimal

Contrairement à Marshall ou encore à Bowers & Wilkins, JBL n’est le plus constructeur le plus excentrique en matière d’esthétique. Fidèle à sa ligne, le Tout One M3 est sobre, mais globalement de bon aloi. Première bonne initiative, JBL a troqué l’effet brillant du M2 pour une finition mat plus moderne. En plus d’être peu sensible aux traces de doigts, cette robe harmonise mieux l’allure du casque.

Casque Jbl Tour One M3 Design Coque Arceau
© Presse-citron

Bien que la structure soit plutôt dense, de nombreuses traces d’assemblages restent visibles. Cela ne veut pas dire que le One M3 n’est pas paré pour durer. L’arceau en similicuir subit sans broncher les torsions et les branches coulissent sans presque aucun bruit. C’est un casque solide, mais à ce prix, l’impression globale pourrait pour certains faire légèrement « cheap ». Un paradoxe très américain, puisque les casques Bose nous donnent la même impression. Quoique, c’est même pire chez Bose…

Fort heureusement, derrière ce design, très, voire trop classique, se cache un confort irréprochable. Sans forcément être aussi léger que les créations de Sony et Bose, qui côtoient les 250 grammes, le Tour One 3 sait plutôt se faire oublier sur le crâne du haut de ses 278 grammes.

Casque Jbl Tour One M3 Confort Optimale
© Presse-citron

En plus d’être facilement détachables, et donc remplaçables, les coussinets s’avèrent particulièrement doux. Ils sont suffisamment enveloppants, sans être oppressants pour un sou. De même, aucun effet pince sur les tempes n’est à signaler, tandis que le maintien s’adapte à toutes les situations. Que ce soit avec des lunettes de soleil, une casquette ou lors d’une petite course rapide pour attraper son métro, le Tour One 3 reste en place en toutes circonstances.

Tout comme le récent WH-1000XM6 de Sony, le Tour One M3 est pliable et ses coques pivotent à 90°. Il peut donc se porter autour du cou sans gêne et se glisser dans un sac avec une relative discrétion. Mention spéciale pour sa housse de transport en forme de menhir. Elle prend peu de place, elle n’est pas épaisse et elle est dotée d’une attache et d’un mousqueton.

Une connectivité ultra-complète

Tout comme les deux itérations précédentes, le Tour One M3 se dirige grâce à une combinaison de tactiles et de commandes physiques. L’écrasante majorité des gestes sont réservés à la coque droite. Il est possible de gérer la navigation, les appels et la lecture via des tapotements ou des glissements. De même, le bouton d’appairage/mise sous tension et celui des modes d’écoute s’intègrent juste sous cette même oreillette dans une petite lisière facile d’accès.

À gauche, seul le bouton du volume trône sur une jointure de la coque. Si la réactivité d’ensemble est plutôt bonne, il est dommage que ces commandes ne soient pas personnalisables au moins partiellement.

Casque Jbl Tour One M3 Pliable Ergonomie Tactile
© Presse-citron

Autre léger souci, le volume n’est pas très précis. Il augmente ou baisse assez significativement à chaque appui. Pour plus de précision, nous nous sommes souvent résolus à utiliser notre smartphone. En ce qui concerne sa connectivité, le Tour One M3 fait un quasi sans faute.

Entre le LDAC (24 bits/96 kHz), le Bluetooth LE Audio (codec LC3 et Auracast), la détection de port, le muptlitpoint et la connexion rapide sur Android, JBL n’oublie rien. La seule petite déception concerne l’abandon de la prise jack de bout en bout. Malgré cela, le Tour One M3 se montre assez généreux. Il autorise l’écoute via son port USB-C et via un mini jack vers USB-C.

Une application généreuse, mais visuellement surchargée

JBL est loin d’être avare en matière de fonctionnalité. À tel point qu’il est parfois difficile de s’y retrouver tant son application fourmille de possibilités en tous genres. Si certaines sont pertinentes (égaliseur 10 bandes, désactivation de l’aide vocale, réglages des modes d’écoutes, des sons environnants, des appels…), d’autres sont plus farfelues.

Application JBL Headphone Tour One M3
© Presse-citron

Il est par exemple possible de réattribuer le volume audio entre les canaux gauche et droit, de limiter le volume maximum d’écoute, de créer une « bulle de silence » pour faire une sieste ou encore de basculer dans un mode “vidéo” censé améliorer la latence.

En ce qui concerne le son « Spatial »  avec mouvement de la tête. Certes, l’immersion est un peu meilleure, mais ce mode gonfle beaucoup trop artificiellement les basses et les haut-médiums. Ce qui nuit à la fidélité. À utiliser éventuellement sur une série ou un film, mais certainement pas sur de la musique.

Un son dynamique et maîtrisée au caractère très « live »

D’ordinaire, peu loquace en matière d’architecture sonore, JBL s’est montré étonnamment transparent pour son Tour One M3. Ainsi, le casque se parent de transducteur de 400 mm à dôme en mica. Un matériau assez rarement utilisé, mais connu pour sa capacité à réduire la distorsion et à améliorer la précision des plus hautes fréquences. Et cela tombe bien ! C’était principalement sur les haut-médiums et les aigus que le Tour One M2 était quelque peu imparfait.

Jbl Tour One M3 Coque
© Presse-citron

Dès les premières écoutes, le M3 apparaît bien plus sérieux sur le haut du spectre. La coloration est toujours présente, or les hautes-fréquences ne sont plus projeter maladroitement en avant. Le rendu est donc moins acéré, car cette partie du spectre ne souffre plus d’oscillation ou de creux. Cela apporte une vraie brillance aux cuivres et riff de guitares.

Au centre, mention spéciale aux médiums qui sont d’une linéarité presque exemplaire. Moins boursouflées, les voix gagnent en intelligibilité et en clarté. Pour arriver à ce résultat, JBL fait partir de relativement loin le bas-médium. Ainsi, les timbres des instruments gagnent progressivement en assise. Pour les extrêmes basses, c’est plutôt le contraire. Elles arrivent un peu trop rapidement et s’installent un peu trop sur la durée.

Casque Jbl Tour One M3 Arceau

Ce léger débordement est appréciable pour la profondeur, cela élargit la scène sonore, mais cela réduit la fidélité de ce registre. Rien de bien dramatique, mais le précédent casque de JBL faisait le contraire. Il était plus sage et moins punchy dans les basses, mais faisait preuve de plus de précision.

Une réduction de bruit digne des meilleurs casques audio

Le Tour One M2 étant sorti en 2022, JBL se devait de se remettre complètement à la page dans ces domaines. Sur le papier, c’est chose faite. En passant de 4 à 8, le Tour One M3 double son nombre de microphones par rapport au précédent modèle. Il s’accompagne également de nouveaux algorithmes de traitement baptisés, « True Adaptive Noise Cancelling 2.0 ».

Paré ainsi, le Tour One M3 propose des performances d’isolation de haute volée. Sur les basses fréquences, le casque coupe la plupart des bruits de fond, notamment dans la rue ou les transports en commun.

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En plus d’être assez performant pour permettre de tenir une conversation dans un open-space, le mode “Ambiant Ware” est réglable sur plusieurs niveaux © Presse-citron

Grâce à un pic dans les bas-médiums, il se montre également performant sur les bruits ronronnants et les premières harmoniques de voix. Sur les les haut médiums, JBL est à un poil à gratter d’égaler Sony et Bose. Son isolation parvient à transformer en lointains murmures, les conversations statiques et environnantes.

Sur les aigus, JBL fait encore parler sa maîtrise. Les bruits stridents et les claquements de portes sont parfaitement annihilés par l’excellente isolation passive du casque. Dans ce tableau presque idyllique, seul le mode adaptatif n’est pas au niveau. L’atténuation n’est jamais assez élevée dans les environnements très bruyants. Par conséquent, nous ne conseillons pas son utilisation.

Un marathonien

Voici un domaine où JBL a toujours fait bonne figure, que ce soit sur ses produits entrée de gamme ou ses casques plus onéreux. Avec ses plus de 44h d’écoute avec la réduction de bruit active, le Tour One M3 ne déroge pas à cette règle. Une endurance excellente et au-dessus de Sony, de Bose ou encore d’Apple avec son AirPods Max. 

Seuls les Monitor III ANC de Marshall et le Momentum 4 Wireless de Sennheiser font mieux dans le secteur des casques premium grand public. Avec respectivement plus de 80 heures et plus de 60 heures. Et pour les rares fois où le Tour One M3 devra se rapprocher d’une prise, il ne s’y attardera pas trop. Comptez environ 10 minutes de charge pour 5 heures d’écoutes et 1h45 pour une charge complète.

Smart Tx, un boîtier qui propulse le Tour One M3 dans le futur

Après avoir expérimenté de nouvelles interactions avec les étuis de charge de ses écouteurs Tour Pro et Live Beam, JBL continue sur sa lancée avec son nouveau casque. Concrètement, le Smart Tx est un boîtier intelligent capable d’assurer trois usages.

Casque Jbl Tour One M3 Smart Tx Télécommande Casque
© Presse-citron

Le premier est le plus facilement devinable. Grâce à son écran tactile, le Smart Tx donne accès à toutes les commandes du casque (lecture/pause, navigation, gestion des appels, mode d’écoute…). Ici ce n’est pas tant le fait de laisser son smartphone dans la poche qui intéresse JBL. C’est plutôt de rendre possible le contrôle du casque lorsqu’il est appareillé avec à une source incompatible avec l’application dédiée. Par exemple, un téléviseur sur lequel on relie le casque en Bluetooth.

Deuxième usage, qui vient s’additionner au premier, le Smart Tx sert d’émetteur universel. En d’autres termes, il est capable de se brancher sur la sortie audio d’un appareil qui ne dispose pas de Bluetooth. De rares produits, comme les écouteurs LG TONE Free T90S proposent déjà cette passerelle mais seulement via USB-C. Le Smart Tx propose en plus de le faire via un jack 3,5 mm. Ainsi, il devient possible de connecter le casque avec une platine vinyle, une vieille chaîne Hifi ou encore à un système de divertissement en avion.

Casque Jbl Tour One M3 Smart Tx Boîtier Auracast Universel
© Presse-citron

Dernier usage, qui mettra certainement plus de temps à se démocratiser, la diffusion Auracast. En effet, une fois branché en filaire, le Smart Tx peut diffuser le flux audio d’un appareil  vers une multitude de produits compatibles Auracast. Une fonctionnalité qui prend tout son sens dans des contextes collectifs, comme par exemple regarder un film à plusieurs sans déranger le reste de l’environnement.

Notre avis sur le casque JBL Tour One M3

Après un M2 au sommet de sa forme, JBL a pris le temps de peaufiner sa recette pour nous servir un Tour One M3 débordant d’une fraîcheur futuriste. Incontournable pour profiter pleinement du casque, le Smart Tx n’est pas un simple gadget. Il révolutionne les interactions que l’on peut avoir avec son casque tout en préfigurant celles que chacun pourra avoir dans le futur avec son écosystème audio personnel.

Derrière ses airs de casque lambda, le Tour One M3 cache en plus une ergonomie irréprochable et une connectivité complète. Pour le reste, JBL remplit à merveille ses promesses : l’autonomie s’améliore, tout comme la réduction de bruit et la qualité d’appel.

Pour l’audio, le Tour One M3 est fidèle à la signature de JBL. En perfectionnant sa copie sur les aigus, la restitution très « live » du constructeur, au rendu aéré et énergique, prend encore de l’ampleur. Parfois peut-être au détriment de la précision des basses.

Finalement, le seul vrai défaut de ce casque n’est pas à chercher dans sa signature sonore, mais plutôt du côté du design. Contrairement à ses concurrents, et bien que le casque soit solide, l’ensemble manque de charme et de matériaux premium. Certains apprécieront ce côté passe-partout, tandis que d’autres lui reprocheront cette banalité extérieure.

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JBL Tour One M3 Smart Tx

399 euros
8.9

Design et confort

8.0/10

Ergonomie et connectique

9.5/10

Qualité audio

9.0/10

Mode RBA/ Transparent / Kit mains-libres

8.5/10

Autonomie

9.5/10

On aime

  • Confort optimal
  • Restitution audio colorée et "live" réussie
  • RBA et qualité d'appel en progression
  • Excellente autonomie
  • Smart Tx, un boîtier utile et innovant

On aime moins

  • Design pas assez premium
  • Application assez fouillis
  • Mode "Spatial" pas au niveau de la concurrence
  • Très léger manque de précisions sur les basses