Test du smartphone Android Liquid Glow (E330) signé Acer

De nombreux constructeurs ont dévoilé leurs nouveaux smartphones en cette rentrée 2012. Ils ont en commun de présenter des spécifications de plus en plus complètes mais aussi d’afficher des tarifs prohibitifs pour de nombreuses personnes. C’est pourquoi, nous avons cherché un terminal complet à un prix attractif. Voici le test du smartphone Android Liquid Glow E330 qui répond à ces deux critères.

Entre l’iPhone 5, le Lumia 920, le Galaxy S III (lire notre test), le HTC One X (lire notre test), le très attendu LG Optimus G, le Samsung Ativ S, le Galaxy Note II, le LG Optimus Vu…, les amateurs de smartphones haut de gamme n’ont que l’embarras du choix. Il existe toutefois des alternatives beaucoup moins onéreuses pour les budgets serrés. Avec le Liquid Glow (E330), Acer a réussi la gageure de proposer un terminal à 179€ avec des spécifications plutôt complètes.

Design (le cheap, c’est chic) et ergonomie

Le Liquid Glow est un appareil d’entrée de gamme et très bon marché (cheap dans le sens « bon marché »). S’il est proposé à un prix accessible, Acer n’a toutefois pas sacrifié son design sur l’autel des coûts de production.

L’appareil est relativement épais (11.5 mm) ce qui lui offre en contrepartie une excellente prise en main. C’est aussi le dos bombé qui se poursuit jusque sur les bords qui sont arrondis qui lui confère cette ergonomie quasi parfaite. Le dos noir mat (modèle testé) ajoute à la finition et à la prise en main puisqu’il ne glisse pas de la main. Des éléments en alu brossé complètent le look, sinon ravageur, du moins élégant et sobre du terminal.

L’écran

Sur son écran de 3.7 pouces (9.25 cm), le Liquid Glow affiche 800 par 480 pixels, ce qui se traduit par une densité de pixels de 252 ppp (pixels par pouce). La résolution est donc excellente tout comme la qualité de l’affichage de façon générale mais malheureusement l’angle de vision est très (trop) étriqué. De surcroît, l’écran s’avère très réfléchissant. Par temps ensoleillé, il devient parfois difficile de voir ce qu’il affiche. C’est peut-être là le plus gros problème du Liquid Glow.

On notera également qu’il peine (tendance à pixéliser) à lire des vidéos (divx par exemple) avec l’application vidéo préinstallée (PlayFilm). On voit peut-être les limites du terminal. Toutefois, le problème peut être résolu en téléchargeant une appli telle que VLC Neon avec laquelle la lecture devient alors quasiment fluide (probablement grâce au support poussé de l’accélération matérielle de VLC qui exploite à fond le hardware).

Spécifications

Côté hardware, le Liquid Glow est équipé d’un SoC Qualcomm MSM7227A avec processeur mono coeur cadencé à 1 GHz et GPU Adreno 200. Il est épaulé par 512 Mo de RAM. Un choix qui fait partie de l’équation que le constructeur a dû résoudre pour baisser le coût du terminal. On est là sur la famille S1 de Snapdragon (rappelons que les derniers SoC Qualcomm sont des S4 et S4 Pro). Gravée en 45 nm, la puce intègre un processeur simple coeur à architecture Cortex-A5. La plupart des smartphones actuels intègrent des puces avec processeur multi coeurs à architecture Cortex-A9 (en attendant l’architecture Cortex-A15 – Samsung a déjà annoncé les SoC Exynos 5 Dual avec CPU dans cette architecture). Le GPU Adreno 200 est aussi d’ancienne génération et il ne fera pas flamber le Liquid Glow dans les tests de benchmark.


Benchmark AnTuTu

Côté mémoire Flash interne, moins de 500 Mo sont utilisables. Mais, il est possible de l’étendre grâce à l’emplacement pour carte microSD.

Plus exactement, le terminal intègre 1 Go de mémoire Flash mais seulement moins de la moitié (436 Mo) est disponible pour l’utilisateur. C’est très peu d’autant plus que certaines applis ne peuvent être déplacées sur microSD. En revanche, il faudra veiller à sauvegarder les fichiers les plus gros sur la carte mémoire (vidéos…).

Les dimensions du terminal sont les suivantes : 117 mm par 58.5 mmm par 11.5 mm pour un poids de 125 grammes. Un appareil compact donc mais qui n’est pas un poids plume (133 grammes pour le S III par exemple qui dispose d’un écran de 4.8 pouces, 130 grammes pour le HTC One X avec écran de 4.7 pouces et 112 grammes pour l’iPhone 5 avec écran de 4 pouces).

Acer Liquid Glow entre le HTC Titan (écran de 4.8 pouces) et l’iPhone 3GS (écran de 3.5 pouces).

Contenu de la boîte

  • Smartphone avec batterie amovible
  • Câble USB vers microUSB
  • Chargeur
  • Oreillette
  • Manuel
  • microSD de 4 Go

Autonomie

C’est le point fort du Liquid Glow (avec également son rapport qualité prix). En utilisation moyenne (surf en 3G, un peu de Bluetooth, un peu de WiFi), l’autonomie est de deux jours. Le terminal s’appuie sur une batterie Lithium Ion de 1300 mAh. On passe à une bonne journée en utilisation intensive (vidéo, beaucoup de surf en 3G et WiFi). Alors que de nombreux smartphones ont parfois du mal à tenir la journée, c’est une donnée à prendre en compte.

Une connectivité complète

On a vu qu’Acer n’avait pas fait l’impasse sur la finition. Mais le constructeur taïwanais n’a pas non plus délaissé la connectivité. C’est un quasi sans fautes de ce côté là. Le Liquid Glow supporte le GSM sur trois bandes (900/1800/1900 MHz), la 3G sur deux bandes (900/2100 MHz) et le HSDPA (3G+). Ce dernier lui autorise des débits pouvant atteindre en théorie jusqu’à 42 Mbit/s. Le GPS avec l’aGPS (accelerated GPS) est de la partie (pas de support du GLONASS en revanche) ainsi que le Bluetooth 3.0 (assurant des débits pouvant atteindre 21 Mbit/s contre 3 Mbit/s pour le Bluetooth 2.1) et le NFC (Near Field Communication). Ce dernier est utilisé avec la fonction NFC Beam qui permet d’échanger des données (URLs, liens de vidéos YouTube, des contacts…) de terminal à terminal, les deux devant supporter le NFC.

Petit bémol toutefois pour ce qui est de la sensibilité du téléphone en réception. Elle n’est pas exceptionnelle par rapport à d’autres modèles. Dans les zones d’ombre, ne compter pas sur le Liquid Glow pour capter le GSM.

En revanche, la qualité sonore est au rendez-vous lors des appels.

Côté surf sur internet, le terminal n’est pas apparu hyper véloce sans que cela ne soit rédhibitoire. C’est toutefois probablement plus en rapport avec le hardware embarqué.

Photo et vidéo

Doté d’un APN principal avec capteur de 5 MPixels, d’un flash LED et de l’autofocus, le Liquid Glow ne fait toutefois pas de miracles dans ce domaine. Il est d’abord parfois difficile de prendre correctement des photos à cause de l’écran qui à tendance à réfléchir la lumière du soleil. De surcroît, la qualité n’est pas forcément au rendez-vous, en particulier dans les conditions de faible éclairage. Les photos sont ternes et parfois bruitées lorsqu’il fait sombre. Il est véritablement pris en défaut dans les zones d’ombre lorsqu’il fait grand soleil, ce qui trahit une faible capacité à photographier des paysages avec de forts contrastes.

Le rendu des vidéos est correct sans plus. Cependant, il ne filme pas en Full HD, ni même HD puisqu’il se contente de filmer en FWVGA, soit 854 par 480 pixels, à 30 images par seconde.

L’interface

Acer a eu la bonne idée de le proposer dès sa sortie (en février 2012) avec Android 4, alias Ice Cream Sandwich, préinstallé. Le constructeur a personnalisé la ROM mais on reste relativement proche de la ROM stock. Peu de surcouche Acer donc, ce qui permet d’accéder directement aux fonctionnalités d’ICS (avec quelques modifications). On a notamment accès aux « applis récentes » par un appui long sur la touche « home ».

L’interface est assez fluide même s’il y a quelques très légers ralentissements.

Acer n’a pas (encore) indiqué de mise à jour Jelly Bean.

Son écran de 3.7 pouces rend la saisie plus délicate – et c’est logique – que sur un écran plus encombrant. Le clavier Android s’avère moins adapté sur un écran de cette taille que celui d’iOS sur les iPhone avec écran de 3.5 pouces. A noter que par défaut, c’est le clavier Android classique qui est installé et qui s’avère très peu ergonomique. L’embarras du choix s’offre à vous pour le changer.

Acer a eu la bonne idée de pré-installer Polaris Viewer qui assure la lecture de nombreux formats de documents dont les fichiers MS Office, pdf, images (jpg, png, gif…)…

Les manques

Si l’appareil se positionne en entrée de gamme, ses caractéristiques lui permettent de tenir la dragée haute à d’autres terminaux plus onéreux. Osons et poussons donc la comparaison avec ces terminaux dotés de toutes les dernières technologies.

On a vu que l’écran n’était pas son point fort (effet miroir qui le rend très réfléchissant au soleil et angle de vision plutôt faible). Les amateurs de multimédia devront donc se tourner vers un autre mobile.

Côté connectivité, l’appareil supporte bien le HSDPA mais n’est pas compatible avec le DC-HSDPA (c’est le cas de l’iPhone 5 entre autres).

Seul un APN est présent et il s’avère de qualité moyenne. D’aucuns regretteront donc l’absence d’APN en façade pour les vidéo conférences et autres chats vidéo.

L’échange de données entre terminaux peut se faire grâce au NFC (via le NFC Beam) mais pour des fichiers conséquents, le WiFi Direct aurait été le bienvenu. Mais celui-ci n’est pas supporté.

Un petit souci provient par ailleurs du capteur de proximité. S’il fonctionne correctement – écran qui s’éteint lorsqu’on l’approche de l’oreille – dans certaines occasions (sans pouvoir reproduire systématiquement le problème), il ne s’allumait pas en l’écartant de son oreille. Plutôt irritant pour raccrocher après un appel. Difficile toutefois de savoir s’il s’agit d’un problème systématique ou bien lié uniquement au modèle testé.

Le verdict

Familièrement, on pourrait dire qu’avec le Liquid Glow, le consommateur en aura pour ses sous. Et c’est exactement cela. Avec un tarif de 179€, Acer a placé la barre très haut. Il n’a fait l’impasse sur quasiment aucun compartiment, sauf peut-être le choix de l’écran. Toutefois, parmi les caractéristiques techniques du terminal, on notera que son DAS (débit d’absorption spécifique) est relativement élevé. S’il reste bien entendu sous la norme imposée en France (2 W/kg maximum), il atteint tout de même 1.68 W/kg. C’est beaucoup plus que la plupart des modèles du marché (iPhone 4S : 0.988 W/kg, Samsung Galaxy S III : 0.342 W/kg…).

Les plus et les moins

Les plus

  • Prix
  • Rapport qualité prix
  • Résolution d’affichage
  • Finition
  • Prise en main
  • Connectivité complète
  • Autonomie excellente
  • Version quasi stock d’Android
  • Polaris Viewer préinstallé
  • Support du NFC

Les moins

  • Effet miroir prononcé sur l’écran
  • APN décevant
  • Pas de Full HD ou HD pour filmer
  • Pas de tags NFC livrés
  • DAS élevé (ie 1.68 W/kg)

Vous trouverez le guide d’utilisation à cette URL (document de type PDF) et la page Web du Liquid Glow sur le site du constructeur.

Le Liquid Glow d’Acer est disponible, entre autres, sur le site d’Expansys au prix de 179€. Merci à Expansys qui nous a gentiment prêté un exemplaire de ce terminal. A noter également l’existence de l’Acer Liquid Gallant Duo qui dispose d’un écran de 4.3 pouces et accepte deux cartes SIM.


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5 commentaires

  1. Excellent article ! Bien détaillé et réellement complet ! Je suis possesseur d’un iphone et c’est vrai que la tentation de passer à la concurrence est plutôt grande ! Je vais quand même tester tous les smartphones du marché avant de me décider 😉

  2. Pingback: En Direct : Test du smartphone Android Liquid | Android Actualites

  3. Je possède un Acer Liquid Mini et honnêtement, le mobile que je vais reprendre sera un Acer Liquid Gallant, car je n’ai jamais vue des mobiles aussi solide, j’ai eu 3 samsung, 2 nokia et franchement ils m’ont tous lacher au bout de 2 ans, tandis que là, mon acer vis encore et fonctionne parfaitement bien !

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