Roulez tambours, sonnez trompettes : Samsung inaugure en 2026 une “nouvelle ère” pour ses notebooks. En toute simplicité. En plus de mettre à jour la quincaillerie, le coréen s’est donné pour mission d’allier la performance brute de la nouvelle architecture Intel Panther Lake à une productivité accrue grâce à un design repensé. Et bien sûr, de faire de l’ombre au MacBook Pro 16 d’Apple, plébiscité par les créatifs.
Le fer de lance de la cuvée 2026 est le Galaxy Book6 Ultra, que nous avons pu tester en avant-première. Tient-il véritablement les promesses de Samsung ? Afin de le savoir, nous avons vécu avec lui pendant trois semaines.
Design et ergonomie : retour à la symétrie
Samsung semble avoir écouté les critiques de ses clients sur l’ergonomie de ses précédents modèles. Le Galaxy Book6 Ultra opte pour un design nettement plus symétrique. Le clavier voit son pavé numérique disparaître, ce qui permet de recentrer parfaitement le bloc alphanumérique et le pavé tactile par rapport à l’écran. En étant désormais alignés avec l’affichage, ces deux éléments offrent une posture d’utilisation plus naturelle. Cela évite la légère torsion du buste souvent nécessaire sur les modèles avec pavé numérique déporté.

Le design global gagne en sobriété avec un logo désormais placé au centre du capot. Côté mensurations, l’Ultra affiche une épaisseur de 15,4 mm, soit une réduction d’un millimètre par rapport à la génération précédente. Il pèse 1,89 kg, ce qui peut sembler lourd dans l’absolu, mais s’avère plutôt léger compte tenu de son équipement.
Si l’extérieur est soigné, la connectique est moins enthousiasmante. Le Galaxy Book6 Ultra ne propose que deux ports USB-C à la norme Thunderbolt 4. C’est peu pour une machine professionnelle : une fois le chargeur branché, il ne reste plus qu’un seul connecteur disponible. De plus, Samsung s’obstine à conserver un port USB-A, plus de dix ans après l’apparition de l’USB-C. Pour les métiers créatifs qui dépendent de périphériques rapides, ce faible nombre de ports USB-C est un véritable frein. La présence d’un port HDMI 2.1 et d’un lecteur de carte SD (et non plus microSD) compense légèrement ce manque pour les photographes et vidéastes. Précisons qu’il est de type UHS-II et supporte un débit théorique maxi de 312 Mo/sec avec les cartes compatibles.
Autre amélioration de taille, le passage vers un système audio à six haut-parleurs (deux tweeters et quatre woofers). Ce n’est pas exactement une nouveauté, puisqu’Apple l’implémente depuis des années sur ses MacBook Pro. Le montage « dos-à-dos » des woofers permet d’annuler les vibrations au sein du châssis. Même à haut volume, la machine ne vibre pas sous les paumes et offre une clarté sonore bienvenue lors de longues sessions de montage ou d’écoute.
Écran : Une dalle Dynamic AMOLED 2X au sommet
Samsung a doté sa machine d’un écran de 16 pouces Dynamic AMOLED 2X affichant 2 880 x 1 800 pixels au format 16:10. Il offre à notre avis un confort appréciable pour la bureautique et les logiciels de création. La luminosité de la dalle peut monter jusqu’à 1000 nits en pic HDR, soit le double de la génération précédente. Samsung l’a recouverte d’une feuille de verre Corning Gorilla Glass DXC, à la fois résistant aux rayures et disposant d’une technologie antireflet. Le résultat s’avère impressionnant, puisque l’écran reste lisible en plein soleil sans que les reflets ne viennent trop parasiter l’utilisation.

La dalle bénéficie d’un taux de rafraîchissement adaptatif variant entre 30 et 120 Hz en fonction du contenu affiché. Cette descente à 30 Hz (contre 48 Hz sur les modèles antérieurs) est l’une des raisons permettant à Samsung de justifier une meilleure autonomie tout en garantissant une bonne fluidité lorsque nécessaire. Signalons pour clore ce chapitre que l’écran est tactile, ce qui permet de manipuler au doigt l’interface de certains logiciels (CAO, 3D, par exemple).
Performances : de mieux en mieux
Notre machine de test embarquait un processeur Core Ultra 7 356H, 32 Go de RAM, 1 To de stockage et la toute nouvelle NVIDIA GeForce RTX 5070. Bref, c’est du sérieux, puisque cette configuration est le top du top de la cuvée 2026. Il n’en reste pas moins que dans un châssis de seulement 15,4 mm, dissiper la chaleur d’un Core Ultra 7 et d’une RTX 5070 relève de l’ingénierie de précision. Sur ce point, Samsung a revu sa copie en profondeur afin de limiter au maximum la traditionnelle surchauffe.
Afin d’améliorer la dissipation thermique, le Galaxy Book6 Ultra utilise une nouvelle chambre à vapeur. Sa surface a été considérablement élargie par rapport au Galaxy Book4 Ultra (il n’y a pas eu de Galaxy Book5 Ultra l’an dernier). Cette solution permet une répartition plus homogène de la chaleur sur l’ensemble de la surface interne, évitant ainsi les « points chauds » désagréables sous les doigts lors d’une utilisation intensive. Cela marche pas trop mal, la base de la machine pouvant chauffer sans toutefois devenir brûlante. C’est déjà ça.

Le bruit des ventilateurs est souvent le talon d’Achille des notebooks de cette catégorie. Samsung a tenté de l’amoindrir en retravaillant le profil des pales afin d’optimiser le flux d’air tout en limitant les sifflements aigus. Mais ce n’est pas la seule trouvaille du Coréen. Vous vous rappelez des woofers montés dos à dos ? Ils ne servent pas qu’à l’amélioration de l’audio. En annulant les vibrations mécaniques, ils sont censés éviter que le châssis transmette le désagréable bourdonnement caractéristique des machines puissantes (et mal conçues).
Et ça marche : lors de longues sollicitations, on n’a plus l’impression de se trouver face à un Boeing 747 au décollage, mais plutôt d’avoir affaire à un Airbus A380. En clair, il passe du stade « horriblement bruyant » à « un peu bruyant ». Il reste utilisable pendant quelques heures d’affilée sans générer de fatigue auditive intense.
Et les performances, dans tout cela ? D’après nos tests, le Galaxy Book6 Ultra est une bête de course, tout simplement. La carte graphique et ses 8 Go de VRAM GDDR7 permettent de faire tourner les logiciels pros les plus exigeants. À aucun moment nous n’avons rencontré de ralentissement notable ou de plantage dus à un manque de puissance brute. Et la plupart du temps, les ventilateurs ne se font pas entendre. Un régal.
Autonomie convaincante et recharge rapide
Samsung annonce une autonomie pouvant atteindre 30 heures. En pratique, pour un usage mêlant navigation web, rédaction et quelques sessions de retouche photo, la machine dépasse largement une journée de travail complète, ce qui est une performance notable pour un ordinateur embarquant une carte graphique dédiée. Bien entendu, l’autonomie dégringole dès que l’on passe à des tâches nécessitant une grosse puissance de calcul. On arrive tout de même à tenir une petite journée sans passer par la case recharge.

À ce sujet, le Galaxy Book6 Ultra est compatible avec la charge rapide 140 Watts. Ne rêvez pas, le bloc d’alimentation qui-va-bien n’est pas fourni avec la machine. Il faudra débourser la coquette somme de 130 euros pour l’acquérir sur le site de Samsung. On pourra aussi opter pour une marque tierce comme Anker ou UGreen, dont les produits sont tout aussi performants et disposent de plusieurs ports de charge (compter entre 70 et 80 euros, tout de même).
Avec une adaptateur électrique 140 Watts, la charge s’avère enfin rapide. On récupère un peu plus de 60 % d’autonomie en une trentaine de minutes. On apprécie l’effort accompli par Samsung et Intel, dont l’architecture Panther Lake semble enfin tenir les promesses de sobriété énergétique.
Notre avis sur le Galaxy Book6 Ultra
L’an dernier, Samsung n’avait pas commercialisé de version Ultra de son Galaxy Book5. Ce n’est pas le cas cette année et il faut bien reconnaître que cela valait le coup d’attendre. Avec un design repensé, des performances au top (merci l’Ultra 7 de 3e génération), une très bonne autonomie et une charge vraiment rapide, le nouveau venu ne peut que plaire aux utilisateurs créatifs.
Les gamers apprécieront aussi la puissance du GPU GeForce RTX 5070 de NVIDIA, capable de faire tourner correctement les jeux les plus récents. Bon point aussi pour la mise à jour drastique du système audio qui produit un son d’une qualité plus que satisfaisante.
L’architecture interne a été repensée afin de faire un peu plus de place au dispositif de dissipation thermique. Bien vu : la machine chauffe notablement moins que ses versions précédentes tout en produisant un bruit moindre.
Ajoutez à cela un écran magnifique ainsi qu’un trackpad haptique précis et vous comprendrez notre enthousiasme. Il n’y a en fait qu’un léger détail qui nous empêche de foncer l’acheter : son prix. Notre configuration de test, la plus puissante de la gamme, vaut la bagatelle de 3599 euros ! Il faudra ajouter à cette somme himalayesque près de 140 euros afin d’acquérir un bloc de charge. Samsung, comme les autres constructeurs, se réfugie derrière une directive européenne qu’il interprète à sa guise. Après tout, il n’y a pas de petits profits.
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