C’est actuellement la marque la plus hyperactive sur le marché de l’audio. Après une fin d’année 2024 déjà animée, notamment avec le renouvellement de deux modèles phares (Willen II et l’Emberton III), Marshall continue sur sa lancée en 2025. Fin juin, elle a investi pour la première fois le secteur des barres de son en présentant la Heston 120, puis a rafraîchi son modèle emblématique de salon, la Kilburn III, tout en proposant, du côté nomade, une nouvelle Middleton II.
Bien qu’elle soit baroudeuse dans l’âme, la nouvelle enceinte de Marshall assume son format imposant. L’idée ici est d’être plus transportable que véritablement nomade afin de répondre à des usages mixtes. Elle a vocation à s’utiliser autant dans un salon, que sur une terrasse, dans un jardin et éventuellement lors d’un événement extérieur. Un positionnement hybride qui la place en concurrence directe avec des enceintes comme la Sony ULT Field 5 et la JBL Charge 6.
Prix et disponibilité de l’enceinte Marshall Middleton II
Disponible depuis juillet 2025 au prix de 299 €, la Middleton II se décline en coloris noir et crème. Lancée au printemps, la Sony ULT Field 5 affiche le même prix. De son côté, avec son tarif de 199 €, la JBL Charge 6 est nettement moins chère.
Une montée en gamme discrète, mais appréciable
Comme à l’accoutumée avec Marshall, il serait bien difficile de confondre la Middleton II avec une de ses concurrentes. Coque noire texturée, grille façon ampli de rock et emblématique logo doré en signature. La Middleton II possède, comme tous les produits Marshall, cette particularité d’être un véritable objet de déco.

Par contre, bien malin celui qui pourrait jouer au jeu des 7 différences entre la Middleton II et sa devancière. C’est bien normal, tant elles se ressemblent. Déjà, elles ont toutes les deux la même carrure au millimètre et au gramme près, soit 23 × 9,8 × 11 cm pour 1,8 kg. Pour comparaison, la JBL Charge 6 est presque deux fois plus légère (960 g), tandis que la Sony ULT Field 5 est presque aussi lourde (1,5 kg).
De ce fait, comme dit plus haut, la Middleton II n’est certes pas une enceinte de salon, mais ce n’est pas non plus une nomade de l’extrême. Il est bien évidemment possible de la glisser dans un sac pour une sortie. Cependant elle s’avère plus adaptée à des trajets courts. Par exemple, entre les différentes pièces d’une maison ou d’un appartement, vers une terrasse ou dans un jardin.

C’est en prenant le temps d’inspecter un peu plus près la Middleton II, que l’on remarque alors une discrète mais réelle montée en gamme. Les coins ont tout d’abord été renforcés pour se prémunir des accidents d’usage, tandis que c’est la même grille métallique maillé qui occupe désormais l’avant et l’arrière. Auparavant, le dos n’avait droit qu’à une surface à base de petits trous. Enfin, bonus-malus appréciable, Marshall facilite l’accès à la batterie de son enceinte afin de permettre son remplacement éventuel. Un argument durabilité appréciable qu’aucun autre constructeur (JBL, Bose, Sony, Ultimate Ears) ne propose actuellement.
Une ergonomie et une connectivité plus modernes
C’était prévisible, mais aucune révolution ne s’est fomentée en matière de commandes. L’ensemble des boutons se trouve sur la partie supérieure de l’enceinte pour un accès simple et sans superflu. Comme sur la génération précédente, la molette centrale assure la gestion du volume, de la musique (play/pause, avance et recul rapide, mise suivante ou précédente), tandis que la mise sous tension et l’appareillage Bluetooth disposent de leurs propres boutons.

Pour se mettre au niveau de la concurrence, Marshall à intégré un micro pour recevoir ou passer un appel depuis l’enceinte. Si cette nouveauté est appréciable, la réalisation laisse à désirer comme souvent sur ce type de produit. En intérieur calme et collé à l’enceinte, cela peut éventuellement être utile. Mais dans tous les autres cas, la portée et l’intelligibilité sont vraiment limitées.
Pour la connectivité, Marshall met logiquement son enceinte à la page en intégrant une puce Bluetooth 5.3 compatible LE Audio. Cela lui permet de prendre en charge l’Auracast. Une technologie qui rend possible la diffusion d’un même signal vers plusieurs enceintes compatibles.

En revanche, pour activer cette fonctionnalité, il est obligatoire de passer via l’application dédiée. Intuitive et relativement complète, cette dernière propose également de gérer l’enceinte à distance (lecture, volume…), d’accéder à des options de batterie, et à un égaliseur 5 bandes.
Qualité audio, une belle réserve de puissance
Sous ses grilles, la Middleton II embarque deux woofers de 30 W et deux tweeters de 10 W. Soit, une puissance de 80 W, là où la première génération stagnait à 60 W. En plus de ce coffre plus puissant, les ingénieurs de la marque ont opté pour des membranes plus rigides, tout en renforçant les moteurs magnétiques, des ajustements censés améliorer la réactivité des basses et les attaques sur les médiums.
Ce gain de précision se ressent immédiatement dès les premières écoutes en extérieur. Les graves descendent assez bas et gagnent en profondeur. Cette assise est appréciable pour une utilisation dans un jardin ou sur une terrasse. Les basses portent assez pour poser une ambiance, sans couvrir les conversations.

À l’autre bout du spectre, le progrès est encore plus net. Les aigus sont suffisamment mis en avant pour contrebalancer les basses, sans pour autant devenir acides. La recherche de brillance est indéniable, mais elle ne devient jamais agressive. Que ce soit à volume modéré ou élevé, le haut du spectre conserve suffisamment de clarté pour aérer l’écoute.
En dépassant les 70% de volume, une perte de détails se fait tout de même ressentir. Ce qui n’est pas une catastrophe en soi, vu la réserve de puissance. Autrement dit, sauf si elle doit dépanner pour un mariage, il ne sera pas souvent nécessaire de pousser aussi loin les décibels.

Pris en étau entre les deux, les médiums sont, par contre, plus à la peine. Certes, le rendu des voix reste naturel, mais ces dernières sont légèrement en retrait. De même, certains départs d’instruments comme les guitares ou les claviers manquent parfois de netteté. Une impression qui se tempère heureusement lors d’une écoute en intérieur.
Autonomie, la meilleure de sa catégorie
En annonçant jusqu’à 30 heures d’écoute, soit 10 heures de plus que la première génération, Marshall met la barre assez haute. Dans la réalité, cette promesse tient largement, puisque nous avons pu utiliser la Middleton II durant tout ce mois de juillet, entre 27 et 29 heures avec un volume oscillant entre 30 et 60%. Un résultat qui place la Middleton II parmi les enceintes transportables les plus endurantes du moment. En comparaison, la JBL Charge 6 et la Sony ULT Field 5 affichent toutes deux une endurance d’environ 25 heures.

Pour la charge, sachez qu’il lui faut entre 4 et 5 heures pour que l’enceinte reprenne totalement des forces. Pour les plus pressés, une grosse vingtaine de minutes permet de l’utiliser pendant 3 heures. Enfin, la Middleton II intègre une charge inversée. Une bonne initiative, car il sera frustrant d’avoir de la batterie sur son enceinte, mais ne plus pouvoir lui faire lire de playlists.
Notre avis sur l’enceinte Marshall Middleton II
Pas de révolution à l’horizon, mais Marshall prouve qu’elle sait faire évoluer sa gamme avec pertinence. La Middleton II, c’est plus de puissance sous le capot, une connectivité modernisée avec Bluetooth LE Audio et Auracast, une autonomie rehaussée et quelques raffinements bien venus côté solidité et usages. Si son format franchement massif, 1,8 kg tout de même, pourra refroidir les amateurs de nomadisme pur, la Middleton II saura toujours répondre présente dès qu’il s’agira de sonoriser un salon, une terrasse ou un événement en plein air.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.
Marshall Middleton II
0.00On aime
- Conception premium et durable ( IP67, batterie remplaçable...)
- Connectivité moderne (Auracast, multipoints
- Son puissant et dynamique
- Possibilité de gérer les basses et les aigus directement sur l'enceinte
- Excellente autonomie et charge inversée
On aime moins
- Médiums un peu trop en retrait
- Perte de détails dans les aigus à très fort volume
- Fonction kit mains-libres trop limitée
- Poids conséquent par rapport à certaines modèles bien plus nomades