Passer au contenu

Test Lenovo Legion Slim 7i (16IRH8) : beau comme un dieu, chaud comme la braise

Le nouveau Lenovo ne manque pas de qualités… et de défauts !

Annoncé au CES 2023, le nouveau Lenovo Legion Slim 7i tente de trouver la formule parfaite lui permettant de délivrer un maximum de performances dans un châssis de 16 pouces le plus compact possible. En cela, l’appareil se démarque donc de nombreux autres PC portables « gamer », puissants mais encombrants, et se confronte aussi à une dure réalité : composants surpuissants et finesse faisant rarement bon ménage.

Core i9-13900H de toute dernière génération, RTX 4070 capable de monter à un maximum de 140W, grand écran 3,2K… sur le papier le Lenovo Legion Slim 7i sonnerait presque comme un gros PC portable gamer, de 3 kilos et 3 cm d’épaisseur, que l’on ne déplace que sous la contrainte. Comme le trahit pourtant son appellation « Slim », très évocatrice, l’appareil est néanmoins un modèle compact, très compact.

À son point le plus fin, l’engin ne dépasse pas les 17,6 mm pour 2 kg tout rond sur la balance. Des mensurations relativement atypiques pour un modèle dévolu avant tout au jeu, a fortiori sur une machine équipée de composants aussi performants (et donc gourmands en énergie). Malheureusement, l’installation de ce tandem Core i9 / RTX 4070 dans un châssis aussi fin n’est pas la meilleure idée que Lenovo a eue dernièrement.

Lenovo Legion Slim 7i au meilleur prix Prix de base : 2 549 €

Ce qu’on a aimé sur le Lenovo Legion Slim 7i

Le design : probablement le « gamer » le plus classe de 2023

Img 3358
© Nathan Le Gohlisse pour Presse-citron

Mais avant de parler des choses qui fâchent, commençons par l’un des principaux atouts de l’appareil : son look, superbe, disons-le sans détours. Disponible en ligne à 2549 euros, le Slim 7i est tout simplement l’une des plus belles machines à nous être passée entre les mains ces derniers mois. Utilisable tant par les pros, que les créatifs ou les joueurs esthètes, ce nouveau laptop dispose d’un châssis en aluminium particulièrement soigné, et de flancs biseautés légèrement chromés du plus bel effet.

Au-delà de son esthétique léchée, de ses belles lignes, et de sa grande compacité (357,7 x 259,3 x 17,6 – 19,9mm pour 2 kg, soit une véritable invitation aux voyages en sa compagnie), ce modèle profite d’une qualité assemblage irréprochable et de quelques bonnes idées ergonomiques en prime.

Img 3346
© Nathan Le Gohlisse pour Presse-citron

Parmi elles : l’ingénieux rétroéclairage des icônes sur les connectiques arrières pour les identifier facilement dans la pénombre ; ou encore le système de rappel des principaux raccourcis du clavier à l’aide du rétroéclairage (pour changer de mode de rétroéclairage, régler l’intensité lumineuse de l’écran, le volume, passer de 165 Hz à 60 Hz en un seul geste, ou encore basculer facilement entre les différents modes de performances sans passer par le logiciel de Lenovo).

De conception robuste, le Slim 7i n’inquiète pas non plus lors de déplacements (nous l’avons précisément testé dans ce contexte), et ne donne jamais l’impression de revendiquer une identité « gamer » trop criarde. Tant mieux, même si la mode des machines hyper tapageuses semble peu à peu s’étioler sur le marché des PC portable gaming.

Sur les fondamentaux aussi le Legion Slim 7i assure. L’appareil embarque de nombreuses connectiques (un port Thunderbolt 4, un port USB-C 3.2 Gen 2, trois ports USB-A 3.2 Gen 2, une sortie HDMI 2.1 et une prise casque), un lecteur de cartes SD (plus que bienvenu pour les usages créatifs), une bonne webcam 1080p, un capteur d’empreintes digitales (malheureusement loin d’être systématique sur les PC portables gamer) et un pavé tactile nettement plus confortable et précis sur la plupart des modèles concurrents.

Le clavier est par contre un peu en retrait sur le plan du confort… surtout en jeu. Sans être mauvais, et en dépit d’une profondeur de course de 1,5 mm (ce qui n’est pas si mal compte tenu de la finesse de l’appareil), le clavier du Slim 7i 2023 semble être plus taillé pour la bureautique que pour maximiser sa réactivité sur les FPS les plus nerveux. Dommage. On regrette par ailleurs qu’il ne soit pas plus silencieux.

Img 3354
© Nathan Le Gohlisse pour Presse-citron

L’écran : (quasi) irréprochable

Quoi qu’il en soit, Lenovo ne se paye pas la tête du client en matière d’affichage. En fonction de la configuration choisie, on passe d’une dalle QHD+, 240 Hz et 100% sRGB à un panneau 3,2K, 165 Hz et 100% DCI-P3. C’est cet écran 3.2K (3200 x 2000) auquel nous avons à faire sur notre exemplaire de prêt. Et quelque soit le modèle choisi, Lenovo mise sur la technologie IPS, ainsi que sur une diagonale de 16 pouces au format 16:10.

La dalle LCD de notre modèle de test offre pour sa part un temps de réponse de 3 ms seulement, une certification Dolby Vision et s’avère par ailleurs compatible Nvidia G-SYNC. Fabriquée par AU Optronics, cette dalle propose peu ou prou ce que la technologie IPS peut offrir de mieux en 2023.

Img 3344
© Nathan Le Gohlisse pour Presse-citron

La luminosité maximale dépasse notamment les 400 cd/m2 ce qui permet à l’écran d’être parfaitement lisible dans une majorité de situations… y compris en extérieur (du moins dans certains cas) comme en attestent nos photos. En la matière, le revêtement mat de l’écran aide en effet beaucoup à réduire les reflets. Notons quand même que la luminosité maximale ne peut-être atteinte qu’en activant le mode performances à l’aide du raccourci Fn+Q, ce qui n’est pas toujours souhaitable, surtout pour travailler dans le calme — ce mode ayant notamment pour effet d’activer les ventilateurs.

Le contraste est également de bon niveau même si l’on reste loin de ce que peuvent permettre les technologies Mini-LED et OLED sur ce terrain. On peut d’ailleurs reprocher à Lenovo de ne pas nous proposer, au moins en option, l’une ou l’autre de ces deux technologies d’affichage. Mais qui sait, ce sera peut-être pour la prochaine mouture de l’engin.

Img 3347
© Nathan Le Gohlisse pour Presse-citron

Pour le reste, Lenovo a pris soin de calibrer soigneusement la dalle de son Slim 7i, qui affiche par conséquent des couleurs plutôt naturelles et équilibrées. Sans égaler la qualité d’image permise avec le Mini-LED ou l’OLED, la bécane de Lenovo nous propose quand même une expérience d’affichage de haut niveau. Ajoutons à cela, la présence de coins arrondis (qui confèrent à l’ensemble une allure plus moderne) et de bordures particulièrement fines, donnant presque l’impression que l’écran flotte au-dessus du clavier.

Lenovo Legion Slim 7i au meilleur prix Prix de base : 2 549 €

Ce qu’on a pas aimé

La chauffe : le feu de l’enfer juste sous vos doigts

S’il est un point sur lequel Lenovo a lâché la rampe avec son nouveau Slim 7i, c’est bien sur la gestion des températures. L’appareil souffre en effet d’une chauffe totalement folle en jeu et en utilisation intensive… en clair, dès que le tandem CPU / GPU est sollicité à plein régime. Cette chauffe est sans aucun doute le principal défaut de l’appareil. Elle constitue aussi la raison pour laquelle nous aurions du mal à vous recommander pleinement cette configuration i9 / RTX 4070 du produit.

Comprenons-nous bien, le Lenovo Legion Slim 7i est une chouette machine, mais sa gestion des températures n’est pas satisfaisante, et le bruit émis par le système de dissipation est tout simplement infernal lorsque le mode performances est activé. Cela ne rend pas l’appareil inutilisable, loin de là, mais cette chauffe réduit par contre nettement son confort d’utilisation au quotidien.

Img 3345
© Nathan Le Gohlisse pour Presse-citron

En effet, le clavier et les environs de la charnière sont vite chauffés à blanc lorsqu’on pousse le produit dans ses derniers retranchements. On remarque par ailleurs que la répartition de cette chaleur est mauvaise, avec une zone brulante juste en dessous du bouton de mise sous tension : attention de ne pas laisser vos doigts y trainer trop longtemps, vous pourriez presque vous bruler.

Si l’on rentre dans le détail, dans le cadre d’un stress test d’une demie-heure seulement sous AIDA-64, le thermal-throttling se met en branle et les températures atteignent régulièrement les 100 degrés sur le CPU. Dans ces conditions les performances sont vites bridées, pour limiter un tant soit peu la chauffe, et les fréquences tombent vite sous la barre des 3,60 GHz.

Img 3359
© Nathan Le Gohlisse pour Presse-citron

Retenez que la finesse du Slim 7 et sa mauvaise gestion de la chaleur empêchent ses composants de développer leur plein potentiel. Sur Cinebench R23 par exemple, en calcul multi-core, le Core i9-13900H de notre modèle de prêt marque ainsi 2000 à 3000 points de moins que certains modèles concurrents équipés de la même puce. L’efficacité du processeur sera donc moindre en jeu et sur les outils créatifs capables d’exploiter au moins une partie de ses 14 coeurs.

En QHD+, avec l’ensemble des réglages en ultra (ray tracing actif et DLSS 2.0 activé lui aussi), les performances sont d’ailleurs moins bonnes que ce à quoi nous nous attendions avec la RTX 4070 (configurée ici en 140 W). Jouer sur le Legion Slim 7i reste un plaisir, mais on ne peut s’empêcher de tiquer sur certaines baisses de régime dans Cyberpunk 2077, où il n’est pas rare de tomber sous les 45 FPS. Frustrant sur une machine à ce prix.

Notez toutefois que nos observations concernent le modèle équipé d’un Core i9-13900H et d’une RTX 4070. Les moutures moins performantes de l’appareil seront vraisemblablement moins sujettes à la chauffe, et en l’état, ce sont elles que nous aurions tendance à privilégier.

L’autonomie : aucune ambition particulière

Notre Legion Slim 7i paye d’ailleurs cash l’utilisation de ces composants survitaminés en matière d’endurance. Sur ce terrain, l’appareil ne fait jamais mieux que la majorité des PC portable gaming, et ce malgré l’intégration d’une grosse batterie de 99 Wh, soit le maximum autorisé pour ce type de produit. Tablez donc sur 4 à 5 heures de lecture vidéo, et pas tellement plus dans le cadre d’une utilisation variée, mêlant cette fois bureautique et navigation web… même avec les réglages favorisant le plus l’endurance.

Img 3350
© Nathan Le Gohlisse pour Presse-citron

La recharge se fait pour sa part à l’aide d’un bloc secteur de 230 W plutôt compact, offrant une charge rapide efficace. Cette dernière suffit à recouvrer un peu plus de 60% d’autonomie en 30 minutes sur secteur. Il est enfin possible de recharger l’appareil en passant par un chargeur tiers et l’un de ses ports USB-C, mais attention, cette méthode ne permettra pas de débloquer les performances maximales du PC.

Lenovo Legion Slim 7i au meilleur prix Prix de base : 2 549 €

Notre avis sur le Lenovo Legion Slim 7i (16IRH8)

Le Legion Slim 7i est un véritable ascenseur émotionnel. Il nous a séduit dès les premiers instants par sa sobriété, son esthétique léchée, sa compacité et son grand écran 3,2K lumineux… pour mieux nous décevoir quelques heures plus tard par sa surchauffe et le bruit infernal de ses ventilateurs.

Particulièrement soigné mais trop fin pour son propre bien, le nouveau gamer compact de Lenovo ne parvient pas à transformer l’essai totalement. Compte tenu des excellentes bases de ce produit, nous avons toutefois bon espoir que Lenovo parviendra à nous proposer une future itération mieux équilibrée, moins affectée par la chauffe, et donc plus convaincante. On croise donc les doigts pour l’année prochaine.

📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

Newsletter 🍋

Abonnez-vous, et recevez chaque matin un résumé de l’actu tech

2549 €
7.5

Design et finitions

9.0/10

Écran et audio

8.0/10

Performances

7.0/10

Autonomie et recharge

6.0/10

Rapport techno-prix

7.5/10

On aime

  • La puissance d’un « gamer » sans le look « gamer »
  • Finitions irréprochables
  • Le bel écran 3,2K
  • Le ratio performances encombrement (dans l’absolu)
  • La charge rapide efficace

On aime moins

  • La surchauffe et l’inconfort qui va avec
  • Le bruit des ventilateurs
  • L’autonomie fébrile (4 à 5 heures)
  • Le clavier, plus bureautique que « gamer »
  • Pas d'OLED ou de Mini-LED