Les Émirats arabes unis (UAE) traversent une période difficile sur le plan géopolitique, alors que le pays est régulièrement pris pour cible par l’Iran dans le cadre du conflit au Moyen-Orient. Ses dirigeants n’en oublient pas moins de penser à l’avenir et se tournent massivement vers l’IA.
Ils viennent en effet d’annoncer leur intention d’intégrer l’intelligence artificielle “agentique” à la moitié des services gouvernementaux d’ici deux ans, rapporte Fox News. Derrière ce terme peu connu du commun des mortels, on retrouve l’implémentation de systèmes pour analyser des informations, prendre des décisions et agir avec une intervention humaine minimale, précisent nos confrères.
Dans le cadre qui nous intéresse ici, l’IA pourrait donc traiter des demandes, ajuster les flux de travail, et même mener à bien certaines tâches gouvernementales de A à Z en sortant d’un rôle de pur conseiller.
Par exemple, le média américain imagine des autorisations délivrées plus rapidement, des services publics automatisés, autant d’éléments qui mettraient fin à une certaine lenteur parfois pointée du doigt.
Pour mener à bien ce projet, un haut responsable gouvernemental a d’ores et déjà été nommé, tandis que les fonctionnaires bénéficieront d’une formation en IA. L’idée étant de disposer d’une main d’œuvre qui saura cohabiter avec ces outils.
Une fausse bonne idée ?
Cette initiative n’est pour autant pas sans poser bon nombre de questions et d’objections. Dans d’autres pays, et notamment en France, les citoyens sont au contraire de plus en plus demandeurs d’un contact humain et déplorent cette automatisation du service public.
De même, et à supposer que l’on laisse l’IA décider seule, ce qui est déjà le cas pour certains algorithmes, il pourrait être difficile en cas de problèmes de déterminer les responsabilités ou de demander des comptes.
Quoi qu’il en soit, la tentation de se servir d’une IA générative pour lui confier des tâches gouvernementales est de plus en plus répandue. Nous vous parlions récemment de cette idée du ministère américain des transports, qui compte s’appuyer sur Gemini, le modèle de langage de Google afin de rédiger ses propositions de loi.
D’après des comptes-rendus de réunions qui se sont tenues au sein même de l’institution. Le conseiller juridique du ministère, explique ce choix par la nécessité d’aller vite, la qualité d’écriture n’étant pas un facteur déterminant pour ce type de texte : « Nous n’avons pas besoin d’une réglementation parfaite, ni même d’une très bonne réglementation. Nous voulons juste quelque chose d’assez bon ».
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.