Je ne suis pas ceux que l’on appelle un fanboys Apple même si j’aime de nombreux produits de la marque. J’utilise un iPhone quotidiennement depuis plusieurs années, un Mac depuis vingt ans et un iPad depuis aussi longtemps que je m’en souvienne. J’ai aussi une Apple TV, une Apple Watch et des AirPods.
J’aime tous ces produits individuellement pour différentes raisons, mais aussi parce qu’ils font partie d’un tout. Toutefois, dans le cadre de mon métier, je suis amené à tester d’autres produits, parfois moins réussis, parfois plus. À tel point que je peux abandonner un appareil Apple pour un concurrent plus intéressant.
Sauf obligation professionnelle (j’ai travaillé par le passé pour des constructeurs), je n’ai jamais trouvé meilleur smartphone que l’iPhone (pour mes besoins, entendons-nous bien). Mais depuis quelques années, les Pixel de Google endossent le rôle de smartphone professionnel, aux côtés de mon fidèle iPhone.
Cette année, les Pixel 9 ont franchi un nouveau cap qui m’ont poussé à m’interroger sur la place qu’occupait l’iPhone dans mes outils du quotidien. Pour la première fois, le sur-place d’Apple (y compris avec ses iPhone 16) – m’a donné envie d’essayer autre chose. Et si je remplaçais mon iPhone 15 Pro (puis 16 Pro) par le Pixel 9 Pro comme smartphone principal ? J’ai tenté l’expérience pendant 2 mois. Voici mon avis complet.
Ce que j’ai aimé
Le nouveau design

On ne peut pas dire que Google n’a pas essayé de se montrer audacieux en matière de design. Depuis plusieurs années, l’américain tente beaucoup de choses, quitte à repousser une partie des consommateurs. Hélas, cette accent mis sur l’originalité n’a pas vraiment porté ses fruits.
En 2024, Google change donc son fusil d’épaule et opère un virage à 180 degrés. Puisque les consommateurs semblent adorer le design de l’iPhone, autant s’en inspirer. Tant pis pour la variété, cela vous apprendra (bande d’ingrats).
Ainsi, le Pixel 9 Pro reprend les lignes des dernières générations d’iPhone, caractérisées par un design plat aux coins légèrement arrondis avec un revêtement couleur titane, des contours d’écran très fins ainsi qu’un traitement mat du plus bel effet.
La marque garde en plus sa touche d’originalité en conservant un module photo horizontal en forme de pilule. L’ensemble respire l’ultra-premium, bien sûr, mais apporte cette touche de sérieux et de maturité qui manquait jusqu’à maintenant aux smartphones Google. De quoi enfin entrer dans la cour des très grands.
De quoi, aussi, apporter un petit vent de fraîcheur alors qu’Apple propose un design identique depuis plusieurs années. À l’usage, ce Pixel 9 Pro est un pur plaisir. La répartition du poids est parfaite, le format est assez grand pour profiter d’un certain confort d’affichage tout en manipulant un appareil relativement compact.

Et puis quel écran ! La dalle de OLED LTPO de 6,3’’ est tout bonnement magnifique ! En dehors du Galaxy S24 Ultra avec son traitement anti-reflet, personne ne peut lutter face à la qualité d’affichage du Pixel 9 Pro. Mention spéciale au système haptique, toujours aussi délicieux, qui ne souffre aucune comparaison chez les concurrents. Un plaisir simple que l’on a tendance à oublier mais qui participe grandement au confort du quotidien.
Google Intelligence

À la différence d’Apple – qui a décidé de se livrer à une guerre probablement interminable contre l’UE – Google a pensé aux utilisateurs en collaborant avec les autorités européennes. Ainsi, le Pixel 9 Pro est livré avec un bon paquet de fonctionnalités IA. Certes, pas autant qu’aux Etats-Unis (on doit se passer de Pixel Studio ou Screenchots par exemple), mais suffisamment pour donner ce nouveau souffle tant attendu aux smartphones.
Gemini, l’IA de Google, est disponible grâce à une simple pression prolongée sur le bouton on/off. Il remplace donc Google Assistant, l’historique assistant vocal de l’entreprise. Gemini Live ayant été déployé, l’IA prend maintenant la forme d’un assistant vocal capable de répondre à toutes sortes de questions dès qu’il s’agit de les trouver sur le web. Google s’appuie pour cela sur ses longues années d’expérience dans le domaine de la recherche en ligne.
Gemini peut aussi être un assistant créatif. J’ai pu par exemple lui demander de me créer des histoires du soir pour mon enfant de 3 ans lorsque je manquais d’inspiration. Les résultats sont très convaincants.
Parmi les outils connus, je ne me lasse pas de la fonction « Entourer pour chercher », la gomme magique dans l’application Photos, la fonction permettant de modifier une photo à l’aide d’un prompt, ou encore le mode en écoute qui permet de reconnaître une chanson en quelques secondes.
Pour l’heure, l’IA de Google ne permet pas d’interagir avec l’ensemble du logiciel en tenant compte de nos usages. Une limite peut-être imposée par les directives européennes. Mais plutôt que de ne rien fournir, Google a décidé de se concentrer sur d’autres fonctionnalités. Un choix que j’apprécie puisque mon expérience sur le Pixel 9 Pro est bien plus riche que l’iPhone 15 Pro (le 16 Pro).
Par ailleurs, je trouve que l’association Android 14 avec la surcouche Pixel offre interface au design soigné, avec des animations plaisantes et des interactions fluides. Je prends énormément de plaisir à utiliser le Pixel, qui regorge de paramètres de personnalisation. Si elle souffre de quelques défauts (par exemple supprimer une appli nécessite plusieurs étapes inutiles), l’interface est, pour moi, la plus agréable à utiliser au quotidien. Et la seule avec OneUI de Samsung à pouvoir me faire abandonner mon iPhone.
Bonne autonomie

En matière d’autonomie, le Pixel 9 Pro ne figure pas parmi les références du marché mais il reste un modèle suffisamment endurant pour répondre aux besoins des utilisateurs exigeants. Si, comme moi, vous avez l’habitude de l’iPhone 15 Pro (ou tout autre iPhone suivant le 13), vous aurez même l’impression que le Pixel 9 Pro est un véritable chameau.
En effet, alors que je rechargeais mon iPhone 15 Pro au mieux tous les soirs, au pire en fin d’après midi, le smartphone de Google, lui, m’accompagne en moyenne une journée et demie avant de passer par la case recharge.
Si j’ai déjà testé des modèles plus endurants, ces performances me semblent tout à fait honnêtes pour un smartphone premium. En tout cas, je ne me suis jamais senti vraiment inquiet de voir ma batterie s’épuiser avant la fin de la journée. Un confort non négligeable pour un utilisateur comme moi qui manipule son smartphone à longueur de journée, en majorité pour des usages gourmands en énergie (photo, vidéo etc.).
Toujours excellent en photo

Les Pixel se sont faits une solide réputation en matière de photographie, même si certains leur reprochent parfois un traitement numérique un peu agressif. Il est vrai que l’IA peut pousser un peu sur certains paramètres mais au fil des années, Google a su peaufiner sa recette jusqu’à atteindre les sommets.
Grâce à un trio d’optique (grand-angle, ultra grand-angle, téléobjectif), le Pixel 9 Pro se hisse à un niveau stratosphérique. Pour les détails techniques, je vous invite à consulter l’excellent test du Pixel 9 Pro XL de Marc. Je vais m’attarder ici sur ce qui m’a le plus impressionné.
D’abord, le grand-angle est irréprochable. Certains n’apprécieront peut-être pas les contrastes légèrement plus poussés mais c’est justement ce que j’aime dans la signature Pixel. D’autant que Google a travaillé sur la colorimétrie pour un rendu final plus réaliste, plus proche de ce que peut produire un iPhone.
Le Pixel 9 Pro se distingue sur deux points : son téléobjectif d’abord, associé au traitement numérique, qui permet de sortir des photos d’excellente qualité jusqu’à un zoom 10x et même à se distinguer en basse lumière. Son l’ultra grand-angle, ensuite, qui ne souffre d’aucun des défauts que l’on trouve habituellement chez les concurrents (distorsion, conservation des détails, etc.).
Au-delà de la qualité pure, le Pixel 9 Pro regorge de fonctionnalités ludiques saupoudrées d’IA. Avec Add me, on peut par exemple s’ajouter sur une photo afin de ne plus être celui ou celle qui n’est jamais sur les photos de groupe. La gomme magique, la retouche magique et tant d’autres fonctionnalités sont aussi de la partie pour pousser les limites de l’édition photo sur smartphone. À ce jeu, l’iPhone est à des années lumières de ce que propose Google.
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D’aucuns diront que ces fonctionnalités sont des gadgets. C’est ce que je pensais avant d’arriver au bout de ces 2 mois de test. Mais en prenant l’iPhone 16 Pro à l’essai pendant deux semaines, elles m’ont finalement beaucoup manqué. À tel point que le Pixel 9 Pro est devenu mon photophone principal.
Ce que j’ai moins aimé
Moins doué que l’iPhone en vidéo
Si Google a su faire de son Pixel 9 Pro une référence de la photographie, il lui reste encore un peu de travail pour se hisser au niveau d’Apple dans l’exercice de la vidéo.
Elle a bien tenté quelques améliorations cette année, comme le zoom amélioré qui apporte davantage de fluidité dans les transitions entre les différents modules caméra. Le Video Boost, qui améliore les vidéos téléchargées sur les serveurs de Google, est aussi une fonctionnalité intéressante. La possibilité de filmer en 8K avec une stabilisation améliorée est aussi une nouveauté bienvenue.
Malgré tout, je préfère filmer avec un iPhone 15 Pro, et de loin. Durant mon expérience, j’ai reçu l’iPhone 16 Pro en test. Il relève encore le niveau dans cet exercice avec l’intégration de la 4K à 120 im/s ainsi que l’Audio mix, une fonctionnalité permettant d’améliorer le son des vidéos selon différents scénarios.
Pour un usage personnel (vidéos de vacances, de famille, de sport etc.) le Pixel 9 Pro est donc largement à la hauteur. Mais pour une utilisation professionnelle de la vidéo, l’iPhone reste la référence du marché.
Recharge aussi lente

Les habitués de l’iPhone n’ont jamais goûté aux joies d’une recharge ultra-rapide. Mauvaise nouvelle, passer au Pixel 9 Pro ne leur permettra pas non plus. Avec une puissance de charge maximum de 27 W, le dernier né de Google fait même partie des mauvais élèves, avec l’iPhone donc, et les Galaxy S de Samsung. À l’instar de ses concurrents, il faut donc plus d’une heure au Pixel 9 Pro pour se recharger intégralement.
Heureusement, son autonomie confortable ne m’a pas obligé à chercher désespérément un chargeur en milieu de journée. En général, je recharge le Pixel 9 Pro la nuit ou au bureau grâce à un chargeur sans fil. Je ne ressens donc pas de gêne particulière au quotidien. Toutefois, je teste régulièrement des modèles compatibles avec la charge ultra-rapide, aussi j’aurais aimé cette sécurité supplémentaire fort pratique dans certains cas (par exemple lors de salons ou conférences où les smartphones sont mis à rude épreuve).
Des performances brutes qui interrogent

Comme le reste de la gamme, le Pixel 9 Pro carbure à la Tensor G4, la dernière puce maison de Google. Comme la génération précédente, cette plateforme fait la part belle à l’intelligence artificielle. Les ingénieurs ont donc particulièrement travaillé sur la partie NPU de la puce.
Forcément, il a fallu faire des sacrifices sur d’autres éléments. Le CPU (puissance de calcul) et le GPU (partie graphique) sont donc moins bien lotis que les concurrents. En résulte un Pixel 9 Pro un poil en dessous pour certains usages. C’est le cas en jeu par exemple où le framerate a tendance à baisser sur les jeux 3D mal optimisés. La retouche photo et les petits montages vidéo souffrent parfois de quelques ralentissements.

En 2 mois, j’ai peu goûté à ces épisodes de faiblesse mais ils existent bien. Dans 99% des cas, le Pixel 9 Pro répond parfaitement à mes exigences. Je ne vois même aucune différence avec l’iPhone 16 Pro que je teste depuis bientôt un mois. Les animations, le multitâche, les applications de productivité, de création, tout fonctionne parfaitement.
Mais jusqu’à quand ? Google promet 7 années de mises à jour majeures pour ce Pixel 9 Pro. D’ici là, j’aurai changé de modèle, comme la plupart des consommateurs (qui renouvellent en moyenne tous les trois ans désormais). Mais pour le marché de seconde main, le Pixel 9 Pro sera-t-il aussi séduisant ? La puce Tensor G4 saura-t-elle s’adapter aux évolutions des applications dans les 7 prochaines années ? Rien n’est moins sûr.
Mon avis sur le Pixel 9 Pro après 3 mois
Celles et ceux qui me connaissent savent que j’apprécie les Pixel depuis plusieurs années. Cela ne m’empêche pas de me montrer critique dans mes tests publiés sur Presse-citron. Toutefois, cette année, j’ai bien du mal à me séparer de mon Pixel 9 Pro.
Google semble enfin avoir trouvé sa recette parfaite du smartphone premium. Enfin presque. Un système de recharge rapide, un petit effort sur la vidéo et une puce un peu plus musclée pour le jeu ne feraient pas de mal. D’autant que la marque propose un suivi des mises à jour de sept ans !
Le Pixel 9 Pro m’a conquis comme aucun autre smartphone auparavant. J’ai retrouvé ce petit sentiment d’excitation avant de le recevoir, une sensation qui ne me quitte pas depuis que je l’utilise au quotidien. Chaque fois que je le saisis, je trouve son design exquis, son écran sublime et je me délecte de naviguer dans son interface. Il est aussi devenu mon appareil photo principal, pour les raisons évoquées dans ce test.
« Ok, super, mais les journalistes et influenceurs disent tous ça et ensuite ils reprennent leur iPhone » diront certains. On m’a déjà fait la réflexion à plusieurs reprise. Et vous savez quoi ? Le Pixel 9 Pro est devenu mon smartphone principal en lieu et place de mon iPhone. Et je ne suis pas certain que cela change de si tôt.
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Vous devriez tester d’appeler un fixe avec un abonnement SFR pour voir car depuis 6 mois des bruits parasites sur les pixel 7, pixel 8 pour ma part
Bonjour ! Je n’ai pas rencontré ce problème. Il vient peut-être de l’antenne ou la zone où vous vous trouvez. Ou de l’opérateur. C’est la première fois que j’entends parler de ce souci. Ou alors il s’agit peut-être d’un problème isolé de votre modèle, auquel cas un petit tour au SAV devrait aider.
Bonne journée !
Par contre, adieu l’intégration bien pratique avec les autres produits Apple…
Bonjour ! C’est tout le problème des écosystèmes. Mais j’utilise aussi un PC, une Pixel Watch, des écouteurs Pixel et une tablette Android. Et finalement l’intégration dans l’écosystème Windows / Android est tout aussi fluide aujourd’hui. Ça fera l’objet d’un futur article mais la question de l’écosystème n’est plus vraiment un frein, autre que financier (ce qui n’est pas rien, j’en conviens).
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Ça s’appelle le syndrome de Stockholm
J’ai un android, une tablette android, un Chromebook/tablette récent et un macbook de plus de 14/15 ans.
Je n’ai aucun problème de synchronisation/intégration mais j’utilise l’écosystème Google .
Je reste un applemaniac.
Même expérience ici. Après plus de 15 ans de pommes je passe finalement chez sur Android avec mon pixel 9 pro xl. J’ai un iPhone 16 pro max qui prend la poussière dans son tiroir depuis sa sortie…il va falloir que je le vende.
personnellement j’ai le pixel 8 pro je pense que je vais attendre le pixel 10 avec un processeur plus puissant je suis un joueur PUBG mobile mais niveau performance il est en retard par rapport a mes potes qui ont des iphones
Avec un bloc de 5 ampères la recharge se fait en une heure