Prix et disponibilité du DJI Neo
Le DJI Neo est disponible seul au prix de 199 €. Pour ce prix, il faudra se contenter du pilotage automatique ou en passant par un smartphone.
Le drone est aussi proposé pour 349 € en bundle “Fly More” comprenant la radiocommande RC-N3, deux batteries supplémentaires ainsi qu’un chargeur rapide 3 batteries.
Enfin, le bundle “Motion Fly More” (549 €) remplace la radiocommande par le casque Goggles N3 et le joystick sans fil RC Motion 3.
Un drone conventionnel, le DJ Neo ? Pas vraiment ! Avec ce modèle, le constructeur chinois s’aventure sur le terrain très peu déblayé des caméras volantes. On vous a déjà parlé du Hover Air X1, l’un des rares représentants de cette catégorie.
Lancé par une start-up basée à Hong-kong, il a connu une diffusion restreinte, car ses créateurs n’avaient pas l’assise d’un grand constructeur. Ce n’est bien sûr pas le cas de DJI, expert mondial reconnu des drones de loisirs.
L’ère de l’égo-drone est arrivée !
Le Neo est donc une caméra volante. Il se caractérise par un pilotage automatisé, un poids plume (135 grammes), des dimensions minimales (130 x 157 x 48,5 mm) ainsi qu’une grande simplicité d’utilisation.
Le concept colle parfaitement à l’époque, puisque cet « ego-drone » permet de filmer son propriétaire sous toutes les coutures alors qu’il se livre à des activités exaltantes. Il pourra ensuite les partager en quelques secondes sur les réseaux sociaux ou auprès de ses proches.

Au premier contact, le DJI Neo impressionne par sa compacité et son poids plume (130 x 157 x 48,5 mm pour 135 grammes). Il dispose de quatre rotors dont les hélices sont protégées par un carénage en plastique gris afin d’éviter tout problème en cas de collision.
L’alimentation est assurée par une batterie extractible logée à l’arrière et que l’on clipse ou déclipse facilement. Sa charge s’effectue par un connecteur USB-C logé dans le drone ou en utilisant un chargeur optionnel : on en reparlera plus loin.

Il se compose donc d’un module de prise de vue stabilisé sur l’axe vertical et de quatre rotors protégeant par un carénage de plastique. L’alimentation est assurée par une batterie amovible que l’on recharge via le port USB-C de l’appareil, ce qui empêche de le faire décoller.
On pourra aussi acquérir une mini station optionnelle capable de recharger trois batteries simultanément. Ce n’est pas du luxe, l’autonomie de vol n’étant pas très élevée : 17 minutes d’après DJI, mais plus proche de 15 minutes effectives dans la vie réelle.
La main de son maître
Dans son utilisation la plus simple, le drone n’a pas besoin de radiocommande pour fonctionner : son pilotage automatique la rend optionnelle. Une interface minimaliste constituée d’une touche et de six voyants permet de sélectionner l’un des types de captations pré-programmées.
Le mode « Suivi » est activé par défaut et filme le sujet tout en le suivant. « Dronie » reste centré sur lui et s’en éloigne avant de revenir à son point de départ. « Cercle » tourne autour de lui en restant à une distance fixe. « Fusée » enregistre une vidéo s’en éloignant à la verticale tandis que « Spotlight » effectue un vol stationnaire tout en restant centré sur le sujet.
Enfin, le dernier mode est entièrement personnalisable. Il est possible de le sélectionner et de le configurer à l’aide de l’application dédiée installée sur son smartphone. Trois options sont proposées : « DirectionTrack » précède le sujet qu’il filme en reculant ; « Spirale » tourne autour et « Boomerang » effectue un aller-retour. Les six modes autorisent un ajustement des principaux paramètres (distance, altitude maxi, mode de prise de vue) afin de personnaliser le résultat.
Un tutoriel bien foutu explique pas à pas comment utiliser Neo et sensibilise l’utilisateur à l’absence de capteurs de proximité sur les côtés. Mieux vaut donc faire quelques essais à blanc avant de se lancer dans une randonnée, par exemple.

Détail amusant, l’appareil ne décolle que depuis la main de l’utilisateur après avoir identifié son visage. À l’issue du cycle de prise de vue, ou lorsque le sujet reste immobile plus de 3 secondes, il revient automatiquement devant lui et atterrira sur sa main tendue en douceur.
Le mécanisme de décollage/atterrissage automatique fonctionne très bien à condition de faire attention de ne pas se trouver en contre-jour. Dans ce cas, Neo risque d’avoir du mal à identifier l’utilisateur et pourrait ne pas être capable de se poser dans sa main.
Le carénage s’avère suffisamment solide pour protéger l’appareil ainsi que l’obstacle qu’il rencontre. Durant nos tests, nous avons percuté trois arbres, un bâtiment et un chien : aucun dégât à déplorer et le chien ne s’est plus jamais approché de Neo…
Smartphone optionnel
L’app compagnon permet aussi de contrôler Neo à l’aide de joysticks virtuels, comme on le ferait avec une manette classique. Ne vous attendez pas à une réactivité de folie ou à des pointes de vitesses décoiffantes : le Neo n’est pas fait pour cela.
Le pilotage à la première personne reste possible, mais sera encore plus agréable si l’on utilise la radiocommande RC-N3. Celle-ci est optionnelle et peut être acquise seule ou en bundle « Fly More » avec le drone. Dans ce cas tous deux seront accompagnés d’un chargeur rapide et de deux batteries supplémentaires, le tout étant vendu 349 €.
Précisons enfin que Neo est proposé en bundle « Motion Fly More » vendu 529 €. Il comprend, en plus du drone le joystick RC Motion 3, les lunettes Goggles N3 (semblable à celles équipant le DJI Avata 2 que nous avons testé) ainsi que deux batteries supplémentaires et un chargeur rapide. Dans cette configuration, le pilotage prend une tout autre dimension.
Une qualité d’image satisfaisante

Les photos et vidéos réalisées avec Neo sont stockées dans les 22 Go de sa mémoire interne non extensible. La récupération des fichiers s’effectue au choix en passant par le smartphone ou en le connectant à un ordinateur.
Nous étions a priori déçus par l’absence d’emplacement micro SD. À l’usage, force est de constater que la mémoire interne s’avère largement suffisante. Le transfert des fichiers s’effectue simplement en rapidement en Wifi ou en passant par un câble USB-C, le drone étant reconnu comme un disque externe.

Nous avons pris beaucoup de plaisir à tester ce petit drone pas vraiment comme les autres. Les fonctions automatiques sont fiables, la stabilisation est correcte et le tracking étonnamment précis. Neo est capable de suivre un sujet en mouvement jusqu’à 20 km/h : on pourra donc filmer ses randonnées, ses joggings et éventuellement ses sorties en vélo si l’on fait attention.
Direction Track, qui permet de se filmer de face tout en étant en mouvement, s’avère fiable tant que le sujet ne se tourne pas brusquement (le suivi s’effectue sur le visage). Le pilotage vocal, promis par DJI et disponible depuis une récente mise à jour, n’est pas extraordinaire.
Sans surprise il s’effectue au travers du smartphone (même si cela lui ôte une partie de son intérêt), le bruit des moteurs rendant illusoire toute autre solution sur un engin de cette taille. Plus embêtant, il ne comprend que l’anglais, toutes ses commandes devant être précédées de « hey Fly ! »
Et la qualité des images, dans tout cela ? Le Neo peut enregistrer des séquences 4K en 30 im/s maxi. La qualité est bonne en forte luminosité, mais baisse sur les zones sombres, notamment si le ciel est nuageux. On remarque parfois l’apparition d’une pixelisation à l’image due à la compression appliquée ainsi qu’a la stabilisation numérique qui complète celle de la nacelle.
Est-ce gênant ? Pas vraiment, Neo étant conçu pour produire des images qui finiront dans des stories ou qui seront partagées sur les réseaux sociaux. Si vous comptez réaliser un film semi-pro ou pro, il faudra opter pour un autre drone.
La réalisation d’images fixes est bien entendu prévue et s’avère elle aussi correcte en bonne luminosité. On regrettera juste qu’il ne soit pas possible de créer des panoramas par assemblage automatique.
Ce qu’on pense du DJI Neo
Neo est un petit drone ludique, simple à prendre en main et produisant de très bons résultats compte tenu de son prix. Vendu 199 euros sans radiocommande, il permettra de réaliser des vidéos souvenirs ou à partager sur les réseaux sociaux.
On apprécie surtout son fonctionnement automatique, la qualité du suivi en mouvement ainsi que son prix pas trop élevé. Il forme un point d’entrée tout à fait convenable pour s’initier aux joies de la vidéo volante.
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