Test de la semaine : Netgear Nighthawk S8000, un switch au look futuriste

Cette semaine, Presse-citron part à la découverte du Netgear Nighthawk S8000, un switch destiné aux « gamers ».

Nighthawk S8000

Après un IFA 2017 riche en annonces, le test de la semaine reprend ses droits. Aujourd’hui, on vous propose le test d’un switch, le Netgear Nighthawk S8000.

Derrière ce nom fort sympathique se cache un switch doté de huit ports Gigabit Ethernet au look très affirmé. En effet, le Nighthawk S8000 revendique son appartenance à l’univers des gamers et se présente comme un switch dédié à « l’univers du Gaming et du Multimédia HD ».

Netgear explique également vouloir « soulager les réseaux Wifi surchargés ». En effet, les réseaux domestiques « peinent à répondre à la demande créée par les vidéos 4K en streaming, les jeux vidéo en réalité augmentée et la navigation web en continu » et « n’arrivent pas à fournir une connexion stable et sans ralentissement ».

La fiche technique du Netgear Nighthawk S8000 :

Constructeur :Netgear
Modèle :Nighthawk S8000 (GS808E)
Ports Gigabit :

8

Possibilité d’allumer ou d’éteindre les voyants des ports réseau :Oui, contrôlés séparément
Mémoire tampon paquet (partagée de façon dynamique sur les ports en cours d’utilisation) :192 ko
Latence sur le réseau non encombré :
  • Switch Nighthawk : 2,7 μs
  • Switch Gigabit standard : 3,7 μs
Latence sur le réseau encombré :
  • Switch Nighthawk : 4,7 μs
  • Switch Gigabit standard : 451 μs
Bande passante :16 Gbit/s
Files d’attente prioritaires :3
Taille de la base d’adresses MAC (adresses MAC de 48 bits) :4 000
Groupes multicast :128
Taux de transfert de paquets (paquets de 64 octets) (Mbit/s ou Mpps) :11,9 Mbit/s
Interface optimisée pour mobiles :Oui
Configuration optimisée en un clic :Oui
Modes de présélection :Par défaut/Personnalisé
Modes de présélection par défaut :
  • Jeux (Optimise le port 1 pour un appareil de jeu et le port 8 pour une liaison montante)
  • Streaming multimédia (Optimise le port 2 pour un appareil de streaming multimédia et le port 8 pour une liaison montante)
  • Présélection standard (tous les ports ont la même priorité)
Modes de présélection personnalisables :2
Utilitaire de test des câbles :Oui
Limitation du débit basée sur port :Entrées et sorties
Limitation du débit par port :Oui, plusieurs vitesses
Files d’attente de ports prioritaires prédéfinies :Haute/Moyenne/Faible
Protocole IGMP Snooping (v1, v2 et v3) :Oui
LAG statique manuel (agrégation de ports) :Oui
Nombre de LAG statiques / nombre de membres par LAG :2 LAG avec 4 membres max. par LAG
Dimensions (L x P x H) :195 x 149 x 40 mm
Poids :0,74 kg
Alimentation :
  • Bloc d’alimentation externe, 12 VCC, 1 A max.
  • Cordon d’alimentation (spécifique au pays de vente)
Température de fonctionnement :0 à 40 °C

Présentation

Dès le premier coup d’œil, le design du switch de Netgear interpelle et ne laisse pas indifférent. Le fabricant nous annonce un modèle dédié aux gamers et il n’y a pas tromperie sur la marchandise.

On peut d’ailleurs l’apercevoir directement depuis sa boîte et découvrir son look agressif. Les amateurs de PC et périphériques gamers ne seront sans doute pas déçus de ce design qui ne dépareillera pas au milieu d’une pièce ou installation dédiée aux jeux vidéo.

Évidemment, Netgear n’a pas oublié les LED. On retrouve un éclairage bleu en forme de V sur le dessus (voyant d’alimentation) et une LED au niveau de chaque port qui nous indique quel port est connecté à un appareil.

Son look ne laisse pas indifférent

Comme toujours, le design est avant tout une affaire de gout et lorsqu’on décide d’assumer son style, on ne laisse personne indifférent. Soit on adhère au look gamer/futuriste du Nighthawk S8000, soit on lui préfère un switch plus discret.

De notre côté, on a plutôt bien aimé le design du switch de Netgear et surtout apprécié sa qualité de fabrication.

Le Nighthawk S8000 est loin d’être un appareil cheap et bénéficie de finitions soignées et de matériaux de qualité. On retrouve un alliage de zinc, un support antidérapant et un poids de 740 grammes qui vient renforcer cette sensation d’être en possession d’un produit de qualité.

À l’arrière du switch, on retrouve les 8 ports Ethernet Gigabit, un bouton LED qui permet d’éteindre les voyants de port et le connecteur d’alimentation.

Installation

Maintenant qu’on a fait connaissance avec le Nighthawk S8000, il est temps de procéder à son installation que le fabricant a voulu simplifier au maximum.

Plug-and-play, l’installation est à la portée de tous puisqu’il suffit de connecter son routeur/box sur le port 8 (port WAN) puis de venir connecter ses différents périphériques sur les ports de 1 à 7 (ports LAN).

À noter que le port 1 est conçu pour venir connecter sa machine de jeu principale (PC ou console) tandis que le port 2 est dédié à un périphérique de streaming. Les ports 3 à 7 accueillent tous les autres périphériques dont vous disposez à la maison.

L’installation est donc très simple et la suite se passe du côté de l’interface d’administration.

Fonctionnalités

Comme l’explique Netgear, le switch reçoit par défaut une adresse IP de la part d’un serveur DHCP. Il suffit alors de se rendre dans le panneau de configuration de Windows (navigateur Safari sur un Mac) puis dans Réseau pour trouver trace de notre Nighthawk S8000.

Un simple clic ouvre alors la page de connexion de l’interface de gestion au sein du navigateur. On peut également entrer directement l’adresse IP dans son navigateur pour accéder à l’interface.

La page d’accueil est claire et facile à prendre en main même si elle n’est pas traduite en français. En effet, il faudra faire avec la langue de Shakespeare, mais on s’y retrouve très facilement.
Sur la gauche, on peut voir le nombre d’appareils connectés au switch et le statut des différents ports sur la droite. Au centre, on peut accéder aux infos du switch, vérifier l’état des différentes LED et accéder aux modes préenregistrés.

Le switch se veut facile d’utilisation et propose trois modes qui s’activent d’un simple clic. Le premier, baptisé Jeux, donne la priorité au port 1 et au port 8. Le second mode, streaming multimédia, optimise le port 2 et le port 8.

On comprend mieux pourquoi Netgear nous conseillait de brancher sa machine de jeu principale sur le port 1 et son appareil de streaming sur le port 2. Enfin, un mode par défaut (standard) donne la même priorité à tous les ports.

Si les modes ne vous conviennent pas, le Nighthawk S8000 permet de créer ses propres configurations en indiquant la priorité donnée à chaque port et les débits accordés.

Au niveau des réglages, le switch propose notamment les fonctionnalités agrégation de ports (jusqu’à 4 Gbit/s), le multicast, mais aussi de tester les câbles via la partie Diagnostics.

Là encore, l’ensemble des fonctionnalités est simple à prendre en main et l’interface proposée par Netgear est très agréable à utiliser.

À noter qu’on peut également s’y connecter via son mobile. Netgear ne propose pas d’application iOS ou Android, mais une interface mobile qui regroupe l’ensemble des fonctionnalités.

Proposé à 149,99 euros lors de sa sortie, le Nighthawk S8000 est désormais disponible sous la barre des 100 euros.

Conclusion

Le Nighthawk S8000 de Netgear est un très bon produit. Il profite d’une finition soignée, offre de très bonnes performances avec ses huit ports Gigabit Ethernet et se montre très facile à prendre en main.

L’interface proposée par Netgear est bien pensée et permet d’accéder à de nombreuses fonctionnalités. Pour les novices, les modes préenregistrés par le fabricant peuvent être utiles et permettent de se familiariser avec l’utilisation d’un switch.

Netgear met ici l’accent sur la simplicité d’utilisation et a réussi son pari. Si son look vous plait, le Nighthawk S8000 ne vous décevra pas.

Enfin, un mot sur l’utilisation du terme gamer. Oui, le Nighthawk S8000 se démarque de la plupart des switchs avec son look agressif, proche de celui des périphériques gamers, et propose des modes pensés pour les joueurs (mode jeux, streaming). Néanmoins, un switch reste un switch.

J’aime

  • la qualité de fabrication
  • les finitions de qualité
  • le design
  • les performances
  • la simplicité d’utilisation
  • les fonctionnalités

J’aime moins

  • le look ne plaira pas à tout
  • le prix un peu élevé
  • l’interface uniquement en anglais


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