Après les collaborations Meta x Ray-Ban, place à Oakley, autre marque de renom du groupe EssilorLuxottica. Avec les Vanguard, les deux partenaires associent leur savoir-faire afin de proposer les lunettes connectées dont rêveraient tous les sportifs.
Pour cela, Meta met à disposition son expertise technologique lorsqu’Oakley se charge du design. Une recette connue puisqu’identique à celle des Ray-Ban Meta. Très bien, mais les sportifs ont des exigences et contraintes que le grand public n’a pas.
Afin de maximiser les chances de succès, Oakley a donc développé un modèle qui se rapproche de ses lunettes iconiques, avec une identité marquée. Et pour faire plaisir aux sportifs, Meta a ajouté une compatibilité avec Strava et Garmin à son arsenal technologique habituel.
Alors, ça marche ? Pour le savoir, nous avons utilisé les Oakley Meta Vanguard pendant trois semaines, uniquement lors de nos activités sportives (cela paraît logique mais on précise quand même).
Affreusement bien conçues

Dire que les Oakley Meta Vanguard ont un style clivant est un euphémisme. La monture enveloppante à verre unique façon masque, les branches épaisses aux lignes acérées, le verre polarisé ultra-brillant : porter les Vanguard donne franchement une allure ridicule. Tout juste feront-elles leur effet sur les pistes de ski, et encore, uniquement chez les riders de l’extrême (ou les adeptes du mauvais goût).
Derrière cette esthétique repoussante se cache une excellente ergonomie. Avec 66 grammes sur la balance, les Vanguard sont plus lourdes qu’une paire classique mais restent légères pour une paire conçue pour le sport. Le poids est parfaitement réparti, ce qui assure un excellent maintien même lors d’efforts intenses. Trois tailles de pont nasal permettent en plus d’ajuster les lunettes en fonction de votre morphologie. Les Vanguard sont aussi certifiées IP67 afin de résister aux conditions extrêmes (pluie battante, sueur abondante ou poussière).
La principale innovation par rapport aux Ray-Ban repose sur l’intégration d’un bouton d’action assignable, placé sous la branche droite. Il permet de déclencher une action pré-programmée sans passer par la voix. On peut choisir de lancer une playlist, démarrer un mode Hyperlapse vidéo ou obtenir ses statistiques de course en un clic. Bien vu.
Oakley a aussi équipé les Vanguard de Prizm, une optique “signature” connue pour rehausser les contrastes et améliorer la perception des détails.
Seul bémol : si vous portez des lunettes de vue, vous ne pourrez pas adapter de verres correcteurs sur ce modèle. L’option lentilles de contact est donc la seule alternative, ce qui limite forcément leur public.
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Vidéo et audio spectaculaires

Les Oakley Meta Vanguard sont équipées d’une seule caméra ultra grand-angle de 12 mégapixels, placée au centre, juste au-dessus du pont nasal. Ce positionnement change tout : il confère un champ de vision naturel très proche de celui de l’œil, supprimant les cadrages décalés et obstructions gênantes des modèles précédents. Vous capturez vraiment ce que vous voyez.
Meta a aussi amélioré la qualité d’image. Les Vanguard sont en effet capables de filmer en 3K à 30 images par seconde avec une stabilisation améliorée. Les limites se font sentir malgré tout en basse lumière : logique avec une optique aussi petite. On déplore toujours la durée maximum d’enregistrement, limitée à 5 minutes. Mais Meta conçoit avant tout ses lunettes pour partager les contenus sur ses plateformes. Il y a donc une logique pour estomper notre frustration.
La qualité audio est tout aussi impressionnante que l’image. Les haut-parleurs ouverts délivrent jusqu’à 6 dB, avec un son clair et adapté aux environnements bruyants. Le volume s’ajuste automatiquement en fonction du bruit ambiant, ce qui permet d’entendre musique et podcasts même à plus de 40 km/h en vélo. Restez tout de même prudents : le volume élevé masque les bruits de circulation.
Côté voix, le dispositif embarque cinq micros impressionnants capables de réduire les bruits du vent et de la pluie avec une précision encore jamais vue (ou plutôt entendue). On peut donc passer des appels, visio ou s’enregistrer même lancés à plusieurs dizaines de km/h sur un vélo ou une piste de ski (entre autres).
Parfaites pour se la péter sur Strava et Garmin

En 2025, s’adresser aux sportifs sans intégrer de service de suivi des performances serait presque criminel. Meta a donc scellé deux partenariats avec des ténors du secteur : Garmin et Strava.
Sur Strava, il est possible d’ajouter directement vos statistiques (distance, rythme, dénivelé) sur les photos et vidéos dans l’application Meta AI. Le rendu est propre, l’intégration élégante. Vous n’avez pas fini de voir vos potes se la péter avec des contenus postés en story Instagram.
L’intégration de Garmin est encore plus complète : en associant une montre ou un compteur compatible, il est possible de demander vos données en temps réel grâce à des commandes vocales (par exemple « Hey Meta, quelle est mon allure ? »). Vous restez ainsi concentré sur la route sans lâcher le guidon. Une fonction Autocapture déclenche automatiquement l’enregistrement vidéo lors d’événements clés, comme un pic de fréquence cardiaque. Après la session, l’app compile ces moments forts avec les données associées pour une analyse approfondie. Impeccable.
Quid de l’autonomie ?
Si nous n’avions qu’un reproche à faire aux Oakley Meta Vanguard (en dehors de leur look), ce serait leur autonomie trop limitée. Alors que Meta annonce 9 heures d’utilisation polyvalente, nous sommes tombés en rade après 2 heures d’utilisation intensive combinant captation vidéo 3K, musique et interactions Meta AI.
Impossible donc de compter sur elles pour un marathon, une matinée complète de ski ou une sortie vélo. Dans ces situations, il faudra gérer ses usages, choisir les bons moments pour filmer et recharger régulièrement.
Heureusement, l’étui (très imposant) peut recharger jusqu’à 36 heures supplémentaires (8 à 10 heures d’usage intensif) avec une recharge rapide bien pensée (50% en 20 à 30 minutes).
Il reste donc possible de tenir sur des sorties longues en alternant les phases, mais l’autonomie n’atteint pas encore le niveau d’un accessoire dédié exclusivement au sport.
Notre avis sur les Oakley Meta Vanguard
Oakley x Meta peuvent-ils reproduire le succès de Ray-Ban x Meta dans l’univers du sport ? Sans aucun doute, si l’on met de côté le design singulier des Vanguard, leur autonomie un peu juste ainsi que l’impossibilité de leur adapter des verres correcteurs.
En dehors de cela, les Vanguard ne souffrent d’aucune concurrence sur le marché. Robustes et confortables, ces lunettes connectées s’adaptent parfaitement à la pratique sportive dans des environnements extrêmes. Meta a en plus amélioré la qualité d’image et de son ainsi que la captation de la voix par rapport aux modèles conçus avec Ray-Ban. À l’ère du self-tracking à outrance, l’intégration des données Strava et Garmin est incontestablement une idée de génie.
Reste l’épineuse question du prix. Vendues à 549 euros (tout de même), les Oakley Meta Vanguard sont loin d’être accessibles. À ce tarif, on les recommande donc aux sportifs dont la pratique est très régulière, principalement dans des environnements “hostiles”. Les Oakley Houston sont une bonne alternative pour ceux souhaitant avoir une paire de lunettes que l’on porte aussi à la ville.
Enfin, pour les sportifs occasionnels, une paire de Ray-Ban Meta fera amplement l’affaire. Elles sont moins chères et peuvent se porter aussi au quotidien… sans avoir l’air ridicule.
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