Ça y est : le Razr 40 de Motorola est disponible ! Ce smartphone pliant a pour principale caractéristique d’être le premier modèle commercialisé en Europe à moins de 1 000 euros. Et plus à exactement 899 euros.
D’après Motorola, ce prix relativement doux (pour un smartphone pliant) n’est pas la seule qualité du Razr 40. Le communiqué de presse met ainsi en avant plusieurs avantages qui ont retenu notre attention. Comme on est taquin chez Presse-Citron, nous avons voulu fact-checker tout cela…
Un design pliant à la pointe du style ? 🥰
La première affirmation n’est pas très compliquée à vérifier. Le Razr 40 est effectivement pliant et adopte un style dans l’air du temps. Décliné en trois couleurs aux noms toujours aussi loufoques (vert sauge, beige crème et raisin), il bénéficie d’une excellente qualité de fabrication. De couleur vert sauge, notre modèle de test est à notre avis plus proche du gris que du vert.
Motorola a choisi de le recouvrir d’un « cuir vegan » — plus stylé que plastique texturé, mais cela reste du plastique — et a opté pour un élégant châssis en aluminium brossé. Le Razr 40 ne pèse pas très lourd (188,6 grammes) et se montre plutôt compact (73,95 x 170,82 x 7,35 mm déplié, 73,95 x 88,24 x 15,8 mm plié)
Comme nous l’avions constaté lors de notre test du Razer 40 Ultra, Motorola a opté pour une charnière en « goutte d’eau » afin de minimiser l’impact de la pliure sur la dalle. Celle-ci s’avère invisible en utilisation normale et on ne la sent quasiment pas sous le doigt. L’appareil est certifié IP52, c’est-à-dire qu’il est « protégé contre l’infiltration limitée de poussière et reste étanche à de l’eau pulvérisée à moins de 15° de la verticale. »
L’écran externe est quant à lui réduit à la taille d’un timbre-poste (1,5 ’’ de diagonale) et n’autorise que l’affichage d’informations essentielles. Il rend tout de même de nombreux services en évitant d’avoir à déplier le smartphone à chaque notification.
Une expérience audio et vidéo immersive ?
Qualifier d’immersif le moindre attribut multimédia fait toujours joli dans une fiche technique ou une publicité. Mais est-ce le cas ici ? Pas vraiment (mais ce n’est pas vraiment surprenant).
Un affichage réussi ✅

Construit autour d’une dalle pOLED affichant 1080 x 2640 pixels, l’écran du Razr 40 produit une image que l’on peut difficilement qualifier d’immersive. Pour cela, il faudrait qu’elle « submerge » l’utilisateur, ce qui serait possible s’il mesurait plus de deux centimètres… Oui, parfois, la taille ça compte.
Cela n’enlève rien à la qualité de l’affichage, loin de là ! Motorola a pris le soin de sélectionner une dalle certifiée HDR10+ et disposant d’une fréquence de rafraîchissement de 144 Hz. Sa luminosité est assez forte pour qu’il reste lisible en plein soleil malgré un film de protection très réfléchissant.
Sans surprise, les couleurs sont un peu boostées par défaut afin de les rendre plus flatteuses à l’oeil. On pourra y remédier en passant par les réglages, même si ce n’est pas très gênant.
Même si elle n’est pas « immersive », l’image produite par le Razr 40 s’avère d’excellente qualité. On prendra plaisir à visionner des films ou séries.
Audio honorable 🙂
Les deux haut-parleurs du Razr 40 font ce qu’ils peuvent afin de produire un son de bonne qualité. Et ils y arrivent… mais de là à parler d’immersion, il y a un (très) grand pas que nous ne franchirons pas !
Le son est à la fois net et audible, notamment lorsqu’il s’agit des bas médiums (où l’on trouve les fréquences de la voix humaine). Sans surprise, les basses sont un peu sous-représentées, mais le résultat n’est pas désagréable. La certification Dolby Atmos prend son sens lorsque l’on utilise des enceintes ou des écouteurs sans fil (pas de prise jack, évidemment). Bref, du très classique (et on ne parle pas de musique).
Flex View et ses possibilités infinies ? 🤔

Flex View, c’est avant tout la possibilité d’utiliser le Razr 40 lorsqu’il est partiellement déplié. On peut par exemple le poser sur une table afin de réaliser un timelapse et des selfies ou pour participer à un appel vidéo sans avoir à le tenir en main.
Dans ce cas, l’interface de l’application s’adapte à l’ergonomie de l’écran. Par exemple, le viseur de la caméra passe automatiquement dans la partie supérieure, juste au-dessus de la pliure. L’interface de YouTube se réorganise automatiquement de façon à regrouper les commandes dans la partie basse. C’est pratique, mais cela demande au développeur un effort d’adaptation que peu ont encore consenti à réaliser.
Même si Flex View apporte un aspect assez ludique et pratique lors de l’utilisation de certaines fonctions, il ne donne pas vraiment accès à une infinité de possibilités. En revanche, on apprécie la façon dont est exploité l’écran externe par l’application caméra. Celui-ci fait office de viseur lorsque l’on réalise un selfie sans déplier l’appareil.
On aime aussi « l’animation d’attention » qui s’affiche sur l’écran externe lors de la réalisation d’un portrait. Lorsque la caméra détecte un visage humain, elle affiche une série de visages stylisés afin d’attirer l’attention du sujet. Cela reste surtout intéressant pour prendre une photo d’un enfant en bas âge, évidemment. Enfin, sauf si vous êtes bon public.
Des performances à toute épreuve ? 🤨

Le Razr 40 dispose d’un SoC Snapdragon 7 Gen 1, de 8 Go de mémoire de travail et de 256 Go de stockage interne (non extensible). Si cette configuration n’est pas ridicule, elle est loin d’être « à toute épreuve ». Ce n’est d’ailleurs pas si embêtant que cela, sauf si l’on souhaite exploiter les derniers jeux 3D. Dans ce cas, il faudra sacrifier le niveau de détail ou le framerate… et même parfois les deux.
Pour le reste, le Razr 40 se tire très bien des tâches courantes. On pourra aussi l’utiliser pour monter quelques séquences vidéo en Full HD, retoucher des images ou même s’adonner aux joies simples de la réalité virtuelle. L’exploitation multitâche est elle aussi envisageable pour la plupart des applications que l’on trouve habituellement sur un smartphone.
Nous avons aussi noté une petite tendance à la surchauffe qui n’est jamais devenue gênante (pas de sensation désagréable ni de baisse notable des performances). Nous pensons que ce phénomène est dû aux hautes températures de ce début juillet ensoleillé plutôt qu’à un problème de conception.
L’autonomie électrique s’avère plus qu’honorable. En utilisation modérée, on frôle les deux jours avant de passer par la case recharge. Si l’on est plutôt du genre geek, il faudra plutôt compter sur une bonne journée avant de mettre à plat la batterie de 4 200 mAh. La charge s’effectue à l’aide de l’adaptateur 30 Watts fourni (105 minutes pour passer de 0 à 100 %) ou en avec un chargeur à induction 5 Watts non fourni. Avec ce dernier, il vaudra mieux ne pas être trop pressé…
Des photos impressionnantes ? 😒
La caméra arrière du Razr 40 se compose d’un module principal (capteur 64 MP ; photosites 0,7μm ; f/1,79 ; stabilisation optique) et d’un module ultra-grand-angle/macro (capteur 13 MP ; f/ 2,2). La caméra frontale est quant à elle constituée d’un capteur 32 MP (photosites 0,7 μm ; f/2,45).
S’il n’est pas ridicule, cet équipement n’est pas impressionnant non plus : il se contente de faire correctement le job. Les images réalisées en plein jour sont de bonne tenue tant en ultra grand-angle qu’avec le module principal. L’absence de zoom optique est partiellement compensée par son équivalent numérique, toutefois limité à 8x.
Il reste exploitable en 2x et à la rigueur en 4x si l’on ne souhaite pas recadrer l’image. Au-delà, l’algorithme numérique fait ce qu’il peut pour recréer les détails que le capteur n’a pas été capable de lui transmettre… et ce n’est pas très concluant.

Le mode portrait est correct sur les deux caméras, même si le bokeh garde un petit aspect artificiel sur les scènes complexes ou mal éclairées. Bon point en revanche pour la prise de vue macro qui permet de réaliser de belles images à quelques centimètres du sujet.

Les résultats en faible luminosité ou de nuit sont eux aussi corrects, à défaut d’être très bons. Le bruit numérique apparait rapidement sur les zones les plus sombres de l’image. Combiné au zoom numérique, il devient franchement envahissant.
Notre avis sur le Motorola Razr 40
Belle finition, performances correctes pour un usage traditionnel, bonne autonomie et écran pliant réussi : le Razr 40 a sans aucun doute possible des atouts à faire valoir. À 899 euros, il est le premier de sa catégorie à passer sous la barre des 1 000 euros au lancement.
On ne peut que féliciter Motorola pour cet effort, même si nous aurions apprécié un prix encore moins élevé ainsi qu’une meilleure résistance aux projections d’eau ou à la poussière.
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Le cuir vegan utilisé pour ce smartphone est du cuir végétal. Ce n’est donc pas du plastique.