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Test : Dangerous Driving, la suite spirituelle de Burnout 3 fait-elle une sortie de route ?

Après plusieurs semaines d’attente, Dangerous Driving est enfin disponible sur PS4 et Xbox One. Ce jeu qui s’annonce comme la suite spirituelle du célèbre Burnout 3 sera-t-il à la hauteur ?

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Test Dangerous Driving
© Presse-citron.net

En février 2014, Alex Ward et Fiona Sperry qui avaient autrefois fondé le studio Criterion Games en 1993 se lançaient dans une nouvelle aventure avec la création de Three Fields Entertainment. Les créateurs de la mythique licence Burnout ne souhaitaient plus être sous les directives d’Electronic Arts et développer les jeux qu’ils aimaient. Le premier projet était un jeu de golf, où l’idée était de tout détruire. Puis il y a eu les deux opus de Danger Zone. Un jeu qui s’inspirait des épreuves de crashs dans les Burnout et qui n’était pas très convaincant. Mais quand le studio a annoncé travailler sur la suite spirituelle de Burnout 3 Takedown, sorti en 2004 sur PS2 et Xbox et qui est sans aucun doute, à ce jour, l’un des opus préférés des fans de la saga… Les yeux des joueurs se sont illuminés. Il faut dire que du côté de chez EA, Burnout est au repos depuis 11 ans maintenant. Alors, Dangerous Driving sera-t-il cette suite si attendue ?

Dangerous Driving : « Dangerous » Pari !

En voulant proposer une suite spirituelle à leur meilleur chef d’œuvre, mais avec un studio modeste disposant de beaucoup moins de moyen, le pari était osé pour Three Fields Entertainment. Au cours du mois de février 2019, le studio annonce Dangerous Driving en tant que suite spirituelle de Burnout 3. Une énorme attente planera autour du titre dont son premier trailer dépassera les 127 000 vues en moins de deux mois, là où les autres vidéos du studio tournaient autour des 1 000 vues.

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Ainsi, c’est forcément avec beaucoup d’attentes et d’espérances que les fans de la licence Burnout ont attendu le 9 avril dernier, date à laquelle est sortie Dangerous Driving. L’attente n’était-elle pas trop forte pour la modeste équipe de Three Fields Entertainment ?

Dès notre arrivée dans le menu du jeu, on est frappé par la ressemblance avec Burnout 3 Takedown. Les développeurs ont ainsi posé les bases dès le début. Nous disposons d’un seul mode de jeu : Le Dangerous Driving Tour. Il fait ainsi office de mode aventure. Là encore, le système est le même que dans Burnout 3 avec six classes de véhicules (Sedan, SUV, Coupé, SuperCar, HyperCar, Formula DD) que l’on débloque en gagnant des médailles (platine, or, argent, ou bronze).

Dans chaque catégorie, vous avez dix styles d’épreuves avec les courses où vous affrontez six adversaires et le seul but est de finir en tête. Les road rages que l’on a découverts justement avec Burnout 3 et qui sont désormais un emblème dans la licence Burnout (et même dans les Need For Speed maintenant). Le but étant bien sûr d’expulser vos adversaires hors de la route. Les contre-la-montre sur un parcours et les contre-la-montre sur un tour. Les éliminator où à chaque tour un adversaire est éliminé. Les survies, où l’idée est d’atteindre un checkpoint dans le temps imparti et sans se crasher. Les poursuites, qui ont fait les beaux jours de Burnout 2 avant de disparaitre de la licence ! Où le but est donc d’intercepter un ou plusieurs véhicules à bord d’une voiture de police. Les heartwave qui sont des courses spéciales où les takedown sont désactivés et le but est de gagner la course juste en enchaînant les chaînes de boost. Les face-à-face qui sont des épreuves où vous affrontez un seul adversaire pour remporter sa voiture. Et enfin, les dernières épreuves sont les GP, où ce sont les épreuves finales de chaque catégorie dans laquelle vous enchaînez trois courses avec des points au général et vous devez terminer dans le top 3 à l’issue des trois courses.

Pour ce qui est des véhicules, Three Fields Entertainment nous annonce un total de 27 véhicules. Dans les faits, on ne peut pas vraiment dire que ce soit le cas. On peut en réalité parler de 6 véhicules, qui correspondent aux classes citées un peu plus haut. Car chaque classe dispose d’un véhicule principal et de trois déclinaisons. Par exemple, lorsque vous allez débloquer la classe « Coupé » vous allez pouvoir jouer uniquement avec la coupé classique. Puis vous débloquerez le coupé tuning, le coupé avancé et enfin le coupé prototype. Certaines classes comme la Sedan, le SUV et les HyperCars ont également droit à une version police. Mais en réalité, il s’agit du même véhicule avec des peintures différentes et quelques ajouts (ailerons, arceaux de sécurité, par buffle). Difficile de considérer cela comme des véhicules différents.

Screenshot Dangerous Driving

Côté gameplay, Dangerous Driving se veut vraiment être la suite spirituelle de Burnout 3. Ainsi, le gameplay date lui aussi de 2004 et de la PS2 ! Nous ne sommes pas dans un jeu arcade, mais dans de l’hyper arcade ! Au début, c’est très perturbant, puis on s’y fait vite et l’on y prend du plaisir. Cela nous rappelle clairement des souvenirs sur les nombreuses heures passées sur cette licence. Cependant, il n’est pas certain que les jeunes joueurs de nos jours, que les joueurs n’ayant pas joué ou qui ne sont pas fans de Burnout adhèrent totalement à ce gameplay particulier. Dangerous Driving a beau être accessible à tous dans sa facilité de prise en main, ce n’est pas pour autant que cela plaira forcément. Par ailleurs, même certains fans risquent d’être déçus côté technique. Le jeu ne propose pas de circuits en ville (ce qui était quand même un des charmes de Burnout). Et les accidents sont plus un hommage à Burnout 2… Que Burnout 3 ! Les voitures ne se déforment pas, les portières, les capots ou encore les coffres ne se détachent jamais du véhicule. On a réellement du mal à être impressionné par les crashs qui ont pourtant rendu célèbre cette licence ! Gameplay toujours, le jeu souffre d’une multitude de bugs très gênants. Des adversaires qui vous doublent à la vitesse de la lumière et qui vous mettent 30 secondes d’avance. Votre voiture qui va trop vite et qui s’envole dans le décor. Le jeu qui vous replace en sens inverse après un accident. Il y’a bien trop de bugs qui viennent clairement gâcher l’expérience. Ajoutez à cela des graphismes qui sont loin d’être à la hauteur de ce que l’on voit de nos jours sur PS4 et Xbox One… La douche est plutôt froide !

Menu Spotify Dangerous Driving

Le coup fatal c’est sans doute l’absence pure et simple de musique. Vous aurez celle du menu et puis c’est tout. Pour pouvoir écouter une soundtrack lors de vos épreuves, il faudra lier son compte Spotify Premium dans les options. Si vous n’avez pas Spotify ? À vous les longues heures de jeux sans musiques. Mais bon, même avec un compte Spotify Premium, il est si difficile de le paramétrer que l’on abandonne vite l’idée. Petite astuce, si vous avez l’application Spotify sur votre PS4/One, cela fonctionne aussi ! La seule différence, c’est que vous ne pourrez pas changer la musique in-game.

Au final, c’est grâce à son contenu et sa carte de la nostalgie que Dangerous Driving parvient à nous séduire. Malheureusement, les mauvais points sont trop nombreux et même si l’on parvient à prendre un peu de plaisir, on a toujours cet arrière-goût amer. Alors bien sûr, on sent la volonté de bien faire de la part de Three Fields Entertainement qui sont loin d’avoir autant de moyens qu’à l’époque des deux premiers Burnout en collaboration avec Acclaim, et du temps de Burnout 3 avec Electronic Arts. D’ailleurs, c’est en partie pour cela qu’il n’y a pas de musiques, afin d’éviter de payer des licences. On espère ainsi que Dangerous Driving trouvera de quoi séduire une partie des fans nostalgiques permettant au studio d’amasser assez d’argent pour préparer une suite bien meilleure. Comme ce fut le cas avec Burnout 2 Point of Impact en 2001 qui surclasser de loin le premier opus ! Le studio a d’ores et déjà annoncé que du contenu supplémentaire allait arriver dans les prochaines semaines (dès le mois de mai), pour soutenir le jeu. Il se murmure que les épreuves de « Crash » seraient de retour… Alors comme on dit « Wait & See » !

Mon avis sur Dangerous Driving

Points positifs :

  • De la nostalgie pour les fans
  • Un gameplay accessible à tous
  • Un bon défouloir assez fun tout de même
  • Un contenu plutôt solide…

Points négatifs :

  • … Mais qui peut vite devenir répétitif
  • Techniquement daté
  • Graphismes pauvres pour la PS4/One (surtout PS4Pro / Xbox One X)
  • Pas de musiques sans compte Sporify Premium
  • Aucun multi local ou en ligne
  • Absence des épreuves mythiques de « Crash »
  • Beaucoup trop de bugs !

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Screenshot Dangerous Driving

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