En 2015, le studio français Don’t Nod Entertainment avait su marquer les esprits avec le jeu épisodique narratif Life is Strange. Bourré de bonnes idées, envoûtant et captivant, ce titre a lancé une saga qui se poursuit depuis lors. Neuf ans après, Maxine Caulfield, ou Max pour les plus intimes, est de retour dans un nouveau volet signé Deck Nine Games. On a pu jouer aux deux premiers épisodes de Life is Strange : Double Exposure, voici notre premier avis .
Une histoire prenante
Plusieurs années après les tragiques événements survenus à Arcadia Bay, Max Caulfield est devenue photographe résidente à la prestigieuse université Caledon dans le Vermont. On découvre donc avec plaisir que l’héroïne a réussi à faire de sa passion un métier et qu’elle transmet ses connaissances en tant que professeure.
Il y a un aspect savoureux à découvrir ce personnage adulte qui n’a plus les mêmes préoccupations ni la même façon de penser que dans le premier volet. Son statut social a aussi évolué : fini la chambre en résidence étudiante, bonjour la maison cossue avec une vue splendide sur les paysages enneigés.
Un événement va toutefois bousculer ce quotidien enchanteur. Un soir, Max découvre le corps sans vie de sa nouvelle meilleure amie Safi. Son monde s’effondre et elle ne peut même plus utiliser son ancien pouvoir pour rembobiner le temps ! L’enquête démarre alors sans aucune garantie que le tueur ne refrappera pas à nouveau… On vous laisse découvrir la suite de cette intrigue extrêmement addictive.
Un gameplay critiquable
Les habitués des précédents opus ne seront pas vraiment dépaysés. Le jeu repose toujours sur de longues cinématiques ponctuées de choix de dialogues ou d’actions qui peuvent avoir des conséquences.
Ces phases s’interrompent et vous laissent alors explorer votre environnement ou vous immerger de l’ambiance du campus. Il est par exemple assez grisant de laisser traîner ses oreilles pour épier les conversations. Comme d’habitude, Life is Strange parvient à placer des moments de contemplation qui sont extrêmement rares dans l’industrie vidéoludique.
On apprécie également la possibilité d’immortaliser certains passages de l’aventure en prenant des photos que l’on peut partager sur les réseaux sociaux du jeu. Des messages amicaux et chambreurs ne manqueront pas d’accompagner ces publications.
Il vous sera aussi parfois demandé d’aller chercher certains objets ou d’accomplir des quêtes (jamais difficiles) pour avancer. Cela permet certes de varier un peu les plaisirs mais à part nous balader, ces séquences n’apportent pas grand chose.
À noter que si Max n’a plus la capacité de rembobiner le temps, elle peut cette fois évoluer entre plusieurs réalités parallèles pour mener son enquête. L’ensemble est parfois un peu redondant et nous donne l’impression de perdre un peu notre temps. Il faudra donc voir comment ce pouvoir est utilisé au cours des trois prochains épisodes pour se forger un avis final à ce sujet.
On peut par ailleurs regretter certains détails mineurs et notamment ces sous-titres qui s’accumulent maladroitement sur l’écran ou encore certains PNJ sur le campus assez peu convaincants, mais il n’y a clairement pas de quoi gâcher l’expérience narrative pour autant.
La nostalgie est de mise
Cet aspect séduira uniquement ceux qui ont joué au premier Life is Strange mais ils ne bouderont pas leur plaisir. Les références sont en effet très nombreuses qu’il s’agisse de flashbacks précis ou de souvenirs plus diffus.
Pour matérialiser le passé de Max, nous pouvons notamment lire sa correspondance et retrouver des personnages bien connus des fans de la saga. L’émotion est d’ailleurs de mise grâce à une qualité d’écriture qui fait, une fois de plus, toute la différence.
Une bande-son incroyable
Cela peut paraître anecdotique à certains, mais la soundtrack est encore particulièrement inspirée. C’est simple, elle colle quasi systématiquement à l’instant et ajoute une petite touche supplémentaire dans l’immersion et le côté cinématographique de ce nouveau volet. Mention spéciale à la chanson principale signée Dodie Clark qui nous emporte à chaque lancement.
Les doublages sont aussi excellents. À ce sujet, on vous conseille la version originale pour encore plus d’immersion, même si les acteurs francophones n’ont pas à rougir de leur prestation.
Life is Strange : Double Exposure sort en version définitive le 29 octobre sur PS5, Xbox Series X/S et PC. Il est aussi possible de jouer dès le 15 octobre aux deux premiers épisodes en avant-première via l’Ultimate Edition vendue 80 euros.
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